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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 990

Episode 990

Carolyn attend Billy au poste de police. Lorsque ce dernier se précipite dans son bureau, elle le suit. Billy se verse une grande tasse de café, et ne pense pas à en proposer à Carolyn. 

Mais Carolyn n’en fait pas cas. Elle a d’autres préoccupations. « Billy, avant d’interroger Steven, laisse-moi lui parler.

-Tu l’assisteras pendant l’interrogatoire. 

-J’ai besoin de lui parler seul à seule. Il est totalement déphasé. 

Billy hésite un instant. Puis finalement capiture. « Très bien, je te laisse dix minutes. »

 

***

 

Ellen Hayes est avec sa sœur Sutton dans la cuisine de leur maison. Scott est là également. Sutton a le visage rouge de colère et de chagrin. « C’est Steven qui a tué Manuel. »

Ellen fronce les sourcils. « C’est une grave accusation, Sutton. 

-C’est la vérité.

-Est-ce que tu sais quelque chose que je devrais savoir ?

-Ça fait des heures que j’essaie de t’en parler ! Betty Cord avait une liaison avec Manuel. Steven l’a appris tout récemment. 

Scott frappe du poing sur la table. « Il n’y avait pas qu’avec Betty que ce salopard avait une relation…

-Tais-toi Scott !

Ellen semble perdue. « Attendez… qu’est-ce que c’est que cette histoire ?

-Ce connard se tapait aussi notre sœur. Pas vrai Sutton !

-Je t’ai dit de la fermer !!

Ellen fronce les sourcils. « Oh là, on se calme, OK ? Sutton, tu as vraiment couché avec Manuel Amos ? »

Sutton hausse les épaules. « Bien sûr que non. 

-Ce n’est pas ce que tu écris dans ton journal intime.

-Si tu avais continué tes études, tu aurais sans doute appris ce que le mot « intime » veut dire, espèce de taré. Tu n’avais pas à le lire ! 

-Tu n’avais qu’à pas le laisser traîner sur le lit !

Ellen intervient de nouveau. « Ça suffit, vous deux ! Scott, tu te tais. Je veux que Sutton s’explique. »

Sutton renifle. Elle prend un certain temps avant de commencer. « Manuel était un fantasme pour moi. Il était beau comme un dieu. Je… je suis tombée amoureuse de lui. Alors dans mon journal, j’ai fait semblant d’être avec lui. Je voulais qu’il m’aime, j’aurais donné n’importe quoi pour ça. Mais il m’a clairement fait comprendre que je ne l’intéressais pas. Je pensais… je pensais que si je l’aguichais un petit peu, il pourrait tomber sous mon charme. 

Ellen secoue la tête. « Oh… Sutton…

-Je suis entrée chez lui quand il était encore au travail. Il m’avait renvoyée, mais j’avais gardé ses clés. Je me suis déshabillée et j’ai attendu qu’il vienne. C’est à ce moment-là que mon dégénéré de frère a dû lire le journal, et a pensé que j’avais une liaison avec Manuel.

Ellen se tourne vers son frère. « Scott ?

-J’étais furax. Je n’ai pas réfléchi. Je suis allé chez Amos pour lui casser la gueule. Quand je suis monté à l’étage, il était là avec Sutton. Je suis devenu comme fou et je l’ai frappé. 

Ellen passe une main dans ses cheveux. « Et que s’est-il passé ensuite ?

-Steven Cord est arrivé. Il avait un revolver dans la main.

-Est-ce que l’un d’entre vous sait pourquoi il était là avec un revolver ? »

Sutton fait oui de la tête. « Il venait sans doute d’apprendre que sa femme l’avait trompé avec Manuel. 

-Sutton, tu es sûre de ce que tu avances ? Betty Cord avait une liaison avec Amos ?

-J’étais sa femme de ménage. Je voyais tout ce qui se passait chez lui. Un jour où je suis arrivée un peu en avance, j’ai surpris Betty Cord qui reboutonnait son chemisier. 

-D’accord. Revenons à ce fameux moment où Steven Cord est entré dans la chambre d’Amos avec le revolver. Que s’est-il passé ?

-Steven a pointé l’arme sur Manuel.

-Est-ce qu’il a dit quelque chose ?

-Oui, il a dit une phrase du genre : « Tu as détruit ma famille ». Et mon abruti de frère n’arrêtait pas d’encourager Steven à tirer sur lui.

Ellen tourne un regard choqué vers Scott. Celui-ci baisse la tête. Sutton reprend : « Finalement, il a tiré en l’air, puis il est reparti. Pour finalement revenir terminer le travail. 

 

***

 

Non loin de là, dans le salon des Hayes, Seth Buswell retrouve Marisa sur le canapé. Celle-ci est excitée. « Je vais avoir ma photo dans le journal. On va parler de moi, Seth. Tu crois que le Clarion est lu jusqu’à New York ? Si un producteur de Broadway tombe sur mon visage, il va peut-être me proposer un rôle dans une pièce. Et puis, cette gentille journaliste a dit qu’elle mettrait sur l’article que je voudrais devenir actrice. Je sens que le vent tourne, Setty. »

Mais Seth semble être loin de la conversation. Marisa le sent. « Quelque chose ne va pas ?

-Oui, Marisa. Il y a eu un meurtre dans cette rue. Il y a de quoi s’inquiéter, tu ne crois pas ? J’ai bien réfléchi, et je crois qu’une chose s’impose : je devrais sans doute venir m’installer ici, pour vous protéger toi et notre petite Clara. Qu’est-ce que tu en penses ?

Marisa sourit à pleines dents. « Ce serait formidable ! »

Seth se lève. « Alors c’est décidé. J’habite officiellement ici. »

Heureuse, Marisa trottine d’une pas dansant jusqu’à la cuisine pour annoncer la bonne nouvelle au reste de la famille. « Devinez-quoi ? Seth va venir vivre avec nous !

Scott soupire. Il se lève et monte à l’étage. Sutton et Ellen regardent leur mère, sans trop savoir quoi dire. 

***

 

Lorsqu’elle entre dans la salle d’interrogatoire, Carolyn voit Steven assis au milieu de la pièce. Il a les coudes posés sur l’unique table et les mains dans son visage. Elle sait que personne ne se trouve derrière la vitre sans tain, Billy le lui a promis. 

Elle s’approche de son associé et s’assied en face de lui. « Steven… Steven, il faut que tu me parles. Que s’est-il passé ? »

Carolyn est une nouvelle fois confrontée au mutisme de l’avocat. Elle se doit d’insister. « Steven, tu n’as pas l’air de te rendre compte de ce qui se passe ! On t’a trouvé près d’un corps, avec un revolver dans la main. Et quelque chose me dit que ce revolver est l’arme du crime. Alors, parle-moi !

Nouveau silence de Steven. Nouvelle relance de Carolyn. « Bon sang Steven, réveille-toi ! Dans dix minutes Chambers va venir t’interroger. Et pour l’instant, tu es le coupable parfait. Alors par pitié, défends-toi ! »

Aucun son ne sort de la bouche de Steven. Carolyn ne sait plus que faire. « Steven, est-ce que tu as tué Manuel Amos ? »

Pas de réponse. « Je te demande juste de me dire oui ou non ! Ou alors un signe de la tête ! »

Carolyn n’obtient toujours rien. Elle pense alors à ce qui pourrait être son dernier recours. « Si tu ne parles pas, tu risques d’être condamné pour ce meurtre, Steven. Je ne pourrai rien faire pour te sortir de là. C’est ce que tu veux Steven ? Passer vingt ans en prison ? Pense à ton fils. Brian va grandir sans son père à ses côtés. » 

C’est enfin l’électrochoc dont il lui fallait. Steven lève finalement la tête et regarde Carolyn droit dans les yeux. Il prend encore quelques secondes avant de parler pour la première fois pour dire ces simples mots : « On m’a piégé ».

A suivre...

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