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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 877 - Un retour inattendu

Episode 877 - Un retour inattendu

Saison 7 - Episode 12

Jack Peyton s’abîme dans la contemplation de ses plans au moins deux fois par jour. Il regarde sur le papier l’étendue de forêt qui deviendra un grand centre de villégiature. Il voit déjà les bungalows, les enfants qui courent dans la nature en riant, le parcours d’aventure pour enfants et l’autre pour adultes. Il imagine les ballades en vélo, les barbecues… Voir ses plans calme la tension intérieure qu’il accumule chaque jour. Il faut que Gloria Emmerson signe ce projet avec lui. Il compte beaucoup sur Alex pour ça. Il sait que l’ancien rédacteur en chef adjoint du Clarion est capable de trouver une solution à Grave Street, une solution qui peut convenir à tous.

Le bourdonnement de l’interphone le fait sortir de ses pensées. Il s’agit de sa ligne privée. Il décroche et soupire aussitôt en entendant la voix de Betty Cord.

- Oh, Betty je n’ai pas le temps. Et arrête de m’appeler sur ma ligne privée ou je vais changer le numéro !

Elle lui répond qu’elle l’appelle sur sa ligne privée parce qu’elle est sûre qu’il n’aurait pas pris l’appel sur la ligne professionnelle.

- Je vois qu’il t’arrive de temps en temps de penser intelligemment. Malheureusement, dès qu’il s’agit de mettre en pratique tes pensées intelligentes, c’est autre chose.

Betty lui répond qu’il est désagréable.

- Alors ne m’appelle plus. Cela t’épargnera d’avoir une désagréable discussion au téléphone.

Mais Betty lui dit qu’il devrait lui aussi réfléchir de temps en temps. Et que si elle l’appelle sur sa ligne privée, c’est que c’est important.

Jack soupire.

- Et qu’y a-t-il de si important, Betty ? Tu t’es coupée un doigt en épluchant les pommes de terre ?

Betty en a assez. Il ne veut pas lui parler au téléphone ? Très bien ! Elle voulait juste le prévenir qu’il doit s’attendre à voir débarquer dans son bureau quelqu’un qu’il n’a pas envie de voir.

- Qui donc ? A part toi, je ne vois personne d’autre…

Elle ne lui dira pas qui, il aura la surprise par lui-même. Ça lui apprendra !

Elle raccroche.

Jack hausse les sourcils, ne sachant que penser de cette conversation.

Il décide de s’occuper d’un dossier important. Une acquisition en bord de mer. Il plie les plans, les range dans son tiroir et ouvre le dossier.

Une heure plus tard, il repose le dossier. Tout est prêt. Il n’a plus qu’à le donner à Marnie pour qu’elle envoie une copie au client.

Il sort de son bureau avec le dossier en main.

- Marnie, vous…

Puis il s’arrête net. Debout devant le bureau de Marnie se trouve…

- Manuel Amos ? !

Il s’avance vers lui. Que diable faisait-il ici ?

Manuel lui sourit et lui tend la main.

- Bonjour Monsieur Peyton. Heureux de vous revoir.

Jack est tellement surpris qu’il ne pense pas tout de suite à serrer la main de Manuel. Il finit par se reprendre et tend à son tour son bras vers lui.

Il sent la poignée de main généreuse du jeune homme. Mais il ne comprend toujours pas ce qu’il vient faire ici ? A-t-il des doutes ?

- Je… je suis surpris de vous voir ici. Je pensais que vous étiez retourné à Los Angeles vous occuper de la société de votre père.

- Monsieur Peyton, est-ce qu’on peut parler un instant ?

Jack hésite. Il n’a plus rien à dire à Manuel Amos. Que peut-il lui dire ? Que son père fût le pire escroc que la terre n’ait jamais connu ? Qu’il l’a envoyé sur un terrain sachant qu’il était miné ? Qu’il a envoyé son père à la mort ?

Manuel insiste.

- Ça ne sera pas long.

Jack sent la sueur couler le long de sa nuque. Il invite le jeune homme dans son bureau.

Une fois installé sur une chaise en face du bureau en chêne, Jack lui offre un verre, qu’il refuse.

- Très bien, dit Jack. Qu’est-ce qui vous amène ici ?

Manuel se redresse sur sa chaise.

- J’ai vendu Amos Stones à mon oncle et j’ai décidé de revenir à Peyton Place.

Malheur ! Jack a l’impression de voir le fantôme de Manny Amos danser devant lui.

- Pourquoi ?

- Parce que j’aime cette ville. J’aime la façon dont elle m’a accueillie.

Jack remue dans son fauteuil.

- Je trouve ça bizarre. Enfin, je veux dire, vendre une société de l’envergure de celle de votre père, et venir s’installer dans une petite ville, c’est… plutôt étrange.

- Je n’ai jamais aimé les grandes villes.

- Et que comptez-vous faire à Peyton Place ?

- C’est justement pour ça que je suis ici. Je me demandais si vous aviez quelque chose pour moi dans votre société d’immobilier ou bien à la Fabrique de textiles.

Oui, il a toujours du travail à offrir, ça ne manque pas. Mais non, pas à lui. Jack ne désire qu’une chose, c’est que Manuel s’en aille loin de Peyton Place. Si jamais il est ici pour chercher à connaître la véritable raison de la mort de Manny Amos, alors Jack risque d’avoir des problèmes.

- Je suis désolé, ment-il. J’aimerais vraiment pouvoir vous aider, mais actuellement je n’ai aucun poste vacant.

- Je peux commencer en bas de l’échelle. Ouvrier à la Fabrique me conviendrait.

Jack avait effectivement un poste à pourvoir là-bas.

- Je suis désolé, mais je n’ai rien.

Il se lève, histoire de faire comprendre à Manuel que la conversation se termine et qu’il est temps pour lui de quitter le bureau.

- Vous devriez aller vivre dans une grande ville, et non dans un trou comme Peyton Place. Dans les grandes métropoles, il y a toujours du travail pour des volontaires comme vous.

- Tant pis, merci de m’avoir reçu Monsieur Peyton. Je vais aller chercher du côté de White River.

- White River n’est pas beaucoup plus grand que Peyton Place. Vous devriez plutôt essayer New York.

- En fait, j’aime votre ville et j’ai déjà acheté une maison ici. Celle de Paula Dixon à Chesnut Street.

- Eh bien, je vous souhaite bonne chance dans vos recherches. Mais encore une fois, une grande ville vous offrirait bien plus d’opportunités.

Manuel fronce les sourcils.

- Monsieur Peyton, j’ai comme l’impression que vous n’avez pas envie que je reste vivre à Peyton Place…

Nouvelle coulée de sueur chez Jack. Il sourit.

- C’est que vous me paraissez un garçon très intelligent et j’ai peur de vous voir végéter dans une ville comme la nôtre. Vous méritez tellement mieux.

Manuel serre la main de Jack et le remercie une nouvelle fois de l’avoir reçu.

Jack referme la porte et s’y adosse en soupirant.

 

A suivre...

 

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Commenter cet article

Marie A 10/03/2017 18:06

Oups, grave erreur Jack, on en mettrait notre main à couper. ToT

Mr. Peyton 12/03/2017 10:03

Que voilà une lectrice bien perspicace ! :-)