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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 991

Episode 991

La solitude est bien souvent pesante. Aujourd’hui, Steven Cord est seul face à des démons qu’il doit vaincre. Seul aussi parce qu’il a tout perdu : sa femme, sa dignité… sa vie. Et en plus, il doit se battre pour prouver qu’il n’est pas coupable du meurtre de Manuel Amos, survenu il y a quelques heures. Steven sait qu’il n’est qu’au départ du parcours du combattant. Mais a-t-il réellement envie de se battre ?

« Alors comme ça, vous vous êtes fait piéger ! » Assis en face de Steven Cord dans la salle d’interrogatoire du poste de police de Peyton Place, le capitaine Billy Chambers affiche son scepticisme. 

Steven est en face du policier. Une table les sépare. Carolyn, l’associée et maintenant l’avocate de Steven, est à côté de lui. 

Billy fronce les sourcils. « Je ne comprends pas bien, Monsieur Cord… »

Steven prend une profonde inspiration. « J’ai reçu un appel de Manuel Amos. Il me demandait de venir immédiatement le voir, qu’il avait quelque chose d’important à me dire. J’ai raccroché, je me suis habillé et j’ai été le voir. C’est là que je l’ai découvert. Il était déjà mort.

-Est-ce que vous avez une idée de ce qu’il voulait vous dire ? »

Steven secoue la tête. « Je ne suis même pas sûr que c’était lui qui était au téléphone.

-Comment ça ?

-Plus j’y pense et plus je crois que c’est son assassin qui m’a téléphoné en prenant la voix de Manuel. »

Billy hausse les sourcils et ironise : « Un criminel et imitateur de voix, j’ai l’impression d’être en plein dans un épisode de Kojak. »

Carolyn intervient. « Billy, ce n’est pas avec ce genre de réflexion qu’on va avancer. 

-Moi je trouve qu’on avance, chère Maître. Et à grands pas. Donc, pour en revenir à notre affaire : vous dites dans un premier temps que Manuel Amos vous a appelé d’urgence et ensuite, vous dites que ce n’est pas lui, mais quelqu’un qui aurait imité sa voix.

Carolyn remue sur sa chaise. « Mon client est état de choc, il essaie tout comme vous de trouver des réponses à ses questions. 

-Bien. Revenons au moment où vous êtes entré dans la maison d’Amos. Vous dites que vous avez découvert le corps. Qu’avez-vous fait ?

-Je suis allé voir s’il était encore en vie. J’ai pris son pouls, il ne battait plus. Alors j’ai vu l’arme à côté de lui. Je l’ai pris dans la main. Puis ensuite… c’est le trou noir. Je me suis assis sur le canapé. Je sais que j’avais l’arme dans la main, mais j’étais comme… bloqué. Je n’arrivais plus à voir distinctement les choses.

Ellen Hayes entre au même moment dans la salle. 

Billy se pince les lèvres. « Il y a juste un problème dans votre histoire, Monsieur Cord. L’arme de crime. Nous avons vérifié, elle est enregistrée à votre nom. C’est votre arme. Alors expliquez-moi ce qu’elle faisait près du corps de la victime alors qu’elle devait être chez vous. Et s’il vous plaît, évitez-moi un cliché du genre « on me l’a volée ».

-Je ne sais pas ! Je… tout est brouillé dans mon esprit. »

Carolyn sent le danger. Elle intervient. « Je demande une suspension de l’interrogatoire. 

-Vous vous croyez où, Maître Russell ? Nous ne sommes pas à la Cour et ceci n’est pas un procès.

Billy s’éclaircit la voix et reprend. « Maître Cord, vous dites avoir été piégé. Est-ce que quelqu’un vous veut du mal ? Quelqu’un vous a-t-il menacé ?

-Non.

De nouveau, Carolyn prend la parole. « Lorsqu’on exerce la profession d’avocat, on se fait des ennemis. »

Billy hoche la tête. « Je vais tenir compte de cette remarque, Maître Russell. » Il se tourne vers Steven. « Avez-vous eu des différends avec la victime ? 

Steven baisse la tête, tandis qu’Ellen avance vers le prévenu. Carolyn panique en sentant le danger arriver.  

 

***

 Affairé dans sa cuisine, James Peyton retire sa main du manche de la poêle avant de sentir le picotement de la brûlure. Il jure tout en reprenant le manche cette fois avec un torchon et de jeter ce qui ressemble à des œufs brouillés brûlés dans la poubelle. 

Colleen arrive dans la cuisine. « Qu’est-ce que se passe ? Ça sent bizarre. Et c’est quoi cette fumée ? La maison brûle ?

-Je voulais préparer un bon petit déjeuner pour Jaimie… »

Colleen s’approche de son frère et lui pose une main sur l’épaule. « James, il faut que tu te rendes à l’évidence. Tu ne sais pas cuisiner.

-Didi me donnait des céréales tous les matins, avec du lait. »

Colleen et James se tournent vers la petite Jaimie qui vient d’entrer dans la cuisine. 

James claque des doigts. « Céréales et lait. Ça tombe bien, j’ai ce qu’il te faut. »

Pendant que James prépare les céréales, Colleen s’approche de la petite fille. « Qui est Didi ?

-C’est ma première maman. Celle qui était avec moi avant que ma maman de maintenant vienne me chercher. 

-Tu l’aimais bien, ta première maman ? »

La fillette fait oui de la tête. 

A cet instant, la porte d’entrée s’ouvre et Lisa Peyton débarque tout sourire dans la maison, avec sa valise à la main. « C’est moi ! »

Elle marche en direction de la cuisine tout en parlant. « Je sais, je suis en avance d’un jour, mais vous me manquiez tellement ! Vous avez tous le bonjour de Gary. Il est… »

Elle s’arrête de bavasser en entrant dans la cuisine et en voyant la fillette avec Colleen et James. 

Colleen, qui était penchée vers l’enfant, se redresse. « Salut Maman. Tu as fait bon voyage ? Comment va Gary ? »

Lisa ne cesse de regarder l’enfant. « Il… il va bien. Mais qu’est-ce que…

-Tu veux peut-être savoir ce qui s’est passé en ton absence ?

-J’aimerais bien, oui. Je crois avoir loupé quelques épisodes.

-Eh bien, c’est un peu la routine à Peyton Place. Notre voisin au bout de la rue s’est fait assassiner, Marisa Hayes est revenue avec un bébé, le vieux Buswell compte s’installer avec elle, et tu es grand-mère. »

Lisa reste interloquée. Elle ne sait pas quoi dire, ou plutôt elle ne trouve pas les mots. 

Jaimie s’approche d’elle et lui tire un pan de sa robe. « T’es ma mémère, alors ? »

James et Colleen répriment un fou rire.

Lisa, les yeux écarquillés, se tourne vers l’enfant. « Non… enfin, ce n’est pas un mot à dire… Je… Est-ce que quelqu’un va enfin m’expliquer ce qui se passe ici ?! » 

 

***

 

Dans son luxueux bureau du Peyton Professional, le visage blême, Jack Peyton raccroche le téléphone. 

Gloria Emmerson entre dans le bureau. « Jack, tu n’aurais pas vu Betty ? Nous avions rendez-vous à propos de l’emplacement du hall de la résidence principale. Elle n’est pas à son bureau. »

Jack a l’air grave. « Elle ne viendra pas aujourd’hui. »

Gloria fronce les sourcils, ferme la porte et se dirige vers le bureau. « Quelque chose ne va pas ? »

Jack semble être en état de choc. Il ne répond pas. « Jack ! Tu m’inquiète. Qu’y a-t-il ? »

Jack lève la tête vers Gloria. « Il y a eu... Mon chef d’équipe à la Fabrique Peyton a été assassiné. » 

Gloria s’assoit sur la chaise, comme abasourdie. « Assassiné ! C’est terrible ! »

Jack se lève. « Je dois aller à la Fabrique prévenir les employés et leur expliquer. »

Gloria se lève à son tour. « Oui, je comprends, mais Jack… au sujet de Betty ?

-Elle ne viendra pas. J’ai eu sa mère au téléphone. Apparemment c’est Betty qui a découvert le corps. »

Il se dirige vers la sortie du bureau. « Excuse-moi, il faut vraiment que j’y aille.

-D’accord, mais tiens-moi au courant !

A suivre...

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