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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 942

Episode 942

Manuel Amos et Sutton Hayes étaient en train de faire l’amour dans le grand lit du jeune homme. Sutton n’était pas encore majeure et Manuel le savait. Ça l’excitait davantage. Il caressa doucement la courbe parfaite de ses seins. 

- Tu es si belle, Sutton… 

Il embrassa doucement son cou, puis ses lèvres. 

- Je t’aime, lui susurra-t-il à l’oreille. 

Sutton était au septième ciel. Elle aimait tellement Manuel que son cœur failli exploser au moment où il lui mordilla doucement l’oreille. 

C’est le moment crucial – celui où les mains de Manuel descendaient doucement vers le bas ventre de Sutton – qu’a choisi Morphée pour lâcher la jeune fille. 

Sutton Hayes se réveilla en souriant. Un rayon de soleil venait lui chatouiller la joue. Elle aurait voulu rester comme ça, dans cet état de bien-être absolu, pendant toute la journée. 

Elle finit par se redresser et tapota ses deux oreillers. Puis elle saisit son journal intime dans le tiroir de sa table de chevet, puis décrocha le stylo accroché sur le bord du cahier. Elle écrivit.

Cher journal,

Cette nuit, Manuel et moi avons fait l’amour pour la première fois. C’était absolument merveilleux. Comme dans mes rêves. Il a été très doux, comme je l’avais imaginé. C’était un moment magique et j’ai hâte de pouvoir de nouveau être dans ses bras. 

Manuel m’a promis qu’avant la fin de l’été prochain, il m’emmènerait visiter le Grand Canyon. J’ai tellement de chance de l’avoir. 

- Suttonnnnn !, dépêche-toi de descendre, tu vas être en retard pour l’école !

La voix d’Ellen se répercuta dans la pièce. Sutton soupira et, à contrecœur, reposa le journal à sa place en espérant qu’un jour, ce qu’elle écrivait dans ce précieux petit cahier allait enfin se réaliser. Elle se leva du lit et alla jeter un regard par la fenêtre. La neige tombée hier était restée au sol. Le soleil qui s’y reflétait faisait scintiller la couche blanche comme mille petits diamants. 

Pour Sutton, la journée allait être merveilleuse. Parce qu’on était mardi et les mardis soir, la jeune fille allait faire le ménage chez Manuel. Ce n’était pas le ménage qui la mettait de bonne humeur, bien évidemment, mais le fait de voir Manuel et de passer un moment avec lui, dans l’intimité de sa maison. 

Elle attendait toujours avec impatience de pouvoir aller travailler chez lui. Et toujours elle était déçue. 

Parce que Manuel ne s’intéressait pas à elle. Voilà la vérité ! Elle avait beau essayer d’entamer une conversation, Manuel la clôturait d’une courte phrase. 

Chaque fois, elle espérait que cela se passe mieux, mais chaque fois, elle le trouvait renfrogné, pas en phase avec elle, voire carrément mentalement ailleurs.

Aujourd’hui donc, elle trouvait la vie magnifique, et le soir venu avait une nouvelle fois été une déception. 

Comme elle possédait la clé de la maison, elle arrivait toujours une heure avant lui. Pendant ce temps, elle passait l’aspirateur, nettoyait cuisine et salle de bains de façon à ce qu’elle n’ait plus grand-chose à faire à son retour. Ainsi elle pouvait espérait bavarder un peu avec lui tout en faisant la poussière du salon. 

Ce soir-là, comme à son habitude, Manuel se servit un verre de whisky en rentrant et s’installa dans son fauteuil. Il paraissait nerveux. Sutton avait remarqué depuis quelques temps qu’il était très agité. 

Elle lui parla de la météo, première chose à dire lorsqu’on n’a pas grand-chose à raconter, puis elle lui demanda comment s’est passé sa journée. 

- Bien. 

Elle n’en attendait pas plus. C’était toujours comme ça. Une phrase, un mot… et le sujet était clos. 

Cette fois, Sutton décida de creuser un peu plus la croûte, dans l’espoir d’une conversation plus sérieuse entre eux. 

- Vous n’êtes pas très causant ces derniers jours…

Pas de réaction.

Sutton insista : 

- Ça se passe bien à votre travail ?

Manuel lui jeta un regard comme s’il n’avait pas compris la question.

- Je veux dire… j’ai l’impression que quelque chose ne va pas ces derniers jours, et je pensais que c’était sans doute votre travail qui…

- Ne t’inquiète pas pour moi. Je vais bien. 

Sutton haussa les épaules.

- Si vous le dites…

Nouvel échec. Comment la flèche de Cupidon pouvait transpercer une peau aussi dure que celle de Manuel ?

Sutton abandonna. Elle se concentra sur les dernières finitions : passer le chiffon sur la cheminée et la table basse. 

Manuel se leva de son fauteuil pour aller à la fenêtre. Il tira le rideau d’une main.

- Sais-tu si Mme Cord est revenue ?

Sutton fronça les sourcils. Ce n’est pas la première fois que Manuel lui posait la question. Elle trouvait cela de plus en plus bizarre. 

- Non, je ne crois pas. 

Manuel se détourna de la fenêtre et arpenta nerveusement la pièce. 

Sutton, de son côté, commençait à se poser des questions. Autant les poser à la bonne personne. 

- Vous parlez souvent de Mme Cord ces derniers temps…

Manuel tourna son visage vers elle. 

- Qu’est-ce que tu sous-entends par-là ?

Le ton était sec. Sutton haussa les épaules. 

- Je trouve ça un peu bizarre, c’est tout. 

Elle se mordit les lèvres. Cette fois, elle avait été trop loin. Elle avait deviné que Manuel en pinçait pour Betty. Elle se demandait d’ailleurs bien pourquoi. Betty était vieille, alors qu’elle avait l’avantage de la beauté et de la jeunesse.  

- J’ai un plat qui lui appartient et je tiens à lui rendre, répliqua Manuel pour sa défense.

Ben voyons !Sutton n’était pas dupe. 

- Allez le rendre à son mari. 

Manuel Amos cligna des yeux. Ce que venait de suggérer Sutton n’était pas une mauvaise idée. Il pourrait ainsi faire la connaissance de son mari et essayer de savoir où Betty se trouvait. Depuis qu’elle était partie de Peyton Place, Manuel tournait en rond. Il ne savait pas où elle était, et pourquoi elle était partie, et cela le rongeait de l’intérieur. 

Etait-elle partie à cause de Steven ? Ou bien à cause de lui ? 

Aller à la rencontre de Steven pourrait éclaircir quelques points.

- Tu sais quoi, Sutton ? Tu as raison. 

Il alla chercher un plat à lasagnes dans la cuisine qui n’appartenait nullement à Betty et alla frapper à la porte des Cord. 

Steven ouvrit la porte dès le deuxième coup de sonnette. Manuel lui sourit. 

- Bonjour, je ne crois pas qu’on se connaisse. Je m’appelle Manuel Amos et j’habite la maison d’à côté. 

- Je vous connais… enfin, je connais votre histoire. 

Le cœur de Manuel fit un bond. Se pourrait-il que Steven sache la vérité à propos de sa relation avec Betty ? Il sut que non lorsque Steven ajouta : 

- Votre père et cet accident horrible ! Ça a dû être un choc pour vous. 

- En effet, ça n’a pas été facile.

Il tendit le plat à Steven.

- Votre femme m’avait prêté ce plat, je viens le lui rendre. 

Steven prit le plat. 

- Merci. 

L’avocat s’apprêtait à fermer la porte lorsque Manuel dit : 

- Elle n’est pas là ?

- Betty ? Non. 

Manuel fronça les sourcils, essayant tant bien que mal de paraître crédible. 

- C’est bizarre, elle ne m’a pas dit qu’elle partait. 

C’était au tour de Steven de froncer les sourcils. 

- Vous semblez bien vous entendre avec ma femme…

Le ton était suspicieux, mais sans plus. Se doutait-il de quelque chose ? 

- C’est un peu normal, nous sommes voisins, enchaîna Manuel. En fait, elle avait promis de me donner la recette de sa tarte tatin. 

- Eh bien… dès que j’ai Betty au téléphone, je lui dirais que vous avez essayé de la joindre.

De nouveau, Steven chercha à fermer la porte. Mais Manuel n’avait pas ses réponses. Il insista donc : 

- Vous ne savez pas quand elle revient ?

C’était sans doute la question de trop. Steven semblait stupéfait de voir Manuel insister à ce point. 

Il le gratifia d’un « au revoir, monsieur Amos » au ton sec et cette fois lui ferma la porte au nez. 

Debout devant la porte, Manuel se mordit les lèvres. Il n’avait pas sa réponse, et il avait mis la puce à l’oreille de Steven. En un mot, il n’avait rien gagné.  

 

A suivre...

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MarIe A 05/06/2018 21:46

Dangereux ce que tu écris là Sutton ! Si quelqu'un tombe dessus, les ennuis de Scott seront du pipi de chat à côté !

Mr. Peyton 06/06/2018 07:02

Oh que oui... rien que d'y penser, ça me fait froid dans le dos :-(