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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 892 - Le barbecue

Episode 892 - Le barbecue

Saison 7 - Episode 27

Il avait beau tenté de se concentrer, il n’y parvenait pas. Jack Peyton n’avait pas la tête aux affaires aujourd’hui. Ni hier d’ailleurs.

Il ne cessait de penser à la chute de Colleen, et surtout au courage de Manuel qui lui a sauvée la vie.

La vie était ainsi faite… Jack avait enlevé la vie du père de l’homme qui venait de sauver celle de sa nièce.

Jack n’avait pas de regrets. Il continuait à pense que Manny Amos aurait tué Rachel, Betty et lui-même s’il n’avait pas sauté dans ce terrain miné.

Mais il avait depuis hier un profond respect pour le fils de ce mécréant. Et quelque chose le poussait à vouloir absolument lui exprimer sa gratitude.

C’était la raison pour laquelle il était en route pour Chesnut Street. Il fallait qu’il voie Manuel, c’était plus fort que lui.

Il gara sa voiture devant la maison des Amos et traversa le jardin maladroitement pour se rendre vers la porte d’entrée. Sa jambe artificielle lui faisait mal, signe que le temps allait changer.

Devant la porte d’entrée, il hésita un moment, se demandant si finalement c’était une bonne chose de venir déranger les gens. Il décida que non, ce n’était pas une bonne chose. Et à la place de sonner à la porte, il fit demi-tour pour repartir vers sa voiture.

A peine avait-il fait trois pas qu’une voix l’appela :

- Mr Peyton ?

Jack se retourne. Manuel était sur le côté de la maison, il venait du jardin de derrière. Il s’avance et lui serre la main, visiblement ravi de le voir.

- Je ne vous attendais pas, quelle bonne surprise !

Jack se racla la gorge.

- Je suis simplement venu vous remercier.

Manuel semblait surpris.

- Pourquoi ?

- Vous avez sauvé ma nièce d’une noyade inévitable.

Manuel lui sourit :

- Et vous avez fait ce chemin juste pour me remercier ?

- En fait, un bouquet de fleurs pour votre mère devrait être livré dans quelques heures. Mais je tenais vraiment à venir en personne vous remercier. Au nom de toute ma famille.

- Ce n’est pas la peine de me remercier. J’ai suivi mon instinct. Une femme était en danger de mort, je l’ai aidée. Vous auriez fait de même. Vous étiez prêt à sauter à l’eau avant que je n’arrive.

Jack pensa soudain à Manny Amos et il éprouva un drôle de sentiment qu’il n’arrivait pas à définir. S’agissait-il de culpabilité ? Non, ce n’était pas vraiment ça.

C’était plutôt qu’il ne comprenait pas comment un être aussi vil qu’Amos avait pu engendrer un garçon aussi empathique.

- Nous venons d’allumer le barbecue. Voulez-vous vous joindre à nous ?

Encore une preuve supplémentaire que ce garçon n’a rien à voir avec son vaurien de père.

- Je ne veux pas déranger. De plus, j’ai un vol pour Boston dans trois heures.

Manuel haussa les épaules.

- Vous avez largement le temps de manger un morceau. Je suis sûr que vous n’avez encore rien avalé de la journée.

- C’est exact, comment savez-vous cela ?

- Vous êtes un homme d’affaires, et les hommes d’affaires sont toujours pressés, ils n’ont jamais le temps de manger. Ça me ferait plaisir de vous avoir à ma table, Mr Peyton.

Jack avait très faim, et accepta finalement la proposition.

Il suivit Manuel jusqu’à l’arrière de la maison où un petit jardin déployait sa verdure.

Une terrasse, accoudée à la baie vitrée, abritait une grande table sur laquelle étaient disposés des couverts.

Jack fut surpris de voir Betty assise à la table, avec Brian et le petit garçon qui habite plus bas dans la rue. Marisa aussi était assise. Elle se leva lorsqu’elle vit Jack et alla le saluer.

- Manuel a insisté pour faire un premier barbecue, qui s’avèrera être le dernier de la saison d’ailleurs. J’ai eu beau lui dire que le temps ne s’y prête plus. Une fois qu’il a quelque chose dans la tête, on ne peut plus la lui enlever.

- Je considère que c’est une qualité, répondit Betty.

Marisa avait beaucoup de charme. Elle irradiait une personnalité à la fois simple et forte. Cette femme inspirait confiance et respect.

Jack s’assit péniblement sur une chaise.

- Quelque chose ne va pas ? demanda Marisa en fronçant les sourcils.

Elle semblait vraiment se faire du souci pour cet homme qu’elle connaissait à peine.

Jack balaya l’air de sa main comme pour minimiser la chose.

- Ce n’est rien, juste le changement de temps qui me cause quelques tracas. Mais j’ai l’habitude.

Manuel arriva avec les gros morceaux de bœufs saignants. Jack huma l’odeur avec plaisir et les enfants hurlèrent de joie.

- J’ai toujours aimé les barbecues, dit Manuel en déposant le grand plat sur la table. Nous n’en faisions que rarement. Père était toujours absent et nous n’avions guère d’amis pour partager les repas.

Jack pensa que c’était surtout les amis qui devaient faire défaut à son père.

Manuel continua :

- C’est aussi pour ça que j’ai voulu venir dans une petite ville. Pour avoir une proximité avec les gens. Partager des moments comme celui-ci.

Betty se pencha vers Marisa :

- La perte de votre mari a dû être dure pour vous...

Puis elle tourna un regard entendu vers Jack. Quelle peste !, pensa Jack.

Marisa ne remarqua rien et répondit naturellement :

- Eh bien, comme le dit souvent Manuel, Manny était rarement à la maison. Toujours en affaires. Il avait acheté une maison à Peyton Place sans même nous demander si nous étions d’accord de venir y habiter. Mais c’était un homme bon. Il était impulsif parfois, mais bon. Je peux vous le garantir.

Betty fixa Jack, pensant qu’il allait dire quelque chose. Mais heureusement, Manuel rebondit sur autre chose :

- D’ailleurs, j’ai appris que nous avons acheté la maison de la personne qui maintenant habite dans celle que notre père avait acheté.

- Oui, répondit Betty. Paula Rossi. Vous l’avez rencontré une ou deux fois il me semble…

Manuel saisit un morceau de viande du plat pour le déposer dans son assiette.

- Oui, je m’en souviens.

- Ella a épousé son fiancé et ils ont voulu une maison plus grande, précisa Betty.

La discussion se poursuivit devant l’excellent repas. Une discussion très agréable qui fit oublier à Jack Manny Amos. Durant le repas, il s’amusa même avec les deux enfants, leur apprenant à faire de vilaines grimaces. Betty aussi était détendue. Jack avait l’impression que c’était ça, le bonheur : se rassembler autour d’une bonne table à rire, parler et jouer entre ami.

A la fin du repas, Manuel se leva :

- Je ferais bien une petite partie de foot, pas vous les garçons ?

Brian et Harry hurlèrent de joie. Brian se tourna vers Jack :

- Tu viens avec nous ?

Jack tapota sa jambe artificielle.

- J’aurais bien aimé, mais ma jambe me fait un peu mal.

Betty se leva afin d’aider Marisa à débarrasser. Mais Marisa lui demanda de se rassoir.

- Vous êtes une invitée, ici. Je reviens avec un bon café.

Assis seuls côte à côte, Jack et Betty regardaient les enfants jouer avec Manuel.

Jack se pencha soudain vers Betty et lui murmura :

- A quoi tu joues ?

Betty le regarda sans comprendre.

- Je te demande pardon.

- Qu’est-ce que tu fais ici, Betty ?

Betty haussa les épaules.

- J’ai été invitée, tout comme toi. Ce sont des gens bien, Jack.

- Je sais.

- Manuel n’a rien à voir avec son père.

- Tu sembles beaucoup l’apprécier.

Il y avait un sous-entendu dans cette phrase qui fit rougir Betty.

- C’est un gentil garçon. Tu devrais lui trouver du travail. Jack, il ne va pas partir de toute façon.

Il se mit soudain à pleuvoir. Tout le monde aida à ranger les meubles de jardin et débarrasser la terrasse. Rires et cris étaient de mise. Malgré la pluie froide et cinglante, il y avait de la chaleur dans les cœurs.

Jack dû rapidement prendre congé de ses hôtes pour aller prendre son avion à White River.

Dans la voiture, Jack se sentit mal. Il venait de comprendre en quelques heures passées avec les Amos ce qu’était une vraie et belle famille. L’entraide, la générosité, les bons moments devant un bon repas… Toutes ces choses qu’il n’a jamais connues.

 

A suivre...

 

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Marie A 05/05/2017 18:59

C'est vrai que ce n'est pas avec Lisa du temps où elle était au manoir qu'il aurait pu connaître cette ambiance chaleureuse, malgré toute l'affection qu'il avait pour les enfants

Mr. Peyton 09/05/2017 18:29

Oui, tu as raison. C'est vraiment ici la première fois qu'il ressent cette ambiance familiale. C'est émouvant... snif snif... un mouchoir s'il vous plaît ! :-))