Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 927 - Jour de neige

Episode 927 - Jour de neige

Comme si toute cette histoire ne suffisait pas, voilà qu’il se met à neiger à gros flocons.  Et lorsqu’il neige à gros flocons en Nouvelle-Angleterre, cela veut dire qu’en quelques minutes à peine, un blanc manteau recouvre la petite ville de Peyton Place.

Betty parcourt la ville en voiture, à la recherche de Manuel. Elle est inquiète, il a démarré sa voiture en trombe et maintenant, avec la neige, si jamais il s’amuse à rouler vite, il risque de se retrouver à l’hôpital, voire pire…

Elle se demande où il peut bien être passé. Mentalement, elle essaie de se mettre à sa place : avait-il besoin d’un verre ? Allait-elle le trouver à la Taverne d’Ada Jacks ?

Non, Manuel n’est pas le genre de personne à s’enfiler un verre à la moindre déprime. Il est plutôt de genre à vouloir être au calme.

Un endroit calme à Peyton Place, Betty n’en voit qu’un : la forêt délimitant la ville de Grave Street.

Elle emprunte le chemin menant à la forêt, manquant à deux reprises de glisser et finir dans le fossé.

La neige lui offre une vue opaque de la route et elle est obligée de rouler au pas.

Enfin, elle parvient au petit parking où les promeneurs laissent leur voiture pour aller se balader en forêt.

Avec ce temps, peu d’amateurs de marche. Seule une voiture est garée sur ce parking.

Bingo ! C’est celle de Manuel.

Betty gare sa voiture. Un moment, elle est tentée de l’attendre pour être sûre de ne pas le louper, mais cela pourrait être trop long et elle doit aller chercher Brian à l’école dans deux heures.

Elle décide donc de se rendre dans la forêt. Elle trouve dans son coffre un manteau et s’y enveloppe. C’est un manteau de printemps, mais c’est toujours mieux que rien.

Après avoir parcouru quelques mètres dans la neige craquante, elle le trouve assis le dos contre le tronc d’un gros chêne. Elle s’approche de lui et vient s’assoir à côté.

BETTY : Je suis désolée, Manuel.

MANUEL : C’est moi, j’ai été stupide.

BETTY : Vous avez laissé parler votre cœur.

MANUEL : Pour ce que ça me rapporte…

BETTY : Ça vous rapporte d’être quelqu’un de droit, de naturel et de gentil.

MANUEL : Parfois, il vaut mieux garder pour soi ses sentiments. Les exposer au grand jour, ça fait mal.

Betty est touchée par la sincérité un peu naïve de Manuel, comme si celui-ci apprenait ce qu’est le monde seulement aujourd’hui. Elle veut changer de sujet.

BETTY : Que s’est-il passé à la Fabrique ?

Manuel lui expose les faits avec Seth Buswell, sans rien omettre.

BETTY : Seth Buswell est vraiment une tête de mule. Rassurez-vous, Jack n’est pas le genre à se laisser avoir par lui. Vous allez conserver votre place.

MANUEL : Je me sentais tellement utile là-bas. J’apprenais à diriger une équipe…

BETTY : Ne parlez pas au passé, Manuel. Jack ne vous a pas viré.

MANUEL : C’est fichu pour moi ici. Jack m’a fait comprendre qu’il allait me rétrograder et vous ne m’aimez pas. Qu’est-ce qu’il me reste ?

BETTY : Vous dramatisez, Manuel. Vous êtes jeune, beau, vous avez la vie devant vous.

MANUEL : Je vais attendre le retour de ma mère et nous partirons d’ici. Nous allons refaire notre vie ailleurs. C’est mieux. Pour moi, pour vous, pour Jack.

Ils discutent encore un peu. Betty est emmitouflée dans son manteau, mais elle frissonne.

MANUEL : Vous avez froid ?

Elle se lève

BETTY : Les hivers sont rudes à Peyton Place.

Il se lève à son tour. Chacun sait qu’il n’y avait plus rien à dire et qu’il faut partir.

Manuel enlève sa veste pour se retrouver avec un unique pull blanc. Il entoure Betty de sa veste par-dessus son manteau. Elle sent le parfum subtil de de son after shave et se sent chavirer. Après avoir mis la veste sur le dos de Betty, il garde les deux mains sur ses épaules. Puis ils se regardent longuement.

Le corps entier de Betty se détend. Elle a des papillons dans le ventre. Ça fait si longtemps qu’elle n’a pas fait l’amour ! Et l’envie est là, brutale, sauvage. Elle se matérialise en la personne de ce jeune garçon qui n’a pas encore vingt-cinq ans. Si beau, si viril…

Il approche son visage d’elle et l’embrasse doucement. A cet instant, le froid n’existe plus. Il n’y a plus que la chaleur de deux corps qui s’enlacent dans un moment de bonheur, mais aussi de folie.

Les murs que s’étaient bâtis Betty s’effondrent d’un seul coup.

Doucement, il amène Betty à se coucher sur la minuscule couche de neige qui fait un merveilleux duvet. Elle n’en peut plus, il est si beau, si viril. Elle s’empresse de défaire la ceinture de son pantalon et l’accueille en elle comme si sa vie en dépendait.

 

A suivre...

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Marie A 19/11/2017 00:00

Ah, ok. Ben lire ça avec la neige qui blanchit nos sapins sous les yeux... ça donne pas envie d’’être à la place de Betty (même si Manuel a l’air bien « sympathique ») :-D