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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 910 - Garde à vue

Saison 7 - Episode 45

Lorsque l’on voit Billy Chambers assis à son bureau, les deux paumes de ses mains collées sur ses joues et les deux coudes posés sur la table, c’est qu’il pense. Et aujourd’hui, comme souvent, c’est à Carolyn Russell qu’il pense. Son estomac se noue à chaque fois qu’il pense à elle et au gâchis qu’il a fait à cause de se jalousie maladive.
Comment lui faire comprendre qu’il a changé ? Qu’il voie un psychiatre et que ça lui fait du bien ?
Ellen Hayes sait que lorsque Billy est accoudé de la sorte à son bureau, il n’aime pas être dérangé. Tant pis, elle n’a pas le choix.
Elle entre dans le bureau.
- Elle est arrivée, dit-elle simplement.
Billy décolle ses paumes de ses joues. Ça lui laisse une marque.
- Parfait, les choses sérieuses vont pouvoir commencer. Du nouveau de ton côté ?
Ellen secoue la tête.
- Non, l’enquête de voisinage n’a rien donné d’autre.
- Et en ce qui concerne l’affaire Glamazing ?
Ellen secoue de nouveau la tête en signe d’impuissance.
Billy se lève.
- Bien, je crois qu’on va devoir boucler cette affaire, elle ne nous mène nulle part. Inutile de dépenser l’argent du contribuable pour une histoire de mallette cosmétique qui a mal tourné.
- Je te signale au passage que ma sœur était une des victimes.
- Allons, Ellen, elle ne semble pas avoir été traumatisée. Ce n’est plus qu’un mauvais souvenir pour elle. Allons-y.
 
Ils entrent dans la salle d’interrogatoire. La pièce est réduite au strict minimum : une table, trois chaises, et une glace sans tain. Une ampoule est fixée au plafond, au-dessus de la table.
Un homme d’un certain âge est assis sur une chaise, à côté de Carolyn. Il paraît décontracté, les jambes allongées en dessous de la table et les mains dans les poches de son jean.
Ellen reste en retrait, debout dans le coin de la pièce.
Billy s’assoit en face de l’homme appréhendé et de l’avocate et fait tomber un dossier sur la table, qu’il ouvre.
- Mr… Eddie  Jalisse. Je répète la question que je vous ai posé tout à l’heure, avant que vous ne demandiez à voir votre avocate. Où étiez-vous dans la nuit du 10 de ce mois ?
Eddie s’exprime d’une voix rocailleuse :
- Je regardais la télé avec des potes.
- On peut connaître l’identité de… vos potes ?
Eddie se penche comme pour vouloir dire quelque chose de confidentiel.
- Riri, Fifi et Loulou.
Si Billy perd patience, il ne le montre pas au prévenu. Il sourit en respirant profondément.
- D’accord, vous voulez jouer au plus malin, alors jouons aux plus malins. Un témoin vous a vu dans Elm Street la nuit du cambriolage.
Carolyn intervient.
- Inspecteur Chambers, j’espère que vous n’avez pas arrêté mon client uniquement parce que quelqu’un l’a vu dans une rue le soir d’un cambriolage…
Billy se tourne vers Carolyn. Pas question de laisser ses sentiments envers elle l’emporter. Ils sont dans le cadre d’une enquête et d’un interrogatoire et Billy tient à rester professionnel.
- Si vous me laissez finir ma phrase, d’une part je vous en serais reconnaissant, et d’autre part cela apporterait une crédibilité à cet interrogatoire.
Carolyn se renfrogne sur sa chaise. Billy poursuit.
- Bien, poursuivons. Mr Jalisse. On vous a vu dans cette rue, en train de courir avec un complice. Vous aviez un sac à la main.
De nouveau, Carolyn interrompt l’interrogatoire.
- Encore une fois, Inspecteur, où voulez-vous en venir ? Voir un homme courir dans la rue ne fait pas de lui un cambrioleur, que je sache.
Billy se tourne vers sa co-équipière.
- Ellen, tu devrais aller nous acheter des pizzas. Si Maître Russell s’obstine à m’interrompre toutes les secondes, nous sommes encore là cette nuit.
Cette fois, Eddie Jalisse répond :
- Laissez, Maître, je peux répondre. J’étais effectivement dans cette rue et oui, je courais. Je courais après un homme.
- Quel homme ?, demande Billy.
- Le cambrioleur. Je l’ai vu sortir de la maison par la fenêtre, avec un sac de sport dans les mains. J’ai essayé de le rattraper.
- Et vous aviez également un sac de sport dans la main. Quelle coïncidence, vous ne trouvez pas ?
Eddie hausse les épaules.
- Je ne vais pas m’excuser d’être sportif. J’étais allé faire un jogging dans les bois.
- Et laissez-moi deviner… vous étiez seul dans les bois pour courir, personne ne vous a vu ?
- Bien sûr, je préfère être seul, je choisis toujours les endroits les plus solitaires.
- Oui, mais le problème, Jalisse, c’est que notre témoin ne vous a pas vu courir après quelqu’un, il vous a vu courir avec quelqu’un, ce n’est pas pareil.
- A quelle distance se trouvait votre témoin ? demande Carolyn.
- Maître Russell, nous ne sommes pas à un procès ici. Je n’ai pas à répondre à vos questions.
- Peut-être parce que la réponse que vous devriez me donner ne vous plait pas. Il faisait nuit, et à une certaine distance, il est impossible de voir à quel intervalle se trouvent deux hommes qui courent.
Billy ne répond pas et se tourne vers Eddie :
- Jalisse, vous dites courir après le cambrioleur. Pourquoi n’avoir pas appelé la police, dans ce cas ?
- Vous plaisantez ! Avec toutes les casseroles que je traîne, je n’avais pas envie d’aller parler aux flics. Parce que je savais très bien que j’allais être soupçonné. Et le fait de me retrouver le cul sur cette chaise, je vois que j’avais raison !
Billy change de position sur sa chaise.
- Parmi vos… casseroles comme vous dites, il y a deux cambriolages, tout de même. Et avec le même modus operandi que ceux d’Elm Street…
- Mon client a payé sa dette pour ces faits, intervient de nouveau Carolyn.
L’interrogatoire se poursuit ainsi sans que Billy n’arrive à ses fins.
 
Plus tard, Carolyn se retrouve dans le bureau de Billy. Elle s’assoit en face du bureau.
- Alors, qu’est-ce que vous comptez faire ?
- On le garde encore un peu !
- Billy, voyons ! Vous n’avez rien contre lui.
- C’est toi qui le dis.
- Tu crois qu’il est coupable, n’est-ce pas ?
- Pas toi ?
Carolyn ne répond pas. Billy en profite pour se lancer :
- On pourrait peut-être aller en discuter devant un verre ? Au Cider Barrell, par exemple.
Carolyn secoue la tête.
- Tu sais bien qu’on ne peut pas parler de cette affaire.
Billy soupire.
- Carolyn, c’était juste une invitation. On ne parlera pas de l’affaire. Ça fait longtemps qu’on ne s’est pas vus, et… j’ai changé, tu sais.
- Moi aussi j’ai changé, Billy.  Et le nouveau moi n’a rien à voir avec le nouveau toi.
Ellen passe la porte du bureau.
- On a reçu un appel des deux familles cambriolées. Les voleurs ont paraît-il rendu le butin.
Billy n’en croit pas ses oreilles.
- Quoi ?!
- Ils ont retrouvé l’argent et les bijoux dans des sacs poubelles, dans leur jardin, explique Ellen.
Carolyn se lève en souriant.
- Parfait, j’espère qu’avec ça, tu vas laisser mon client tranquille.
Elle quitte le bureau, laissant Billy totalement désarçonné.
 
A suivre...

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Marie À 10/07/2017 19:07

C'est vrai Caroline est bonne, mais elle n'a pas beaucoup à se creuser la tête pour détourner les arguments des policiers... Honnêtement, on ne peut pas dire qu'ils ont monté un dossier en béton... ^_^

Mr. Peyton 14/07/2017 22:14

Oui mais bon... un ex-cambrioleur se trouve dans une rue cambriolée le jour du cambriolage, il y a de quoi faire des cabrioles dans sa tête...