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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode Double : 912 et 913

Nous terminons aujourd'hui la première partie de la saison 7 avant un arrêt me semble-t-il bien mérité ! 

Pour l'occasion, voici un épisode double dont l'héroïne est Lisa Peyton. Une Lisa dans toute sa splendeur... une Lisa comme on l'aime !

Episode Double : 912 et 913

Saison 7 - Episode 47

Episode 912 - Tout est bien...

 

Lisa Peyton est à la fois heureuse, émue, excitée et anxieuse. Tant d’émotions en une seule fois, c’est beaucoup pour elle !

Il faut dire qu’aujourd’hui, Lisa lance sa nouvelle entreprise de cosmétiques. Pour se faire, elle a invité quelques connaissances à sa soirée de lancement. Elle a même persuadé un journaliste de venir. James, de son côté, a déjà dit qu’il allait lui consacrer un article dans le Clarion.

Lisa n’en revient toujours pas. Elle se rappelle le fameux soir, il n’y a pas si longtemps, où elle était assise sur le canapé, dans l’appartement de Richard. Elle regardait la présentatrice à la télévision égrener les numéros gagnants de la loterie. Lisa n’avait pas réalisé tout de suite, il lui a fallu plusieurs fois regarder son billet, puis les numéros affichés sur l’écran. Elle venait de gagner le gros lot. Plusieurs milliers de dollars qu’elle a immédiatement investis dans une société de cosmétiques.

Pour l’ouverture, elle a voulu faire quelque chose de simple : une petite réception avec quelques invités chez elle. Et bien sûr la presse.

Elle a également fait appel à un traiteur qui a préparé un buffet froid.

Les invités commencent à arriver. Elle les salue chaleureusement et leur propose d’aller prendre un verre au buffet.

Betty, Paula et Mike arrivent à leur tour. Lisa affiche son plus beau sourire.

- Je suis contente que vous ayez pu venir.

- Je n’allais pas manquer un fiasco pareil, ironise Betty.

Lisa ne se départ pas de son sourire.

- Betty, tu n’arriveras pas à me mettre de mauvaise humeur. Aujourd’hui, c’est un grand jour pour moi.

Mike pose une main sur l’épaule de Lisa.

- Lisa, je vous souhaite de réussir dans votre projet.

Lisa rayonne.

- Merci, Mike.

- Même si on n’y croit pas, ajoute Paula avec un sourire moqueur.

- Si vous n’y croyez pas, pourquoi est-ce que vous êtes venues, toi et Betty ?

- Pour le buffet, s’exclame Betty.

Lisa laisse le trio se rendre au buffet, tandis que Jack fait son apparition sur le pas de la porte. Il regarde autour de lui.

- Plutôt petit comme cérémonie pour l’ouverture d’une entreprise, raille-t-il.

- C’est parce que tu vois toujours tout en grand.

- Tu as eu beaucoup de chance en remportant cette loterie.

- Tu vois, Jack, je suis sûre que tu vas regretter de ne pas t’être associée avec moi. Mon entreprise de cosmétique va marcher du tonnerre, et je serai au moins aussi puissante que toi.

Jack part d’un rire gras.

- C’est beau de rêver, Lisa. En tout cas, heureusement que tu as monté cette boite avec de l’argent propre et que tu as rendu le butin des cambriolages.

Lisa devient rouge.

- Qui t’as…

- Betty me l’a dit. Mais ne t’inquiète pas, je ne dirais rien.

Quelques instants plus tard, Lisa demande l’attention des invités et fait sa présentation. Lisa est ravie : tout le monde semble intéressé, puis finalement conquit par ses produits naturels. Si bien que, sans rechigner, Betty, Sutton, Colleen, Paula appliquent des crèmes sur leur visage.

Puis place à la fête. Elle bat son plein au moment où Lisa est interviewée par un journaliste qui lui promet une première page sur le Clarion.

- Vous allez devenir la fierté de notre petite ville, lui dit-il.

Lisa est aux anges.

Et puis soudain, Colleen pointe son index sur le poste de télévision allumée sur une chaîne d’infos.

- Mon Dieu ! Regardez-ça ! dit-elle en écarquillant les yeux.

Il s’agit d’une édition spéciale du journal. Au loin, on entend des sirènes de police hurler.

La présentatrice du journal est en duplex avec un journaliste qui se trouve dans le square de Peyton Place.

La journaliste prend un air grave. Son front se plisse.

- John, vous pouvez nous confirmer qu’il ne s’agit pas d’un canular ?

John tient un énorme micro dans la main. Il se tient tout près du kiosque à musique. Derrière lui, plusieurs voitures de polices sont alignées, gyrophares allumés.

- Oui, Ela, nous venons à l’instant de recevoir un message en provenance du « vaisseau mère ».

Dans l’appartement de Richard, tous les invités poussent une exclamation tandis que la caméra braque un vaisseau spatial au-dessus de la tête du pauvre John.

La présentatrice déglutit. Son visage est pâle à faire peur.

- John, que veulent ces extraterrestres ?

- Eh bien écoutez Ela, le porte-parole du vaisseau nous dit qu’ils viennent d’une planète appelée Orthego, située à cent cinquante milliards d’années-lumière de la terre. Ils sont venus chercher une femme qui détiendrait une recette miracle en matière de cosmétiques.

- Ont-ils donné le nom de la cette femme ?

- Oui, elle s’appelle Lisa Peyton. De Peyton Place. C’est pourquoi les Orthegos sont dans cette ville.

Tous les regards convergent vers Lisa, qui se trouve au centre de la pièce, juste en face de la télévision.

- Maman, c’est toi qu’ils veulent ! hurle Colleen.

Betty, un verre à la main, s’approche nonchalamment de Lisa et pose une main sur son épaule.

- Félicitations, ma vieille !

Lisa se retourne et son cœur fait un bond dans la poitrine.

- Mon Dieu ! Betty, ton visage !

Le visage de Betty se décompose. De grosses cloques noirâtres se forment un peu partout, sur son nez, son front, ses joues, son menton…

Paniquée, Lisa voit alors que le visage de Paula et celui de Sutton subit le même assaut.

Sutton se met à crier.

- C’est vous ! C’est votre satané crème qui nous a défigurés !

Au fur et à mesure qu’elle parle, ses dents tombent les unes après les autres.

Lisa secoue la tête. Elle est prise de tremblements.

- Non, il doit y avoir une erreur. Mes produits sont naturels. Ce sont les extra-terrestres ! Ils sont venus avec un virus. C’est pour ça !

Richard avance vers Lisa. Celle-ci cherche en lui un allié.

- Richard, dites-leur ! Dites-leur ! Vous m’avez vu fabriquer ces produits. Dites-leur qu’ils sont naturels !

Richard parvient près de Lisa.

- Lisa…

Il la saisit par les épaules et la secoue.

- Lisa !

Tétanisée, Lisa n’arrive plus à sortir un son de sa bouche.

- Lisa !, répète-t-il plus fort.

 

Cette fois, Lisa émerge de son rêve. Richard la secoue toujours. Mais il n’y a personne d’autre qu’eux dans la pièce, et la télévision est éteinte. Pas d’invités, pas de billet de loterie gagnante… et pas d’extraterrestres. Lisa est couchée sur le canapé.

Elle reprend doucement ses esprits.

- Richard, j’ai fait un horrible cauchemar !

Mais Richard semble peu s’intéresser aux rêves de Lisa. Il a le front plissé, les yeux agrandis par la peur.

- Lisa ! Où est le butin ?

Lisa recoiffe rapidement ses cheveux rebelles à l’aide de sa main.

- Quoi ?

Richard élève la voix.

- Le butin ?! Je suis allé voir et il n’est plus à sa place.

- C’est normal, je l’ai rendu, répond Lisa d’une voix naturelle.

- Vous avez quoi ?!!

- Hier soir, je suis allée remettre l’argent à leurs propriétaires. J’ai laissé tout dans des sacs poubelles dans leur jardin.

Richard ne sait pas s’il doit la croire, tellement la bourde de Lisa est énorme.

- Vous n’êtes pas sérieuse ? finit-il par dire.

Puis il la secoue une nouvelle fois et hausse le ton.

- Dites-moi que vous n’êtes pas sérieuse !!

Il panique. Il est au bord de l’hystérie.

Lisa secoue la tête.

- Richard, je vous ai dit que je ne voulais pas de cet argent.

- On est dans la merde, Lisa !

C’est bien la première fois que Lisa entend une grossièreté sortir de la bouche de cet homme.

- Qu’est-ce que vous racontez ?

- Bon sang ! Pourquoi avez-vous eu l’idée stupide de rendre les butins !

- Excusez-moi, mais je ne trouve pas cette idée stupide !

- Ah oui ! Alors laissez-moi vous dire une chose, ma belle. Ces cambriolages, je ne les ai pas fait seuls. Il y avait quelqu’un avec moi. Et ce quelqu’un va venir réclamer sa part, soit la moitié du butin.

- Vous n’avez qu’à lui expliquer que…

Richard interrompt Lisa et hurle à ses oreilles :

- Je n’aurais rien à lui expliquer !! Parce que lorsqu’il va me réclamer sa part et que je vais lui dire que je ne l’ai pas, il va me tuer. Cet homme est très dangereux. En rendant le butin, vous venez de signer notre arrêt de mort à tous les deux !!

Saison 7 - Episode 48

Episode 913 - ... qui finit mal !

 

Lisa regarde Richard emballer tous les ingrédients nécessaires à la confection des produits de Lisa entreposés dans la cuisine.

- Mais qu’est-ce que vous faites, à la fin ?

- Je sauve votre vie. Vous allez me prendre tous vos produits…

- Attention à cette crème, elle n’a pas encore eu le temps de…

Richard fait tomber la crème liquide sur sa veste. Lisa finit sa phrase :

- … durcir.

Elle s’avance près de Richard.

- Ecoutez, je crois que vous exagérez un peu, non ?

- Il ne vous connaît pas, il ne sait pas que vous existez et ça vaut mieux ainsi. Vous prenez vos affaires et vous fichez le camp avant qu’il n’arrive !

Mais Lisa tient à conserver son petit « laboratoire ».

- Je suis sûre qu’on pourrait trouver un terrain d’entente, il suffit de lui expliquer que cet argent était pour moi, que je n’en voulais et que je l’ai rendu. On lui fera comprendre…

Richard finit de tout mettre dans un carton, puis il se tourne vers Lisa. Son visage est rouge.

- Lisa, je vous aime, mais alors parfois qu’est-ce que vous pouvez m’agacer ! Cet homme est un tueur à gages. Vous comprenez ce que ça veut dire : un tueur à gages !!

Lisa frissonne. Un tueur à gages, a-t-il dit ?

- Je ferais peut-être mieux de m’en aller.

Richard hoche la tête.

- Enfin, vous comprenez !

Richard ferme le carton et le tend à Lisa.

- Je pourrais revenir, une fois que vous aurez réglé votre problème avec… votre complice.

Richard secoue la tête.

- Lisa, vous n’avez pas compris. Je me barre moi aussi ! Jalisse n’est pas un homme comme les autres, c’est un tueur. Dès qu’il va voir que je n’ai pas l’argent, il va vouloir me tuer.

La peur s’empare de Lisa. Tout va tellement vite qu’elle a dû mal à saisir ce qui se passe réellement.

- Mais où partez-vous ?

- Le plus loin possible d’ici. Sans doute dans un autre pays.

Soudain, la perspective de ne plus voir Richard met Lisa dans un profond désarroi.

- Vous… je m’étais habituée à vous.

Richard lui sourit.

- Dites-le autour de tourner autour du pot : je vais vous manquer !

Lisa hausse légèrement les épaules, à la façon d’une adolescente.

- Peut-être un peu.

Richard lui saisit les épaules.

- Partez avec moi !

Oui, tout va décidément beaucoup trop vite pour Lisa. Elle n’arrive pas à emmagasiner les récents faits.

- Je… c’est insensé, je ne peux pas.

- Pourquoi ?

La réponse lui vient naturellement.

- Parce que mes enfants sont ici… ma vie est ici.

- On pourrait refaire notre vie dans un autre pays. En France, par exemple. Des petits déjeuners sous la tour Eiffel, ça vous dirait ?

Lisa secoue la tête.

- Richard, vous n’avez même pas assez d’argent pour vous rendre au Canada.

- Alors partons au Canada ! Vous pourrez ouvrir votre société de cosmétiques là-bas.

- Je ne peux pas, Richard. Je suis désolée.

Elle saisit son carton et regarde longuement Richard. Elle lui fait un faible sourire.

- Au revoir, Richard.

Richard est déçu et tente de ne pas le montrer. Mais sa voix tremble lorsqu’il dit :

- Au revoir, ma douce Lisa.

Lisa se dirige avec son carton et d’un pas mélancolique vers la porte. Elle peut bien se l’avouer : elle aimait bien être avec Richard. Certes, ils n’étaient pas partis sur de bonnes bases, mais ensuite elle avait vraiment commencé à apprécier l’homme. Un tendre voyou, voilà les mots qui décrivent le mieux Richard McCormick.

Alors qu’elle approche de l’entrée, Lisa se fige soudain. Elle entend un bruit de pas en provenance du couloir de l’immeuble. Etant donné que Richard est le seul habitant de l’aile, quelqu’un vient ici. Les pas se rapprochent. Lisa se retourne vers Richard, morte de peur.

Richard s’approche. La personne qui est à l’extérieur tente d’ouvrir la porte.

- Qui est là ? demande Richard d’une voix peu assurée.

Il entend alors la voix de Jalisse lui répondre :

- A ton avis, tête de nœud ! Ouvre cette porte et fais vite !

On dirait que tout le sang contenu dans la partie inférieure du corps de Lisa remonte à ses joues. Elle commence à paniquer. Mais avant qu’elle ouvre la bouche, Richard pose sa main sur ses lèvres et lui fait signe de ne rien dire.

Il amène rapidement Lisa dans la chambre et lui indique une cachette dans l’armoire. Elle s’y glisse avec son carton. Elle se sert de ce carton comme d’une protection, ce qui à première vue peut paraître ridicule… sauf si vous vous trouvez dans une situation de danger.

Lisa veut lui parler, lui dire de faire attention, lui dire qu’elle tient beaucoup à lui, qu’elle ne veut pas qu’il lui arrive quelque chose… mais Richard l’en empêche.

Il lui murmure :

- Par pitié Lisa, ne bougez pas. Ne sortez pas de ce placard tant que Jalisse n’est pas parti, d’accord ?

A la porte d’entrée, Jalisse s’impatiente. Il cogne contre le battant.

- D’accord ? insiste Richard.

Lisa fait oui de la tête.

Richard ferme la porte de l’armoire et, tranquillement, va ouvrir à Jalisse.

Lisa n’a pas peur du noir. Enfin… habituellement. Mais elle se trouve dans une situation inhabituelle et, dans ce cas précis, seule dans une armoire avec comme protection un carton qui ne la protègera de rien, Lisa apprend à avoir peur du noir.

Mon Dieu, pourvu que cet homme ne fasse rien à Richard !

Elle peut entendre la conversation.

- T’en a mis du temps ! marmonne Jalisse.

- Désolé, j’étais là où tu ne peux aller à ma place.

Lisa ne peut s’empêcher d’admirer l’aplomb de Richard.

Jalisse poursuit :

- Où est le butin ?

- Je vais te le chercher, ne bouge pas.

« Je vais te le chercher » ? Mais il ne l’a pas ! Lisa se demande quel est le plan de Richard.

Elle entend Richard se déplacer. Il vient dans la chambre. Elle a soudain envie d’ouvrir la porte, ne serait-ce que pour le voir. Mais elle sait que c’est trop dangereux. Jalisse pourrait le suivre.

A travers un petit interstice entre les deux battants de la porte, elle peut tout de même voir Richard. Il est dans son champ de vision. Il ouvre le tiroir de sa table de chevet.

Mais au lieu de sortir un butin, c’est un revolver qu’il tient dans la main.

Lisa sursaute malgré elle. Quel que soit le plan de Richard, ça n’a pas l’air d’être un bon plan.

Il sort de la pièce. Lisa est à nouveau seule, avec pour seule compagnie la peur.

Elle attend alors Jalisse murmurer :

- Qu’est-ce que…

- Désolé, mais je n’ai plus l’argent.

- Tu plaisantes, mec. Tu vas pas tirer ?!

Pour la première fois, Lisa perçoit de la peur dans la voix de Jalisse.

Richard reprend :

- Si seulement j’avais la preuve que tu quittes cette maison sans jamais chercher à me revoir, je te laisserai la vie sauve. Mais je pense que tu ne le feras pas.

Silence. Quelques secondes seulement. Une éternité pour Lisa.

Jalisse prend la parole d’une voix plus assurée :

- Tu n’es pas capable de tirer. Tu sais pourquoi, parce que t’es qu’un lâche, McCormick.

Des bruits de pas. Est-ce que Jalisse se rapproche de Richard ? La réponse ne tarde pas venir lorsque Richard crie :

- Ne t’approche pas !

Des bruits. Une bagarre ! Oh non ! Jalisse doit être parvenu jusqu’à Richard et doit sans doute tenter de lui prendre son revolver. Des bruits de verres cassés.

Et soudain… Un coup de feu déchire l’espace.

Lisa met ses deux mains devant la bouche pour ne pas crier.

Puis vient autre chose. Plus terrifiant que tout.

Le silence.

Désolé de devoir laisser Lisa dans une armoire. La pauvre n'est pas prête à en sortir car le soleil, la plage, la mer... me font les yeux doux. Je dois y aller, maintenant.

Bonne vacances à tous et rendez-vous à l'automne prochain.

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Commenter cet article

Marie A 14/07/2017 19:33

On préfère Lisa dans une armoire que Jack en coma éthylique, mais quand même, ce n'est pas une position enviable.
Honnêtement, tu nous as fait peur avec l'inauguration de l'entreprise... (on n'est pas allé jusqu'à se demander s'il restait de la moquette dans ton quartier, mais c'était pas loin :-D :-D ).
Bon, ben maintenant que la suite nous a rassuré, on va te souhaiter un bel été rempli de toutes les activités que tu aimes.
À dans quelques semaines !

Mr. Peyton 14/07/2017 22:19

Je comprends et te rassures donc : la moquette est encore intacte. C'était juste un petit délire de ma part qui est venu comme ça sans prévenir :-)
Bel été à toi et à bientôt !