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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 986

Saison Finale

Saison Finale

Ce soir-là, la vie des habitants de la rue tranquille de Chesnut Street à Peyton Place bascula à tout jamais.

 

Steven était allé chercher Brian comme un automate à l’école. Il lui avait expliqué que Maman ne serait pas là ce soir, qu’elle était partie pour son travail. Grâce à Dieu, Brian n’avait pas posé de questions. Ce jour-là, il avait gagné trois parties de billes et avait réussi à récolter un sachet complet d’agates, c’était pour lui l’événement de la journée.

L’avant-soirée avait semblé à Steven interminable. Pendant que Brian faisait ses devoirs, l’avocat ressassait son histoire dans sa tête. Le choc passé, il avait peine à croire que Betty ait pu le trahir de cette façon. Doublement trahie. Il aurait peut-être pu lui pardonner son infidélité, mais le mensonge ignoble, ça il ne pouvait pas l’avaler. 

Steven avait commandé une pizza et, à vingt heures, était allé coucher Brian. 

Il s’installa sur le canapé en se versa un double whisky qu’il avala cul-sec. La brûlure de l’alcool lui fit du bien. Il s’en resservi un autre. 

Il avait devant les yeux la lettre qu’il avait reçue, avec le rapport médical de Betty prouvant qu’il n’est pas le père de l’enfant qu’elle attend.

Qui avait pu poster cette lettre ? Visiblement quelqu’un avait pris en grippe Betty, ou même lui. Une amoureuse transit de Manuel Amos ? Un client mécontent du cabinet ? Les possibilités étaient grandes.

Mais ce soir peu importait. Peu importait qui avait dévoilé la supercherie. Ce soir, Steven avait tout perdu. Jamais plus il ne pourrait avoir confiance en Betty. Leur mariage était fichu, à tout jamais. 

Il fallait penser à l’avenir, à ce que deviendrait Brian. Il demanderait sans doute la garde exclusive de l’enfant. Il s’imaginait déjà le procès retentissant qu’il allait faire à Betty. Il la traînerait dans la boue, de la même façon qu’elle a traîné leur mariage dans la boue. Il obtiendrait la garde exclusive de Brian, tandis que Betty élèverait son autre enfant… son bâtard. 

Il garderait aussi la maison, c’était la sienne et en tant qu’avocat, il connaissait tous les moyens pour que Betty ne reçoive pas un dollar de cette maison et de ses affaires. 

Mais à quoi bon penser à cela maintenant. Il se servit un autre whisky… puis un autre… puis un autre…

Pendant ce temps, Betty était comme une lionne en cage dans sa chambre au Colonial Inn. Son visage était défait. 

Elle saisit son manteau. Dehors, il pleuvait à verse. 

JULIE : Non, Betty. Ce n’est pas une bonne idée ! 

BETTY : Il faut que je lui parle, tu ne comprends pas. Je dois lui expliquer. 

JULIE : Il est trop en colère pour l’instant. Laisse-lui du temps. 

BETTY : Je veux voir Brian. 

JULIE : Ne te sers pas de cet enfant comme d’un moyen pour entrer en contact avec Steven. Brian doit être couché à cette heure.

BETTY : Et s’il lui a dit, maman… S’il lui a dit.

JULIE : Il ne lui a rien dit ! Il me l’a promis.

Betty émit un cri strident. Un cri de colère. 

BETTY : Je n’en peux plus de rester planter là ! Il faut que je voie Steven. 

JULIE : Tu ne vas faire qu’aggraver les choses, Betty. Crois-moi, il faut lui laisser le temps de digérer l’information. Si tu vas le voir, ça va très mal se passer.

BETTY : Je prends le risque ! 

Elle quitte la chambre sans que Julie ne puisse l’arrêter. 

Elle prend sa voiture. Les larmes et les gouttes de pluie qui martèlent le pare-brise l’empêchent de voir la route. Elle manque de foncer sur un arbre. A un autre moment, elle ne voit pas l’automobiliste devant elle et fait une embardée pour l’éviter.

Elle parvient finalement à Chesnut Street sans trop savoir comment elle a fait. 

Elle entre chez elle, mais Steven n’est pas là. Une lumière diffuse projette l’ombre d’une bouteille de whisky. Un relent d’alcool dans l’air lui donne la nausée. 

Elle sort et voit alors que la porte d’entrée chez Manuel est ouverte. Elle suppose que Steven est avec lui. Tant mieux, comme ça elle pourra les confronter tous les deux. Leur dire qu’elle aime Steven et pas Manuel. Essayez de convaincre son mari qu’ils sont faits pour être ensemble. Elle court jusqu’à la maison des Amos, la pluie frappe son visage, trempe ses cheveux. 

Elle parvient devant la porte et entre. 

C’est là qu’elle voit l’horreur : 

Manuel est couché par terre, une mare de sang autour de sa tête. A quelques pas de lui, sur le canapé, Steven est assis en état de choc, son revolver dans la main. 

FIN DE LA SAISON 8

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MarIe A 31/12/2018 17:18

Oh nooooooooon ! Mais... mais on... mais je... C'EST PAS DU JEU, ON PEUT PAS REJOUER LA MÊME SCENE DEUX FOIS DE SUITE !!!! (même si le dénouement n'est pas le même).

Mr Peyton 07/01/2019 07:07

Ben non... on ne rejouera pas la scène. Il s'est bien passé ce qu'il s'est passé :-(