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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 906 - Premier jour de travail

Episode 906 - Premier jour de travail

Saison 7 - Episode 41

Manuel Amos ressent de la culpabilité. Assis parmi tous les voisins dans le salon des Cord, il n’a d’yeux que pour la maîtresse de maison. Debout devant une horde d’habitants conviée à participer à une réunion sur la sécurité des quartiers, Betty porte une robe légère d’un blanc immaculé lui allant jusqu’aux genoux. Elle a relevé ses cheveux bruns bouclés en un chignon qui laisse quelques mèches rebelles trainer sur son front et autour de son visage.

Alors qu’elle parle de la série de cambriolages qui a lieu en ce moment à Peyton Place, Manuel entrevoie la femme d’action. Elle a beaucoup d’aplomb et les voisins dispersés un peu partout dans le salon l’écoute sans broncher.

Betty est une dirigeante, et c’est ce que fait d’elle une femme à part. Et c’est sans doute aussi un peu pour cette raison que Manuel craque sur elle.

Manuel secoue la tête et essaie de se concentrer sur la conversation. Une vieille dame d’Elm Street se lève et prend la parole.

- Si j’ai bien compris, vous voulez remplacer la police par les habitants de Peyton Place ?

Betty sourit.

- Ce n’est pas exactement ça, Mme Travis. Nous laissons la police faire son travail. L’agent Hayes (Betty la montre du doigt) est d’ailleurs là pour en témoigner. Ce que nous voulons, c’est créer des binômes chargés de surveiller les quartiers le soir. Ellen Hayes nous donnera toutes les directives à suivre.

- Et si les cambrioleurs sont armés, vos binômes feront quoi ? demande Mme Travis.

Un homme habitant à Main Street se lève à son tour.

- Nous devrions peut-être porter une arme sur nous.

Cette déclaration provoque une polémique. Chacun veut parler, soit pour approuver, soit pour protester. Betty calme le jeu.

- Je ne vous demande pas de jouer les justiciers. Je veux simplement pouvoir leur faire peur.

- En attendant, c’est à nous qu’ils font peur.

De nouveau chacun veut parler et le salon se transforme en un maelstrom de voix.

Betty fait un signe à Ellen.

- L’agent Hayes va vous expliquer comment procéder.

Cette fois, Ellen Hayes se lève et fait taire l’assistance. Son uniforme de police semble impressionner. Elle dit :

- Si vous braquez une lampe de poche dans la direction du voleur, il va se sentir pris au piège et va déguerpir. Alors, vous prenez votre sifflet, vous sifflez très fort trois fois de suite et tous les habitants du quartier sortent. Le voleur ne pourra rien tenter. De plus, il est important d’être à deux pour cette opération.

Mme Travis ne semble pas convaincue.

- Je trouve que c’est tout de même dangereux.

Paula Rossi, jusqu’à présent plutôt discrète, se tourne vers la vieille dame.

- Vous n’êtes pas obligée de le faire, si vous avez peur.

Betty acquiesce.

- Je demande juste quelques volontaires. Je vous remercie d’être venus. Un buffet froid vous attend. Faites comme chez vous. Si vous êtes intéressés pour faire partie des patrouilles de voisinages, n’hésitez pas.

Les habitants se tournent vers le buffet, tandis que Manuel se précipite vers Betty.

- Il faut que j’y aille.

Betty semble déçue. A moins que Manuel ne se fasse des idées…

- Vous ne restez pas pour le buffet.

- J’aimerais, mais je dois aller travailler. C’est mon premier jour à la Fabrique.

- J’ai appris en effet que Jack vous a donné le poste de chef d’équipes. Félicitations.

- J’espère être à la hauteur.

- Vous le serez.

- En tout cas, je veux vous dire que je soutiens votre action à 100 %. Je veux d’ailleurs faire partie des équipes de patrouilles.

Manuel prend congé de Betty, fait un signe de la main à Paula, et s’engouffre dans sa voiture.

Direction la Fabrique Peyton.

Il n’a plus le temps de penser à Betty. Son cœur bat très fort à mesure que qu’il approche de son nouveau lieu de travail.

Il gare la voiture au premier emplacement venu. Il y a un emplacement réservé au chef d’équipes, mais il ne préfère pas encore le prendre. Comme s’il n’était pas encore vraiment chef.

Il entre dans le bâtiment, quelque peu vétuste note-t-il, et monte à l’étage où se trouve le bureau directorial.

Il frappe au secrétariat mais n’obtient pas de réponse. Doucement il ouvre la porte. La secrétaire n’est pas à son bureau.

Il entre et, à sa gauche, trouve la porte d’entrée du bureau directorial. Il s’approche et peut entendre des éclats de voix, sans pouvoir distinguer ce qui se dit. Visiblement, deux hommes sont en train de se disputer.

Il frappe à la porte et les voix s’éteignent.

- Entrez, crie Jack Peyton.

Manuel ouvre la porte et découvre Jack assis sur le rebord de son bureau. Près de la fenêtre, un homme qu’il n’avait jamais vu auparavant. Plus très jeune, il arbore un uniforme de la Fabrique.

Jack accueille Manuel avec chaleur, en lui serrant la main.

- Bienvenue à la Fabrique, Manuel.

- Merci, Monsieur.

- Je vous ai déjà dit de m’appeler Jack.

Sans attendre de réponse, il se tourne vers l’homme près de la fenêtre.

- Je voudrais vous présenter Seth Buswell, qui travaille à la Fabrique depuis très longtemps.

Seth hausse les épaules et marmonne dans sa barbe :

- Trop longtemps peut-être. J’ai commencé à travailler ici lorsque Mr Leslie Harrington avait repris l’affaire.

Manuel se dirige vers lui et lui serre la main.

- Ravi de vous connaître. Je vais avoir de nombreuses questions à vous poser.

Buswell regarde Manuel de la tête au pied.

- Je n’en doute pas. Vous êtes plutôt jeune, mon garçon. Quel âge avez-vous ?

- Vingt-six ans.

Seth fait la moue.

- C’est un peu jeune pour devenir chef d’équipe.

Jack intervient.

- Manuel est intelligent, il sera tenir une équipe.

Mais Seth Buswell demeure sceptique.

- Je ne demande qu’à voir, Mr Peyton, je ne demande qu’à voir…

Manuel comprend donc la raison de la dispute qu’il a surpris avant d’entrer dans le bureau.

Ce travail ne va pas être de tout repos…

Jack prend Manuel par l’épaule.

- Seth va vous faire le tour de la Fabrique et va vous présenter aux ouvriers.

 

A suivre...

 

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Marie A 01/07/2017 09:16

Bon courage, Manuel ! Mais si on en croit Betty, vous ne tarderez pas à charmer vos ouvriers ;-)

Mr. Peyton 01/07/2017 18:00

M'est avis que ce pauvre Manuel va avoir pas mal de bâtons dans les roues avant de pouvoir charmer ses ouvriers... j'dis ça, j'dis rien...