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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 992

Episode 992

Avec un sourire crispé, Lisa Peyton fait un petit signe de la main à Jaimie qui s’apprête à partir de la maison. Jaimie lui rend son signe. Une fois la gamine partie avec son père, le sourire de Lisa s’efface aussitôt. Elle fronce les sourcils et se tourne vers Colleen qui dispose la vaisselle sale dans le lave-vaisselle. « Qu’est-ce que c’est que cette histoire ?

-C’est simple, Debbie Michels était enceinte de James au moment où elle a été arrêtée pour le meurtre de MacAllister en Suisse.

-Et tu crois cette version, toi ?

Colleen soupire. « Maman, James a fait un test de paternité.

-Oui… eh bien… un test n’est pas fiable à cent pour cent. 

-Arrête, Maman ! Inutile de se voiler la face. Cette petite a les mêmes yeux que James. 

-Des yeux… ça ne prouve rien ! 

Colleen ferme la porte du lave-vaisselle. « Il va falloir t’y faire, tu es une mémère. »

Colleen part d’un grand fou rire, tandis que Lisa, offusquée, pince les lèvres. « Eh bien, c’est ce qu’on verra. 

-Si j’étais toi, je ne me mêlerai pas de cette histoire. Laisse James régler cette affaire, d’accord ? »

Lisa pince de nouveau les lèvres. « Je vais monter défaire ma valise. »

 

***

 

Dans son minuscule bureau au Peyton Professional, l’étrange Barry frotte la manche de sa chemise avec une serviette mouillée tout en maugréant. Gloria Emmerson entre dans le bureau. « Qu’est-ce que tu fais ?

-Je nettoie une tâche qui a du mal à partir. 

-Une tâche de sang ? »

Barry arrête de frotter et regarde Gloria droit dans les yeux. « Quoi ? »

Gloria ferme la porte et s’approche de son collaborateur. « Jack m’a dit que Manuel Amos est mort. Il a été assassiné ! »

-Ah… ça…, répond Barry comme si ce n’était pas important.

-Mais qu’est-ce qu’il t’a pris de retourner là-bas pour le tuer ?

-Ce n’est pas une tâche de sang, mais d’encre que j’essaie d’effacer. Eh non, ce n’est pas moi qui aie tué Amos. 

-Tu devais aller chez lui hier soir pour le convaincre de coopérer. »

Barry se lève. « C’est ce que j’ai fait. Je suis allé chez lui. J’ai trouvé la porte d’entrée ouverte. Lorsque je suis entré, je l’ai découvert. Il était déjà mort. »

-N’essaie pas de me berner, Barry. Nous sommes dans le même bateau, toi et moi. Je sais que tu veux quitter cette ville le plus vite possible…

-Alors vous croyez que j’ai tué Amos ? Pour quitter cette ville de bouseux le plus vite possible ! Eh bien non, Gloria. Vous n’y êtes pas ! »

Gloria réfléchit. « Est-il possible que Steven, ou Betty, ait commis l’irréparable ? »

Barry secoue la tête. « Je n’en sais rien. Tout ce que je sais, c’est que j’ai fait en sorte… disons… d’orienter l’enquête...

-Qu’est-ce que tu veux dire ?

-Amos avait une voix très imitable. Quand je l’ai découvert mort, je me suis dit qu’on pouvait trouver le coupable parfait. J’ai donc pris le téléphone, j’ai appelé Cord et je me suis fait passer pour Amos en lui demandant de venir le voir. Je me suis dit que Steven, lorsqu’il verrait le corps, irait lui porter secours, et qu’il laisserait des empreintes. De plus, il a un mobile en or. Tout l’accusera. Et votre sœur sera à moitié vengée si Cord passe le restant de sa vie en prison. Il ne vous restera plus qu’à vous occuper de Betty Cord. »

Gloria s’avance vers Barry. « Peux-tu me jurer que tu n’as pas tué Amos ? Même par accident ? Je pourrais comprendre, tu sais…

-Je vous l’assure Gloria, je n’ai pas tué Amos.

 

***

 

« Je vous répète la question, Monsieur Cord. Avez-vous eu des différends avec la victime ? ». Billy, assis en face du prévenu, s’impatiente. 

Steven baisse la tête. Carolyn, de son côté, n’a aucun argument pour intervenir. 

Billy remue sur sa chaise. « Maître Russell, dites à votre client qu’il en va de son bien de nous dire la vérité. »

Steven ne laisse pas le temps à Carolyn d’intervenir. « Ma femme a eu une liaison avec Amos. »

Petit silence. Carolyn est surprise, elle n’était pas au courant.

Billy reprend : « Vous aviez donc matière à en vouloir à la victime.

-Pas au point de la tuer ! »

Ellen se penche en avant et prend appuie sur la petite table avec ses deux mains. « Vraiment, Monsieur Cord ?… 

-Je ne suis pas un assassin.

-Pourtant vous aviez déjà menacé la victime avec votre revolver quelques heures auparavant. Et avec le même revolver qui a servi pour le meurtre… votre revolver. »

Billy hausse les épaules, surpris par la déclaration d’Ellen. Carolyn jauge le regard de son amie. Ce n’est pas bon pour Steven. Elle sait qu’Ellen ne balancerait pas des paroles en l’air. 

La lieutenante reprend : « Monsieur Cord, un témoin vous a vu entrer dans la chambre de Manuel Amos l’après-midi de son meurtre. Vous avez pointé votre arme sur lui. Vous vouliez le tuer, n’est-ce pas ?

-Je… je ne sais pas ce que je voulais. C’était une impulsion. Je venais d’apprendre que… »

Il hésite. Billy l’encourage. « Que quoi, Monsieur Cord ?

-Que ma femme est enceinte de ce sale type ! »

Carolyn fait un bond sur sa chaise. De nouveau, un silence gêné s’installe. Puis Steven reprend. « Mais je ne l’ai pas tué. J’ai levé le bras et j’ai tiré au plafond, pour lui faire peur.

-A ce moment-là, vous vouliez qu’il meure, je me trompe ? demande Ellen doucement.

Steven secoue la tête. « Je voulais lui faire peur. Je n’avais pas du tout l’intention de tirer sur lui, vous pouvez me croire. »

Billy prend une profonde inspiration. Puis il pose un regard sur Carolyn. L’avocate a parfaitement compris le message : tout concorde à faire accuser Steven du meurtre. Du mobile jusqu’à l’arme du crime. 

A suivre...

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