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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 958

Episode 958

Billy Chambers a finalement obtenu de Carolyn qu’elle dîne avec lui au Colonial. Un pas supplémentaire dans leur relation. Cependant, Billy est conscient que la route sera longue s’il veut pouvoir reconquérir le cœur de Carolyn. 

Pour l’instant, il ne veut rien brusquer et considère cette soirée comme un dîner entre deux amis. 

Durant le repas, ils parlent de choses et d’autres, mais Billy s’aperçoit que la conversation revient toujours autour du bébé de Marisa Hayes. Carolyn s’en préoccupe énormément et Billy le lui fait savoir.

BILLY : Tu me parles de ce bébé depuis pratiquement le début du repas. 

Carolyn s’essuie le bout des lèvres avec sa serviette. Le bœuf braisé est une merveille.

CAROLYN : L’histoire d’Ellen me touche. Elle doit assurer la survie de sa famille. Parce que c’est une survie, Billy. Tu comprends ?

BILLY : Je connais bien Ellen. Elle a la tête sur les épaules. Elle y arrivera.

Carolyn secoue la tête.

CAROLYN : Je n’en suis pas si sûre, tu sais. Au-delà des apparences, elle me paraît très fragile. J’ai peur qu’un jour, elle craque.

BILLY : J’ai l’impression que vous êtes devenues amies toutes les deux !

CAROLYN : On peut presque dire ça, en effet. Je n’ai pas beaucoup d’amis en ville, à part toi. Ça me fait du bien de pouvoir parler et m’occuper de quelqu’un.

BILLY : Et moi, ça me fait du bien de t’entendre dire que je suis ton ami. 

CAROLYN : Même si tu cherches plus ?...

BILLY : Pour l’instant, « amis » me convient. Mais il est clair qu’un jour…

Il baisse la tête vers son assiette. Un petit silence gêné s’ensuit. Puis Billy décide qu’il est temps de reprendre la conversation. Il se redresse. 

BILLY : J’ai du mal à voir Ellen craquer. Au travail, elle est plutôt du genre « rentre-dedans », si tu vois ce que je veux dire.

CAROLYN : Au travail, elle n’a pas la responsabilité de sa famille. A la maison, oui. Et c’est ce qui fait toute la différence. 

BILLY : Tu as peut-être raison…

Carolyn pose ses couverts et fonce les sourcils. 

CAROLYN : Tu n’aurais pas une idée ?

BILLY : Une idée de quoi ?

CAROLYN : De l’identité du père. Je veux dire, tu connais bien Ellen, elle ne t’a pas dit à un moment si sa mère sortait avec quelqu’un ?

BILLY : Tu devrais le demander à Ellen. Elle ne me parle presque jamais de sa vie privée, donc très peu de sa mère.

CAROLYN : Tu la connaissais ?... Je veux dire : sa mère ? 

BILLY : Je l’ai vu deux ou trois fois. Ecoute, Carolyn, si tu veux mon avis ça va être difficile pour toi de retrouver le père.

CAROLYN : Pourquoi ?

BILLY : Parce que j’ai l’impression que le père de ce bébé n’a pas très envie d’être connu.

CAROLYN : Je ne te suis pas…

BILLY : Raisonnement de flic. Marisa tombe enceinte. Quelques semaines plus tard, elle part avec quelqu’un qu’elle connaît à peine. Soyons lucides, le père du bébé n’était qu’un type de passage. Peut-être même un client. 

CAROLYN : Tu veux dire que Marisa aurait… monnayait son corps. 

BILLY : Je n’en sais rien, mais c’est une possibilité. Ecoute, cette conversation me met mal à l’aise. Est-ce qu’on pourrait parler d’autre chose ?

CAROLYN : Ça te dérange qu’on parle d’Ellen et de sa famille ? 

Billy comprend alors qu’il ne peut pas être davantage patient. Dîner en amis… c’est bien beau tout ça, quand on en attend plus. Au diable les bonnes résolutions ! Billy se lance : 

BILLY : J’aimerais qu’on parle de nous. 

CAROLYN : …N… nous ? 

BILLY : Tu as très bien compris où je voulais en venir. Tu acceptes un déjeuner… puis un dîner dans un somptueux restaurant. J’aimerais savoir où nous en sommes tous les deux. 

CAROLYN : Au plat de résistance, il me semble. 

BILLY : Très drôle, Carolyn ! 

Elle rit.

CAROLYN : Je suis bien avec toi, c’est déjà une bonne chose. Je peux te parler de tout, et ça me fait du bien. 

BILLY : Est-ce que les choses pourraient aller plus loin ?

CAROLYN : C’est une éventualité à ne pas négliger.

Billy sourit, soulagé. Il sait qu’il a encore une chance de retrouver l’amour de Carolyn. 

BILLY : Je lève mon verre à ça !

Après le dîner, Carolyn a la tête qui tourne. Elle a bu trop de vin.

BILLY : Allons faire un tour au square. Marcher te fera du bien. 

Ils se promènent dans le square qui, à cette heure, est désert.

BILLY : Respire un bon coup. 

Ce que fait Carolyn.

CAROLYN : On dirait que ça va mieux. 

Ils se dirigent doucement vers la statue de Samuel Peyton. 

CAROLYN : Je dois te remercier pour cette excellente soirée.

BILLY : Eh bien, la dernière fois tu m’as remercié pour le déjeuner… J’ai comme l’impression que tu te plais bien en ma compagnie.

Carolyn rit.

CAROLYN : Fait attention à tes chevilles, elles risquent d’enfler.

Ils arrivent devant l’imposante statue du fondateur de Peyton Place. 

Billy fait mine d’être embêté.

BILLY : Mince, je n’y avais plus pensé !

CAROLYN : De quoi parles-tu ?

BILLY : De l’histoire qu’on raconte à propos de la statue de Samuel Peyton.

Carolyn fronce les sourcils.

CAROLYN : Je n’ai jamais entendu parler d’une quelconque histoire.

BILLY : Mais si, voyons ! Il est dit que lorsque qu’un homme et une femme se trouve près de la statue de Samuel Peyton, ils doivent s’embrasser. 

CAROLYN (amusée) : Vraiment ? 

BILLY : Oui, un baiser leur portera bonheur jusqu’à la fin de leur vie. 

CAROLYN : Dans ce cas…

Carolyn approche ses lèvres de celles de Billy et ils s’embrassent tendrement sous les bons auspices de Samuel Peyton.

 

A suivre...

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Commenter cet article

MarIe A 23/09/2018 18:54

Pas très subtile, le coup de la statue, Mr. Chambers ! Tant mieux si Caroline apprécie d'être manipulée de la sorte...

Mr Peyton 24/09/2018 06:53

Ce n'était que pour lui voler un baiser, et j'ai bien l'impression que ce prétexte arrangeait aussi Carolyn :-)