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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Matt Carson - Saison 2 Episode 20

Matt Carson - Saison 2 Episode 20

Est-il besoin de vous le préciser, j’ai très mal dormi cette nuit. J’ai rêvé que Sylvia Gallagher retenait Jen prisonnière dans une cave d’un immeuble de San Francisco. Et pour tout vous dire, mon cauchemar a eu une fin tragique. 

Dès mon réveil, je me précipite vers mon téléphone. Pas de message. J’appelle Jen. Toujours le répondeur. Je commence sérieusement à paniquer.

Chris m’a préparé un smoothie spécial pour tenter de me rendre une certaine vigueur. Je dois dire que ça m’a fait du bien, mais pas au point de me sentir en pleine forme. 

Nouvel essai avant de quitter la maison. Nouvel échec. Je prévois mentalement d’appeler Brian à mon arrivée au bureau. Et James également. C’est le grand-père de Jen, et il doit être au courant de sa disparition.

Dès que j’entre dans mon bureau, Amanda m’agresse. Enfin, pas vraiment. Elle prend ma veste, me dit que mon café est prêt et me demande ce qu’elle doit faire pour « la stagiaire ». Elle a déjà préparé une lettre pour la sortir des effectifs. 

Son empressement m’agace. Je suis déjà stressé, et elle me stresse davantage. Je n’en peux plus. Je me tourne vers elle. 

- Amanda, je ne vous ai pas demandé de faire une lettre à ma place. 

- Mais, cette fille…

- Cette fille a un prénom. Elle s’appelle Jen et si elle n’est pas ici c’est pour une bonne raison. Maintenant, allez vous asseoir, faites le boulot pour lequel vous êtes payée et si jamais vous n’êtes pas contente, vous pouvez toujours partir rejoindre votre ancienne patronne à Boston.

- Nous n’avons pas de place vacante, désolée.

Je me retourne brusquement. Carolyn Russell-Fergusson est dans l’encadrement de la porte. Je ne l’avais pas entendue arriver. 

- Je suis venue vous parler de notre affaire, ajoute-t-elle.

D’un signe de tête, je lui demande d’entrer dans mon bureau.

Je m’en veux pour Amanda. Je vois qu’elle est assise, recroquevillée sur son siège, et qu’elle a les larmes aux yeux. Je m’approche d’elle.

- Je suis désolé. Je suis un peu sur les nerfs en ce moment. Ne m’en veuillez pas, mais j’ai des raisons de penser que Jen a des problèmes, et à cause de moi. 

- Ça va aller, répond-elle d’une voix chevrotante. 

- Et vous faites du très bon travail, Amanda. 

- Mon ancienne patronne de Boston vous attend dans votre bureau, je crois…

Bon, elle n’a pas encore tout à fait digéré ma petite crise, mais je pense qu’avec le temps, et quelques compliments, cette petite altercation sera vite oubliée. 

- La police ne veut pas libérer le jeune Cross, me dit Carolyn dès que j’entre dans le bureau. 

- Ils ont pas mal d’éléments à charge… Un café ? 

- Mais ils n’ont pas l’essentiel. S’il vous plaît, avec un sucre. 

Je prépare le breuvage.

- Comment ça l’essentiel ?

- Un corps. En l’absence de corps, rien ne prouve le meurtre. 

Je lui tends la tasse tout en ricanant.

- Vous ne cherchez même pas à savoir s’il est innocent. 

Elle émet un petit rire.

- Allons, Matt. Regardez toutes les preuves. Le bout de chemise retrouvé près du sac de Lili, le sang sur la chemise, le témoignage du jeune Grainger, les menaces par SMS... Avec tout ça vous voulez me faire croire qu’il est innocent. 

- Il le dit, en tout cas. 

- Matt, si je devais compter le nombre d’assassins que j’ai défendus et qui m’ont dit être innocents…

Carolyn ne sait pas que les menaces par SMS venaient de Joey et non de Kirian. Et je me garde bien de le lui dire. Je compte régler cette affaire seul, et à ma manière.

- Les preuves… justement, vous ne trouvez pas qu’il y en a beaucoup trop…

Carolyn me regarde soudain avec attention, puis fronce les sourcils.

- Matt… Y a-t-il quelque chose que vous savez et que je devrais savoir ?

- C’est pour ça que vous êtes venue ? Pour savoir si j’ai des informations que vous n’avez pas ? 

- Et c’est le cas ?

Je réfléchis un moment. Dois-je lui dire ce que je sais à propos de Joey, de Standis, de Grainger ? Non. À quoi ça servirait. J’ai là plusieurs pistes, mais pour l’instant, rien de véritablement concret pour innocenter Kirian. 

Je secoue la tête. Tant qu’à mentir, autant ne prononcer aucune parole.

Carolyn boit son café et repose la tasse sur mon bureau.

- Notre seule chance d’innocenter le neveu de la gouverneure, c’est qu’on ne retrouve jamais le corps de Lili Metcalfe. 

- Vous êtes vraiment sûre de la culpabilité du jeune Kirian ? 

Elle me regarde droit dans les yeux. 

- Aussi sûre qu’Hillary Clinton battra Trump aux prochaines élections, me répond-elle avec assurance. 

Après son départ, je me sers un nouveau café et m’apprête à appeler Brian. Le plus important pour l’instant, c’est de retrouver Jen. 

Je saisis mon téléphone et c’est à cet instant qu’il se met à sonner. 

La musique de la Chevauchée Fantastique.

Celle que je réserve à Jen. 

Avec un soupir de soulagement, j’accepte la communication.

- Bon sang Jen ! Ou est-ce que tu es passée ? 

Jen hésite un instant, puis me répond. 

- OK… bonjour quand même. 

- Ça fait depuis hier que je cherche à te joindre. Amanda voulait déjà te mettre à la porte. 

- Pourquoi ça ne m’étonne pas d’elle…

- Alors ?

- Alors quoi ?

- Tu vas me dire où tu es, je t’ai laissé cinquante messages.

- Vingt-trois !

Je m’impatiente.

- Jen !...

- Oui, bon. J’avais oublié mon téléphone à l’hôtel toute la journée d’hier et j’ai…

Je fronce les sourcils et l’interromps.

- À l’hôtel ?! Mais où est-ce que tu es ? 

- Dans le Connecticut. 

- Dans le Co… mais qu’est-ce que tu fabriques là-bas ?

- C’est là qu’habitaient les Grainger avant de déménager à Peyton Place. Je me suis dit que si je devais chercher des infos croustillantes sur ta petite famille d’Américains moyens, autant aller à la source. Parce que je me suis dit que s’ils avaient déménagé d’un aussi beau quartier que celui où ils créchaient, c’est que le nid à problèmes s’est formé là-bas.

« Ce n’est pas faux », je me dis tout bas. 

- Quand même Jen ! j’étais mort d’inquiétude !

- Ça veut dire que tu tiens à moi.

- Ça veut dire que j’étais mort d’inquiétude ! Et puis je vais devoir te payer une note de frais exorbitante. Tu crois que j’ai les moyens ?

- Oublie la note de frais…

Je réfléchis un instant, puis je me dis que Jen ne serait pas capable de… je tapote la poche de ma veste. Mon portefeuille est là. Je m’en saisis et l’ouvre. Ma carte de crédit n’y est plus ! 

Sacrée Jen ! 

- J’ai fait un prélèvement à la source, c’est plus rapide que d’attendre un remboursement, me dit-elle.

- J’espère au moins que tu as trouvé quelque chose d’intéressant.

- Je reviens demain. J’ai encore quelques trucs à vérifier. Mais ton puzzle est en bonne voie. On a toutes les pièces. Suffit juste de les mettre dans l’ordre. 

Elle raccroche sans m’en dire davantage. 

 

A suivre...

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