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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 938

Nous revoici de retour après une absence de cinq mois pour le démarrage de la saison 8 des Plaisirs de l'Enfer. Dans le dernier épisode de la saison 7, Betty venait d'apprendre qu'elle est enceinte... mais pas de son mari, ce qui bien évidemment risque de poser quelques problèmes...

Episode 938

Janice Melchior martelait frénétiquement ses talons aiguille sur le sol en caoutchouc, attendant impatiemment que l’ascenseur arrive à son étage, le sixième. Une fois délivrée de la petite cabine mobile, elle se précipita dans la zone de réception du cabinet d’avocats où elle travaillait depuis quelques mois et salua rapidement la secrétaire de Carolyn, Elise. 

- Comment va-t-il ce matin ? demanda Janice avec une pointe d’anxiété dans la voix. 

Elise afficha une moue qui n’amusa guère à sa collègue.

- Pareil qu’hier et les jours d’avant. Toujours d’aussi mauvaise humeur.

-  Ça promet !   

Elise sortit de son sac le dernier numéro du Clarion et soupira.

- Je ne t’envie pas, tu vas encore avoir droit à quelques remarques salées aujourd’hui.

- Si ça continue, je crois que je vais aller trouver du travail ailleurs. Franchement, l’ambiance est beaucoup plus pesante depuis qu’il est revenu.

Janice alla se servir un café avant même d’enlever son manteau pendant qu’Elise lisait le Clarion. Elise s’exclama : 

-  Tu as vu ? Il paraît que Mary Danaher va sortir « Woman in me » en livre. 

- Qui ? 

- Mary Danaher. Tu ne te rappelles, pas ? Le roman-feuilleton du Clarion. 

Janice lisait peu le journal. L’actualité ne l’intéressait guère. 

-  Ah oui, fit-elle vaguement. Tout le monde en parlait à l’époque, mais je ne l’ai pas lu.

- Eh bien, il va paraître en roman. C’est écrit dans le Clarion. Je te conseille de l’acheter. L’histoire est vraiment très émouvante. Ça raconte…

Elise n’eut pas le temps de terminer sa phrase. Steven Cord sortit de son bureau comme un lion qu’on avait mis en cage pendant des mois et qu’on venait de libérer. Il tenait dans sa main un dossier. 

- Est-ce que vous croyez qu’on vous paye à papoter ?!, hurla-t-il à l’adresse des deux secrétaires. Ce n’est pas un salon de thé ici ! Janice, avez-vous mis à jour le dossier Evans ? 

- Je vais le faire monsieur.

Elle ôta finalement son manteau et le posa sur le porte manteau à côté de son bureau. Steven la regarda, l’air surpris.

-  Vous arrivez seulement maintenant ?

- Je vous avais prévenu hier. J’avais rendez-vous chez le denti…

Steven l’interrompit :

- Je me fiche de savoir où vous étiez ! Faites donc votre travail convenablement et mettez-moi à jour ce foutu dossier Evans !


 

Dans son bureau, Carolyn Russell observait une carte d’anniversaire. Celle que lui a envoyée Billy Chambers, le lieutenant de police de Peyton Place, avec qui elle avait eu une relation alors que le couple était à New-York. C’était il y a quelques années. Carolyn avait quitté Billy car celui-ci était d’une jalousie maladive et cette jalousie tournait à l’obsession. Depuis, Billy était allé voir un psy et avait assuré à Carolyn qu’il allait mieux. Sur la carte d’anniversaire, il souhaite l’inviter à dîner au Colonial vendredi prochain. 

Carolyn ne savait pas comment faire. Devait-elle accepter ? Elle se rappela à quel point Billy pouvait être un individu très sensible et généreux. Mais elle connaissait aussi l’autre facette de l’homme, son côté sombre. Et si ce côté sombre existait encore ? Le meilleur moyen de le savoir était sans doute d’accepter ce dîner. Après tout, ce n’était qu’un dîner et cela n’engageait à rien d’autre. 

Carolyn s’apprêtait à prendre le téléphone pour appeler Billy lorsqu’elle perçu les éclats de voix de Steven à la réception. Elle se leva pour aller voir ce qui se passe. 

Elle découvrit Steven rouge de colère. 

- Si ce dossier n’est pas mis à jour avant midi, je vous vire !, hurlait-il à sa secrétaire. 

Janice ne l’entendait pas de cette oreille et répondit : 

- Je n’aime pas les menaces, Monsieur. 

La conversation tournait au vinaigre et Carolyn se sentit obligée d’y mettre un terme. 

- Steven ! Est-ce que tu peux venir à mon bureau, j’ai un dossier à te montrer. 

Steven se tourna une nouvelle fois vers Janice et la menaça avec son index. 

- Je n’en ai pas fini avec vous ! 

Il suivit Carolyn dans le bureau de cette dernière. 

-  Assieds-toi, ordonna l’avocate.

-  C’est quoi ce dossier ?

- Assieds-toi ! Il n’y a pas de dossier. Steven, depuis ton retour rien de va plus au bureau. Tu joues les dictateurs avec nos secrétaires, tu invectives nos clients. Ça ne peut plus durer comme ça. Alors tu vas asseoir tes fesses sur cette chaise et me dire ce qui ne va pas. Et je tiens tout de suite à te prévenir que je ne veux pas de faux-fuyants. Tu ne sortiras pas d’ici avant de m’avoir dit ce qui te tracasse tant au point de terroriser cette pauvre Janice ! 

Steven s’assit en soupirant, prêt à tout dire à Carolyn. Son visage, durci il y a encore quelques minutes, s’affaissa d’un coup et ses rides creusèrent son front.

Carolyn avait deviné depuis longtemps d’où venait le problème. 

- C’est Betty, n’est-ce pas ?

Steven acquiesça. 

- Je ne comprends pas. Je n’arrive pas à savoir ce qui s’est passé. Je suis revenu dans l’espoir de recommencer tout à zéro avec elle. Tout semblait aller pour le mieux. Betty était heureuse de me revoir et je pensais qu’elle était prête à tout reprendre comme avant. 

- Mais ça ne s’est pas passé comme prévu ?

Steven haussa les épaules, d’un geste d’impuissance.

- Le temps d’aller chercher mes affaires dans le coffre du taxi et Betty a changé du tout au tout. Elle s’est réfugiée dans la salle de bains et elle y est restée une bonne partie de la soirée. Je voulais lui demander ce qui n’allait pas, mais elle ne m’a pas répondu. Le lendemain, au réveil, j’ai vu qu’elle avait fait ses bagages et qu’elle était partie. 

- Sans un mot ?

- Sans un mot.

Carolyn, surprise, fronça les sourcils.

- Ça ne ressemble pas à Betty.

- Carolyn, depuis je n’ai plus de nouvelles. Brian s’inquiète ; je m’inquiète. Je n’ai pas la moindre idée de ce qui s’est passé, et ça me rend dingue. 

- Au point de te servir de cette pauvre Janice comme d’un punching ball, souffla Carolyn.

- Je suis inquiet, Carolyn, tu peux comprendre ça ?

- Je comprends. Mais je comprends aussi qu’il doit y avoir une explication à ce départ précipité. 

- Si seulement j’avais de ses nouvelles ! Si elle pouvait me dire ce qui se passe. 

- Elle a peut-être pris peur de s’engager de nouveau. Vous êtes passés par des moments très durs, elle et toi. Elle est peut-être partie faire le point. Laisse-lui du temps.

- Peut-être… peut-être… je n’arrive pas à me contenter de « peut-être » ! Je veux des certitudes.

Carolyn s’apprêta à lui répondre, mais le bourdonnement du téléphone l’en empêcha. Elle décrocha.

- Oui Elise ?

- J’ai Ellen Hayes sur la ligne 2. Elle dit que c’est important.

- Je la prends.

Carolyn appuya sur le bouton numéro 2 du téléphone.

- Carolyn Russell à l’appareil.

- Maître Russell ! Je… j’ai un problème. Il s’agit de mon frère Scott.

- Que se passe-t-il ?

- Pouvez-vous venir sur les docks ? Scott à de gros problèmes ! Il a besoin d’un avocat ! 

La voix de l’inspecteur Hayes était suffisamment grave pour que Carolyn acceptât de venir immédiatement. 

Elle raccrocha et planta son regard dans celui de Steven.

- Je dois y aller, j’ai une urgence. On reprendra cette conversation. En attendant, essaie d’être un peu plus aimable avec nos collaboratrices, d’accord ?

 

A suivre...

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MarIe A 23/05/2018 10:21

Quel plaisir de vous retrouver tous ! Et en "pleine forme", si on en croit les événements de Peyton Place !

Mr. Peyton 25/05/2018 18:35

Oh, ben ça fait un bail... Content de te lire. Oui, oui, ils sont tous de retour et en pleine forme pour se faire maltraiter par l'auteur... je crois que cette fanfiction me fait virer psychopathe lol