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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 979

Episode 979

Tandis que Scott Hayes nettoie une tomate dans l’évier, Sutton débarque dans la cuisine et prend le pain qui se trouve sur le comptoir.

Scott se tourne vers elle, l’air en colère.

SCOTT : Pose ça immédiatement ! 

SUTTON : Quoi ? 

SCOTT : Le pain. C’est pour mon sandwich de midi. Et c’est le seul qui reste parce que t’es pas allée faire les courses comme Ellen te l’avait demandée ! Alors tu poses ce pain immédiatement, je suis sérieux, là ! 

Sutton comprend à quel point il est sérieux et jette le pain sur le comptoir.

SUTTON : Et je mange quoi, moi, du coup ? 

SCOTT : Tu te débrouilles. C’est comme ça chez les Hayes, chacun pour soi. 

Le petit Harry joue sur la table avec une petite camionnette miniature. Il lève la tête vers les grands.

HARRY : Quand c’est qu’on ira voir le bébé ?

Sutton se dirige vers le frigo. 

SUTTON : Tu plaisantes, j’espère. Laisse-le où il est !

HARRY : Mais je veux le voir, moi ! 

Sutton soupire devant le frigo vide. 

SUTTON : Alors attends le retour d’Ellen. Il n’est pas question que j’aille voir ce bout de rien à l’hôpital.

Elle referme le réfrigérateur.

SUTTON : Je vais chez les Peyton en face. Ils ont une ville à leur nom, ils auront certainement de quoi me faire un sandwich. 

Alors qu’elle s’apprête à partir, la porte d’entrée s’ouvre. Ellen apparaît. Sutton est sur le point de lui dire quelque chose, mais elle voit Marisa derrière elle qui entre à son tour.

Marisa regarde Sutton en souriant.

MARISA : Je suis revenue, ma chérie.

Sutton est interloquée. Harry ayant compris que sa maman est de retour se jette dans ses bras. 

HARRY : Je savais que tu reviendrais, Maman.

Marisa sert très fort son enfant dans ses bras. 

Scott fait un signe de la main à sa mère.

SCOTT : Salut, M’man, content de te voir.

Mais Sutton, de son côté, affiche un air indifférent.

SUTTON : Marisa ! En voilà une surprise. C’est gentil de venir nous voir ! Tu restes combien de temps, cette fois ? Oh… quand tu partiras, n’oublie pas de reprendre le cadeau que tu nous as laissé la dernière fois, avec les couches-culottes qui vont avec. 

ELLEN : Sutton, ça suffit !

SUTTON : Tu as raison, sœurette. Si vous voulez bien m’excuser, un sandwich m’attend chez les Peyton. 

Elle sort toujours la tête haute. Mais une fois à l’extérieur, alors qu’elle se dirige vers la maison des Peyton en face, une larme coule sur sa joue, qu’elle balaie brutalement d’une main. 

 

Chez les Hayes, Scott termine son sandwich et s’en va. Marisa s’accoude au comptoir en soupirant. 

MARISA : Je savais bien que ça se passerait comme ça.

ELLEN : Tu t’attendais à quoi ? Un tapis rouge, des ballons partout dans la pièce et une banderole de bienvenue ?

Marisa observe sa fille. 

MARISA : Je suppose que je n’ai que ce que je mérite. 

Ellen ne répond pas. 

MARISA : Ils devraient comprendre que ma carrière est importante. 

Ellen s’était promis de ne pas s’énerver, mais elle ne peut contrôler ses pulsions.

ELLEN : Ta carrière ! Mais quelle carrière ! Tu n’as tourné dans aucun film, que je sache. Personne ne te connaît à part le personnel du centre pour SDF !

Marisa a un sourire amer. 

MARISA : Ça t’amuse, hein ! Ça t’amuse de voir ta vieille mère malheureuse, de la voir rater sa vie. 

ELLEN : Arrête de toujours ramener tout à toi ! Le monde ne tourne pas autour de toi et de ta personne. Quand tu es partie, j’ai été obligée de subvenir aux besoins de tes enfants. 

MARISA : Oui ! Mais juste en attendant que je perce en tant qu’actrice. J’étais sur le point d’avoir un rôle dans la série de Jed. Et là, je serai devenue riche et célèbre, et vous auriez tous pu vivre une vie fantastique. C’est pour vous que j’ai fait ça. 

ELLEN : Maman ! Arrête de vivre dans un rêve.

Ellen n’en peut plus. Il faut qu’elle sorte. Elle prend Harry par la main.

ELLEN : Je vais emmener Harry à l’école. On ira chercher Clara ensuite. 

 

Après avoir déposé Harry à l’école, Ellen avait envie de marcher, pour réfléchir. Elle n’avait pas envie de retourner tout de suite à la maison pour affronter de nouveau sa mère et sa stupide idée de devenir une actrice. Tout en marchant, elle se dit que Marisa a surtout besoin d’aide, et surtout pas qu’on l’invective comme Ellen venait de le faire. Cela ne peut tirer Marisa que vers le bas. En tout cas, sa mère devra aller consulter un psychiatre. Ellen y veillera. 

Sans s’en rendre compte ses pas l’ont guidée vers le Peyton Professional où Carolyn a son bureau. Est-ce son subconscient qui l’a amené jusqu’ici ? 

Ellen se rend compte qu’elle a envie de voir Carolyn. 

Elle se rend donc à l’étage où se trouve le cabinet Cord et Associés. 

Maintenant assise dans le bureau, Carolyn lui tend une tasse de café. 

CAROLYN : Comment ça va avec ta mère ?

ELLEN : Je l’ai laissée seule à la maison, et je crois que j’ai envie qu’en rentrant, elle ne soit plus là. Qu’elle nous laisse un mot qui dit qu’elle est partie pour toujours. 

Carolyn compatit.

CAROLYN : Ellen…

Ellen secoue la tête.

ELLEN : Oublie ce que je viens de dire.

CAROLYN : Je sais que c’est difficile, Ellen. Je suis passée par là avec ma mère. Mais Marisa, si elle est suivie par un bon psychiatre, pourrait s’en sortir et redevenir mère.

ELLEN : Crois-moi, elle sera suivie par un psychiatre. Et si elle ne veut pas, je la traînerai par la peau du dos.

Carolyn rit. 

CAROLYN : Je préfère entendre cette Ellen !

Puis un silence gênant s’installe. Elles pensent toutes les deux au baiser de Sacramento. Elles n’en n’ont plus parlé depuis. Ellen lui doit une explication. 

ELLEN : Carolyn, au sujet de ce qui s’est passé…à l’hôtel… je suis désolée. 

Carolyn sourit.

CAROLYN : Ne t’excuse pas. J’ai trouvé ça très agréable. 

Ellen tourne vers l’avocate un regard surpris.

ELLEN : Vraiment ?

CAROLYN : Pas toi ? 

ELLEN : Si bien sûr, mais tu…

Carolyn secoue la tête. 

CAROLYN : Je ne suis pas prête, Ellen. J’aime les hommes, je n’ai jamais été attirée par une femme…

Ellen hausse les sourcils.

ELLEN : Jusqu’à maintenant ? 

Carolyn fait oui de la tête. 

ELLEN : Ecoute, je ne veux pas perdre notre amitié. Tu comptes beaucoup pour moi, et si jamais ce qui s’est passé à Sacramento te met mal à l’aise, il faut l’oublier. Je ne pourrais pas supporter de perdre ton amitié. 

CAROLYN : Tu n’as aucune crainte à avoir là-dessus.

A suivre...

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Commenter cet article

MarIe A 31/12/2018 16:38

Ah ben oui, Marisa, la parabole de l'enfant prodigue n'est plus qu'une belle histoire racontée dans la Bible !

Mr Peyton 07/01/2019 06:59

Eh oui, la recherche de la gloire a souvent causé plus de mal que de bien.