Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 983

Episode 983

Debout depuis le vestibule, Steven voit Julie descendre les escaliers avec ses valises à la main.

STEVEN : Ainsi votre décision est prise ?

JULIE : Oui, je dois reprendre ma vie en main.

STEVEN : Et vous partez sans dire au revoir à Betty ? 

JULIE : Betty et moi n’aimons pas trop ce genre d’adieux. 

STEVEN : Brian ne va pas être heureux de voir que vous êtes partie à son retour de l’école.

JULIE : J’ai déjà dit au revoir à Brian ce matin. 

Julie n’en peut plus des questions que se posent Steven. Elle n’a qu’une hâte, c’est rentrer chez elle et retrouver le calme de Sprindale Falls.

Elle dépose ses bagages devant l’entrée et se rend près du téléphone.

JULIE : Je vais appeler un taxi.

STEVEN : Je peux vous emmener à l’arrêt de bus. 

Plus vite elle s’éloigne de Steven, et mieux c’est.

JULIE : Non, ce n’est pas nécessaire. 

STEVEN : Je passe par là pour aller au travail. 

JULIE : Un taxi fera l’affaire.

STEVEN : C’est parce que vous avez peur que vous ne voulez pas que je vous emmène à l’arrêt de bus ?

Julie fronce les sourcils.

JULIE : Je… ne vous suis pas.

STEVEN : Vous avez peur que je vous pose encore des questions, que je vous demande ce que vous fuyez. Ou qui vous fuyez !

Julie s’efforce de prendre un air détaché.

JULIE : Steven, je crois que vous devenez paranoïaque. 

STEVEN : Votre voix tremble, Julie. Dites-moi ce qui ne va pas. 

Julie s’en veut de devoir mentir à Steven. Elle en a plus qu’assez de couvrir les erreurs de sa fille. Steven ne mérite pas ça. Il mérite la vérité. Elle baisse les bras, cette fois décidée à tout lui raconter. Betty lui en voudra jusqu’à la fin de ces jours, mais Julie considère qu’elle a déjà perdu sa fille. 

JULIE : Très bien, je vais vous dire ce qui ne va pas, mais je vous en supplie Steven, ne jugez pas trop rapidement Betty, d’accord ?

Steven fronce les sourcils.

STEVEN : Je ne peux rien vous garantir, Julie. Je me dois d’être honnête envers vous.

Julie pousse un profond soupir. 

JULIE : Si seulement Betty pouvez réapprendre ce qu’est l’honnêteté. 

Steven est sur le point de lui répondre, quand soudain ils sont interrompus par la sonnette de la porte d’entrée. Steven va ouvrir et découvre un coursier qui lui amène une enveloppe. Il signe un reçu, puis prend l’enveloppe. Il se demande de qui cela provient. Aucune adresse d’expéditeur. L’enveloppe grand format est mince. Il l’ouvre. Il n’y a que deux feuilles. La première dit « Si vous vous demandez ce que votre femme a fait durant votre absence, ceci est la réponse ».

La deuxième feuille de papier est la photocopie du dossier médical de Betty. Il est indiqué, entouré en rouge, la date à laquelle Betty est tombée enceinte. C’était bien avant que Steven ne revienne à Peyton Place. 

D’abord Steven ne comprend pas. Il est perdu par les chiffres sur le rapport médical. Peu à peu l’information pénètre son cerveau en même temps que son cœur s’emballe. 

D’abord il ressent de l’incrédulité, puis ensuite une colère folle.

STEVEN : C’est pas vrai ! 

JULIE : Steven, qui a-t-il ?

Steven pointe un regard méchant vers Julie.

STEVEN : Vous le saviez… n’est-ce pas ?

JULIE : Steven, de quoi parlez-vous ?

Steven hurle tellement que Julie sursaute !

STEVEN : Vous saviez que je n’étais pas le père du bébé !

Les jeux sont faits, rien ne va plus. Le secret de Betty vole en éclat comme Julie l’avait prédit.

JULIE : C’est ce que je voulais vous dire avant qu’on ne sonne à la porte. Ecoutez-moi, je…

Steven est tellement en furie qu’il halète.

STEVEN : C’est qui ? 

Il s’avance, le regard mauvais, vers Julie qui prend peur. Il la secoue par les épaules. 

STEVEN : Dites-moi qui est le père de l’enfant !

JULIE : Ça ne vous avancera à rien de le savoir. 

Une réponse qui ne satisfait pas l’homme meurtri.

STEVEN : Je vous promets que vous ne sortirez pas d’ici avant de m’avoir donné son nom. 

JULIE : Je… crois que c’est à Betty de vous le dire. 

STEVEN : Je ne veux pas lui parler. Je ne veux plus rien savoir d’elle, ce que je veux maintenant, c’est que vous me donniez le nom du salaud qui a engrossé ma femme ! 

Et Julie lâche la bombe.

JULIE : C’est votre voisin. Manuel Amos. 

Steven n’est pas surpris. Il avait remarqué que quelque chose n’allait pas entre Amos et Betty. Ils avaient été amants. Peut-être l’étaient-ils encore ! Il eut un haut le cœur rien qu’en les imaginant. Sa rage ne fit que décupler. Il monte à l’étage. Dans sa chambre, il avise un carton qui se trouve en haut d’une armoire. Il saisit rapidement le carton, ouvre le couvercle. Le métal d’un revolver brille dans l’écrin blanc de la boite. 

Une lueur de folie passe dans les yeux de Steven. Il saisit l’arme. Sait-il à ce moment précis ce qu’il fait ? Lorsqu’il repensera à ce drame, il se dira que non. 

Le métal du revolver semble avoir calmé sa colère. C’est dorénavant une lueur de détermination qui brille dans ses yeux. Comme un automate, il descend les escaliers. Julie, affolée, voit l’arme qu’il tient dans sa main. Elle se précipite vers lui.

JULIE : Non, Steven ! Ne faites-pas ça. Il n’en vaut pas la peine. 

Mais Steven s’écarte de Julie sans un mot, le regard fou. 

Julie tente une nouvelle fois de s’interposer en se postant devant lui. 

JULIE : Vous allez briser votre vie si vous faites ça ! Arrêtez ! Pensez à Brian. 

Mais rien n’y fait. Steven, afin d’être sûr que Julie ne se mette plus sur son chemin, la pousse violemment contre le mur. 

Sonnée, Julie se laisse tomber sur les genoux.

Steven passe la porte de la maison, sachant maintenant qu’aucun retour n’est possible.

A suivre...

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

MarIe A 31/12/2018 17:04

Nononononononon... Et Sutton qui est là-bas ! Vite, Monsieur Peyton, fais quelque chose, appelle le Père-Noël, déclence une pluie d'éléphants roses... n'importe quoi, mais empêche ce drame o_O

Mr Peyton 07/01/2019 07:04

Désolé, les éléphants roses étaient occupés ailleurs hahaha