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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 882 - Un doux parfum

Episode 882 - Un doux parfum

Saison 7 - Episode 17

Mais où diable peut-il bien ranger l’ouvre-boite ?

Lisa a ouvert les trois tiroirs de la minuscule cuisine du petit appartement situé au nord de White River.

En vain.

Elle soupire. Elle a vraiment besoin de cet ouvre-boite.

Elle s’appuie contre le plan de travail et observe les différents tubes placés à la verticale dans un boitier. Tout y est ! Elle a finalement reçu ses colis par la poste et le travail sérieux va enfin pouvoir commencer.

Elle est terriblement excitée par cette nouvelle aventure qu’elle n’en dort plus de la nuit. Enfin, son projet va prendre forme.

Il ne manque plus que l’ouvre-boite…

Justement, Lisa entend la porte d’entrée grincer et les pas de l’homme s’approcher.

 

A l’instant où il franchit le pas de la porte de son appartement, Richard McCormick a le sentiment qu’il se passe quelque chose d’anormal.

D’abord l’odeur. Il renifle, puis grimace.

Une odeur chimique. Quelque chose qui vous pique le nez et la gorge.

Une bombe ? Quelqu’un aurait piégé son appartement ?

Non, c’est ridicule. Il a certes eu de mauvaises fréquentations dans sa vie, de même qu’il a arnaqué pas mal de monde, mais pas suffisamment pour que quelqu’un songe à faire exploser un immeuble complet.

Il pose doucement la valise remplie de bibles contre le mur, près du portemanteau qui, par une chaleur pareille, ne sert à rien.

Sur la défensive, il n’a pas le temps de se réjouir d’avoir vendu trois bibles « dédicacées » par Martin Luther King, qui lui permettront de manger pendant les deux prochains jours.

Il avance doucement vers la cuisine, d’où provient l’odeur âcre.

Stupéfait, il voit d’abord Lisa Peyton accoudée au plan de travail…

Puis le reste…

Le reste, c’est des tubes comme les chimistes s’en servent, des casseroles, des paquets d’on ne sait quoi dispersés un peu partout et des cartons d’emballages empilés par terre, près de la poubelle.

- Qu’est-ce que c’est que ce cirque !, finit-il par demander.

- Notre avenir, sourit Lisa.

Avec une odeur chimique qui vous prend aux tripes, Richard doute d’un avenir radieux, mais plutôt d’un avenir chimiothérapique à l’hôpital.

Mais tout d’abord, une question toute banale s’impose.

- Que faites-vous ici ?

Et une autre avant qu’elle n’ait le temps de répondre :

- Et comment êtes-vous entrée ?

Lisa se redresse.

- Où rangez-vous l’ouvre-boite ?

- Je vous ai posé une question.

- Moi aussi.

- Arrêtez, voulez-vous.

Lisa soupire.

- La concierge m’a laissée entrer. Je lui ai dit que j’étais votre cousine.

Lisa lui sourit. Un sourire qui l’a toujours fait fondre. Richard se détend.

- Vous avez fiché un sacré bordel dans cette cuisine. Je suppose que vous n’êtes pas en train de me mitonner un bon petit plat.

- Vous supposez bien.

- Alors, qu’est-ce que vous fabriquez ?

Une bible traine sur le plan de travail. Lisa s’en empare.

- Nous n’aurons bientôt plus besoin de vendre « ça ». Franchement, Richard, on va finir par croire que Martin Luther King a passé sa vie à dédicacer des bibles !

Richard hausse les épaules.

- C’est un bon business.

- Oui, mais il faut aller de plus en plus loin pour les vendre. Ici tout le monde vous connaît.

Richard saisit l’opportunité que Lisa vient de lui offrir. Cela fait longtemps qu’il veut lui en parler. L’instant est bien choisi.

- Justement, Lisa. Partons. Partons loin d’ici. Au Kansas par exemple. Là-bas les gens sont crédules et croyants, ils adoreront ces bibles.

Lisa secoue la tête.

- Laissez tomber avec les bibles. J’ai bien mieux !

Elle ouvre ses bras pour lui montrer le foutoir étalé sur le plan de travail avec un « Ta-daaa » qui s’impose.

- Voici mon nouveau petit laboratoire.

Richard ouvre de grands yeux.

- Ma cuisine ? Un laboratoire ?

- J’ai acheté par correspondance tous les produits nécessaires pour faire une crème hydratante et un parfum que je compte vendre.

- L’aventure Glamazing ne vous a pas suffi ?

- Cette fois c’est différent. Je ne vais pas vendre des produits cosmétiques fabriqués par des abrutis qui n’y connaissent rien. Non, je vais vendre mes propres produits. Et ils seront naturels à 100 %.

Richard fait une grimace.

- Alors comment expliquez-vous cette odeur de produits chimiques ?

Lisa hausse les épaules.

- Disons 90 %, alors.

- Et depuis quand savez-vous fabriquer des cosmétiques ?

- Depuis que j’ai ça.

Elle soulève un livre où, sur la page de garde, est inscrit en titre « Comment fabriquez vous-même vos produits cosmétiques ».

Richard se dirige vers elle.

- Je peux voir votre business plan.

- Mon quoi ?

Il secoue la tête.

- C’est bien ce que je pensais. Lisa, vous voulez créer votre propre business d’une manière légale… à 90 % légale en tout cas. Mais pour cela, il vous faut un business plan. Il vous faut évaluer le coût de vos matières premières, calculer le coût de fabrication, de distribution etc.

- Vous n’avez jamais fait ça, vous…

- Lisa, je suis un escroc je vous rappelle. Je n’ai pas besoin de business plan pour faire croire aux gens que Martin a usé dix stylo-plumes pour dédicacer des bibles.

Lisa s’approche de Richard. Son regard reste déterminé.

- Richard, je vous demande de me faire confiance. Tenez, regardez !

Elle saisit une boite et la tend à Richard.

- C’est ma première création : une crème faite à base de cire d’abeilles, d’huile d’amandes douces et d’extraits de rose. En plus d’avoir une crème hydratante, on a un doux parfum de rose associé. Et je n’ai pas utilisé de produit chimique pour ça. En fait, le chimique, c’est pour colorer la crème, mais je crois que je n’en aurais pas besoin.

Richard observe la crème. Elle dégage en effet un doux parfum qui n’est pas désagréable.

Lisa lui sourit.

- Alors, Richard ? Est-ce que vous êtes avec moi ?

A contrecœur, Richard hoche la tête. Bien sûr qu’il est avec elle. Même en enfer, il l’accompagnerait.

- Très bien, s’exclame Lisa. Je vais alors pouvoir commander davantage de produits.

- Il serait peut-être préférable d’essayer de vendre ceux-là avant. Histoire de voir si ça marche.

- Vous avez raison. Oh, je suis tellement excitée par cette nouvelle aventure. C’est le début de la fortune, Richard ! Nous allons devenir riches et célèbres !

Richard sourit. Il était sûr d’être amoureux de Lisa, beaucoup moins de devenir riche grâce à elle.

 

A suivre...

 

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Commenter cet article

Marie A 29/03/2017 10:07

Quel vocabulaire tout à coup ! ça change et ce n'est pas désagréable... Quant à notre Lisa nationale, elle n'en rate pas une. Cette nouvelle association promet des étincelles. Mais c'est chouette qu'elle ait trouvé un homme qui l'aime. Enfin !

Mr. Peyton 31/03/2017 18:40

Oui, bon... enfin bon quoi... rien ne dit vraiment qu'elle l'aime. Pour l'instant, c'est surtout son projet qu'elle aime... ;-)

Angeline 28/03/2017 12:52

j'aime me promener ici. un bel univers. venez visiter mon blog. merci