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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 865 - Le mariage

Episode 865 - Le mariage

Depuis la chambre de sa fenêtre, Paula Dixon regardait les invités se mettre en place.

La cérémonie de mariage avait pour cadre l'extrémité du cul-de-sac, qui se terminait en forme circulaire. On avait disposé des chaises de chaque côté. L'arrondi était coupé en son centre par un tapis rouge, que Paula allait emprunter pour se rendre jusqu'à l'autel, c'est à dire à l'autre extrémité du rond. La rue était jonchée de tables sur la route où les invités allaient pouvoir se restaurer, et d'un énorme buffet sur le trottoir. Il était prévu, à l'issu de la cérémonie, d'enlever les chaises et l'autel situés au fond de la rue pour en faire une piste de danse. Un orchestre s'installait dans la cour de Betty.

Émue, Paula se tourna vers son amie.

- Ça a dû te prendre des semaines pour organiser tout ça.

Betty haussa les épaules.

- Je n'avais que ça à faire.

On frappa légèrement à la porte et Carolyn Russell apparut. Elle était magnifique dans sa robe de demoiselle d'honneur.

- Paula, vous êtes superbe, dit-elle.

La robe de mariée de Paula était en réalité plutôt simple. Longue, droite et sans fanfreluches. La simplicité a toujours fait des étincelles chez Paula. Elle était en effet magnifique dans cette robe.

Carolyn s'avança.

- Je voulais encore vous remercier de m'avoir choisie comme demoiselle d'honneur.

Paula sourit.

- Je sais que vous comptez énormément pour Mike.

- Il est comme un père pour moi.

Carolyn se détourna.

- J'avais peur que ma présence ne vous mette mal à l'aise.

Paula lui prit le bras en souriant.

- Laissons le passé de côté, Carolyn. Vous avez été la belle-fille de Mike, vous faites partie intégrante de sa vie. Et donc maintenant, vous faites partie intégrante de la mienne aussi. Et je dois dire que ce n'est pas pour me déplaire. On ne s'est pas toujours entendues à l'époque où votre mère était mariée à Mike, mais je voulais vous dire que vous êtes quelqu'un que j'apprécie beaucoup.

- Paula, vous êtes ce qui pouvait arriver de mieux à Mike dans sa vie.

Au bord des larmes, les deux femmes s'étreignirent.

Betty s'avança.

- Moi aussi je vous dois des excuses. J'étais jalouse de voir une femme aussi splendide être associée avec mon mari. J'ai été stupide.

- C'est oublié.

La porte s'ouvrit et Lisa Peyton entra.

 

Lisa s'arrêta sur le palier. Son visage pâlit à la vue des trois femmes qui semblaient au bord des larmes.

Lisa eut un pincement au cœur. Elle aurait aimé faire partie intégrante de la fête. Elle n'avait pas toujours été correcte avec Paula et Betty, mais elle partageait avec elles bien des choses. Elles étaient liées toutes les trois. Pas comme des amies inséparables, loin de là. Mais elles avaient traversé tant d'épreuves ensemble. Cal Fullerton, par exemple. L'homme qu'elle et Paula avaient tant aimé avant de tant le détester. Sans parler de Bepaliss, leur association qui avait tourné court à cause de Jack. Oui, Paula, Lisa et Betty avaient un lien indéfectible et voir Carolyn et Betty en demoiselles d'honneur et si proches bouleversait Lisa parce qu'elle ne partageait pas cette intimité avec elles.

Mais elle ne le montra pas. Sans un mot, elle se dirigea vers Betty et lui tendit un registre.

- Il faut que tu signes ici, c'est pour la livraison des caisses de champagne. Je les aie mises au frais.

Betty saisit le registre et signa.

- Je croyais que tu avais démissionné.

- C'est le cas. Je suis tombée par hasard sur le livreur qui cherchait désespérément un responsable. Visiblement Betty, ce mariage manque d'organisation.

Elle reprend le registre et tourna les talons.

- Excusez-moi de vous avoir dérangé, dit-elle d'une voix qu'elle voulait froide mais qui termina par un trémolo.

Paula la retint.

- Attends, Lisa ! On ne peut pas enterrer la hache de guerre, au moins pour aujourd'hui ?

Lisa se retourna. Elle s'apprêtait à répondre crûment qu'elle n'avait pas l'intention d'enterrer la hache de guerre, mais elle vit Paula dans sa robe de mariée, si belle et rayonnante, que son expression changea.

- Tu es ravissante, Paula.

On frappa à la porte. C'était Steven, le témoin.

- Il est l'heure.

Paula prit une profonde inspiration.

- Allons-y !

- Attends, intervint Betty. N'oublions pas la tradition. Il te faut quelque chose de neuf, quelque chose de prêté et quelque chose de bleu.

Elle sortit de sa poche une jarretière.

- Voilà pour l'objet prêté. C'était celle que je portais à mon mariage.

En riant, Paula l'enfila.

- J'espère qu'il portera meilleure chance à Paula, souffla Lisa qui ne pouvait s'empêcher de lancer des pics.

Carolyn sortit de sa poche un objet.

- Voilà pour le neuf.

Paula ouvrit une petite boîte et poussa une exclamation.

- Mon dieu Carolyn ! C'est magnifique !

A l'intérieur de l'écrin se trouvait un magnifique collier qui allait à merveille avec la robe. Carolyn sortit le collier et l'enfila au cou de la mariée.

- Je suis tombée sous le charme de ce collier dès que je l'ai vu.

- Je comprends pourquoi. Il est magnifique.

Lisa s'approcha du collier.

- Il a dû vous coûter un bras !

Betty jeta un regard de reproches à Lisa.

- Pas tant que ça, répondit Carolyn avec douceur.

- Pour un salaire d'avocate, sans doute.

Voyant se profiler une petite dispute à l'horizon, Paula coupa court à la discussion en embrassant Carolyn.

- Merci beaucoup, Carolyn.

Lisa haussa les épaules.

- Il ne reste plus que l'objet bleu.

Chacune se regardèrent. Penaudes, aucune n'avait de bleu sur elle, mis à part la couleur de leur robe de demoiselles d'honneur.

Lisa soupira, puis décrocha le stylo attaché au registre que Betty venait de signer.

- Décidément, ce mariage manque vraiment d'organisation.

Elle tendit le stylo à Paula.

- Tiens.

- Un stylo ?, s'étonna Paula.

Lisa haussa les épaules.

- Il est bleu.

Voyant Paula hésiter, Lisa souleva la robe de mariée et glissa le stylo dans la jarretière.

 

Steven attendait Paula devant l'entrée. Il s'était proposé de conduire la mariée à l'autel.

En descendant les escaliers, Paula songea à tout ce qu'elle laissait derrière elle. Les bons et les mauvais moments. Eric Bullock, leur passion... Puis son décès... Cal Fullerton, un homme qu'elle a aimé, ou crut aimer, mais qui l'a tant fait souffrir... Et Marsha, revenue à Peyton Place au mauvais moment et lui privant de plusieurs années de bonheur avec Mike. Années qu'elle comptait rattraper à partir d'aujourd'hui.

Steven lui prit le bras et, solennellement, ils traversèrent l'allée menant à l'autel de fortune où Mike, ému, attendait sa promise. Et brusquement, alors qu'elle longeait l'allée la menant vers sa nouvelle existence, plus rien d'autre ne comptait que l'avenir. Son avenir avec l'homme qu'elle aimait. Les fantômes de son passé avaient disparu et elle était sûre, grâce à l'amour de Mike, qu'ils ne reviendraient plus.

Betty et Carolyn, côte à côte, suivaient la mariée, toutes deux émues.

Le prêtre célébra alors la noce et, quelques instants après, Paula et Mike échangèrent leurs vœux.

Paula Dixon devenait alors Paula Rossi.

 

La fête battait son plein. Selena Cross avait immédiatement senti un changement de comportement chez Scott Hayes. Lui qui d'habitude était si avenant et souriant était aujourd'hui taciturne et ronchon.

De plus, il semblait vouloir l'éviter et chercher le plus souvent à s'éloigner d'elle. Ce n'était pas comme ça que Selena voyait le travail à deux.

 Scott était en train de servir une coupe de champagne à une invitée lorsqu'elle s'approcha de lui. Elle posa un plat vide sur la table.

- Les mini-fours partent à vive allure. Faut dire qu'ils sont excellents. Qu'en penses-tu ?

Scott haussa les épaules.

- Je ne les ai pas goûtés.

- Tu devrais.

- Je n'ai pas faim.

- Ceux fourrés crème champignons sont particulièrement bons.

- On n'est pas ici pour manger les petits fours, mais pour travailler. N'oublie pas que tu n'es pas une invitée à ce mariage. Tu es là pour bosser.

Selena tourna vers Scott un regard à la fois étonné et réprobateur.

- C'est quoi ton problème à la fin ?

Scott aurait aimé lui dire quel était son problème. Il l'avait vue embrasser James Peyton la dernière fois, alors qu'elle lui avait fait comprendre que ses sentiments à l'égard de Scott avaient changé de manières positives.

Mais il préféra se taire. Même lorsqu'il vit James s'approcher d'eux et qu'il surprit un regard complice entre lui et Selena.

- Belle cérémonie, n'est-ce pas ?

Scott ne répondit pas.

- La mariée était superbe, dit Selena.

James et Selena échangèrent un regard doux malgré la présence de Scott. Puis James se tourna vers le jeune homme.

- Au fait Scott. Dans trois semaines Cary prend quelques jours de vacances. Il va voir ses parents à Albuquerque. Ça te dirait de le remplacer ?

Scott s'apprêtait à dire quelque chose. Il était sur le point d'exploser, il voyait déjà son poing dans la figure de ce sale type. C'est tout ce qu'il méritait ! Il se retint cependant. Il n'avait pas envie de faire d'esclandre un jour de mariage. Il se contenta de serrer les poings, puis de les desserrer pour saisir un plateau rempli de coupes de champagne pleines pour aller faire une autre tournée.

James avait remarqué que quelque chose n'allait pas avec Scott.

- Qu'est-ce qui lui prend ?

Selena haussa les épaules.

- Je n'en ai pas la moindre idée. Il est comme ça depuis le début de la fête.

James décida d'oublier Scott. Il s'approcha discrètement de Selena, et tout aussi discrètement lui murmura :

- J'ai envie de t'embrasser.

Selena fit semblant de remettre quelques petits fours en place sur un plateau.

- Tu ferais mieux de réfréner tes envies avant que quelqu'un ne se doute de quelque chose.

James soupira profondément.

- Je vais essayer de réprimer mes envies, mais ça ne sera pas facile.

Selena rougit.

- Il va bien y avoir un moment où je vais devoir faire une petite pause...

- J'ai hâte.

De loin, Scott les observait d'un air dégouté.

 

L'homme, sa valise à la main, avait trouvé une cabine téléphonique publique non loin de la rue et avait appelé l'aéroport de White River afin de faire reculer son vol.

De retour à Chesnut Street, il se mît en quête de ses proies. Pas facile de les repérer avec tout ce monde.

Il eut alors la chance de voir le révérend qui avait célébré la messe. Il était en train de goûter au toast de caviar, un verre de champagne moitié vide à la main. Un révérend épicurien, voilà justement ce qu'il lui fallait. Avec un peu de chance, l'homme d'église sera un peu éméché, et l'affaire sera dans le sac.

Il prit une profonde inspiration en même temps qu'il se composait un visage de circonstance.

Puis il alla voir le révérend.

 

Lisa s'ennuyait profondément. L'abus de vin hier ne lui avait pas donné l'envie de réitérer l'expérience, si bien qu'elle était restée au jus d'orange depuis le début des festivités.

Elle aperçut Sutton Hayes au loin. Elle discutait avec Colleen près d'une table où l'on servait les petits fours sucrés.

Lisa s'approcha d'elles.

- Un petit repas gratuit ne fait pas de mal, n'est-ce pas ?

Sutton se tourna vers elle.

- C'est de vous dont vous parlez ?

- Moi, je suis invitée. J'ai donc le droit de toucher aux petits fours.

- Maman, tu ne vas pas commencer..., dit Colleen en soupirant.

- Tu as eu tes cent dollars ?, demanda Lisa à Sutton.

Sutton fit oui de la tête. Lisa avait expliqué la situation à James qui avait accepté de payer la jeune fille, rappelant aussi à sa mère qu'elle allait devoir se débarrasser des cent valisettes qui trainaient encore dans leur salon.

Sutton ne résista pas à la tentation de provoquer Lisa.

- C'est triste de devoir faire appel à son fils dans ce genre de situation délicate...

Lisa allait répliquer au moment où elle le vit. Un simple mouvement de tête avait suffi pour qu'elle le reconnaisse immédiatement. Elle n'en croyait pas ses yeux ! C'était bien lui. Il était en grande discussion avec le révérend.

Et soudain, Sutton n'existait plus. Lisa venait de le retrouver et elle n'avait pas du tout envie de le perdre de nouveau. Trop de choses étaient en jeu. Sa vie elle-même était en jeu !

Elle se précipita vers lui. Celui qui se faisait appeler Richard McCormick l'aperçu. Il flaira immédiatement le danger et, sans prendre congé du révérend, prit ses jambes à son cou.

- Hey ! Arrêtez-le !, cria Lisa.

Les invités étaient trop occupés, d'autres trop surpris pour réagir. Lisa couru après l'homme en continuant de crier.

S'engagea une course poursuite dans Chesnut Street. L'homme, un peu enrobé, courait moins vite. Il était de plus lesté d'une valise qu'il ne voulait pas abandonner.

L'homme arriva à l'extrémité de la rue et tourna à droite. Il était maintenant sur la route principale, non loin de la maison de Lisa.

Lisa n'avait pas l'intention de lâcher l'homme. Elle savait qu'elle allait le rattraper, c'était une question de temps.

Soudain, elle regarda sur la droite, vers le jardin de sa maison, et ce qu'elle vit la surprit dans un premier temps, et l'horrifia juste après. A l'abris d'un buisson, certains de n'être vus par personne, James et Selena s'embrassaient, tendrement enlacés.

Choquée, Lisa continuait d'observer le couple tout en continuant de courir, se rapprochant d'un McCormick à bout de souffle.

Le choc fut violent. Occupée à regarder James et Selena, Lisa ne vit pas qu'elle avait rattraper l'arnaqueur. Elle lui rentra dedans et ils tombèrent tous les deux. La valise fit une embardée sur le trottoir et s'ouvrit, déversant son contenu.

Lisa était perdue. D'un côté, elle tenait l'homme responsable de tous ses malheurs, et de l'autre côté, elle avait une furieuse envie de s'occuper de son fils et de cette petite ingénue de Selena.

Que faire ?

La décision devait être rapide et elle le fut. James pouvait attendre.

Elle saisit l'homme par le col de sa chemise et le força à se relever.

- Enfin je vous tiens !

- On se connaît ? demanda l'homme d'un air innocent qui irrita d'autant plus Lisa.

- Ne jouez pas à ça avec moi, hurla-t-elle. Vous m'avez arnaqué avec vos produits de beauté. Et vous allez me le payer cher.

- Ce n'est pas de ma faute, bredouilla McCormick. Je n'étais pas au courant qu'il y avait des produits allergènes dans ces valises.

- Je me fiche totalement de savoir si oui ou non c'est de votre faute. Ça ne m'intéresse pas de le savoir. Ce qui m'intéresse, c'est de récupérer ma mise de 6000 dollars.

Elle força l'homme à la suivre.

- Où est-ce que vous m'emmenez ?

- À la police, pardi !

- Non, attendez !

Il se dégagea d'elle.

- Vous n'avez pas besoin de mêler la police à ça.

Lisa laissa éclater toute sa colère.

- Je vais mêler la police à ça, croyez-le bien. Vous ne vous en sortirez pas cette fois.

- Écoutez-moi avant. (Le ton de McCormick était suppliant). Vous voulez récupérer vos 6000 dollars ? D'accord, vous allez les récupérer...

- Je ne vous fais pas confiance.

- Si vous mêlez la police à ça, je serai jeté en prison, il y aura une enquête, et un procès interminable, et vous ne récupèrerez pas l'argent immédiatement. Il vous faudra des mois, voire des années, avant de toucher le moindre cent.

Lisa se laissa aller à la réflexion. Ce maudit type n'avait pas tort.

Son regard se porta alors sur la valise explosée par terre. Des livres étaient éparpillés par dizaine sur le trottoir. Elle alla en prendre un et observa l'homme, surprise.

- Des bibles ? Vous vendez des bibles maintenant !

- Pas n'importe lesquelles. Celles-ci ont de la valeur. Regardez à l'intérieur. La première page.

Lisa ouvrit une bible et n'en crut pas ses yeux.

- Des bibles dédicacées par... Martin Luther King !

- Deux semaines avant sa mort. Elles n'en ont que plus de valeur.

Lisa secoua la tête.

- Vous êtes un grand malade ! Si vous pensez un seul instant que les gens vont croire que ces bibles ont été dédicacées par...

- Les gens sont prêts à croire n'importe quoi du moment qu'on leur présente les choses comme il faut. Vous en avez fait l'expérience, ma chère.

Il s'approcha d'elle.

- Le révérend était sur le point de m'en prendre dix. Signées par un grand homme, ces bibles ont beaucoup de valeur, vous savez.

- Elles sont signées par vous, ces bibles ! Et pour autant que je sache, vous n'êtes pas un grand homme.

- Peu importe qui les signe. Moi je leur offre du rêve.

- Vous arnaquez ces gens !

- Vous voyez les choses comme ça. Mais laissez-moi vous dire qu'une personne qui possède une bible qu'il croit signée par Martin Luther King est la plus heureuse des personnes.

Lisa fronça les sourcils.

- Pourquoi Martin Luther King ?

- Jimmy Swaggart aurait été moins vendeur.

- Vous êtes le pire arnaqueur que j'ai vu de toute ma vie !, s'écria Lisa.

- Écoutez, soit vous allez me dénoncer à la police et vous pouvez attendre vos 6000 dollars jusqu'à la fin des temps, soit on oublie les flics et je vous rembourse cette somme... Et je peux même vous en donner plus...

Piquée par la surprise, Lisa secoua la tête.

- Qu'entendez-vous par là ?

- Vous êtes quelqu'un d'intelligent, vous avez un sacré pouvoir de persuasion, vous êtes un peu comme moi.

Lisa ricana.

- Je vous interdit de vous comparer à moi. Nous n'avons rien en commun.

- Je vous demande juste de réfléchir à ma proposition. Nous pouvons devenir partenaires, vous et moi... Et nous pouvons gagner beaucoup d'argent. Je pourrai faire de vous une femme riche. Pensez-y.

Lisa observa McCormick. Elle avait une décision à prendre.

 

- Nous avons une décision à prendre.

Les bras croisés, Betty regardait Steven avec détermination.

Quelques instants plus tôt, elle était rentrée chez elle afin de chercher un mouchoir dans sa chambre. A l'entrée de la maison, elle surprit Steven qui descendait les escaliers avec son sac de voyage à la main.

- Où est-ce que tu vas ? avait-t-elle demandé.

- Je rentre à Washington.

Betty avait affiché une mine déconfite.

- Déjà ? La fête n'est même pas terminée !

- J'ai du travail qui m'attends là-bas. Le procès est long et fastidieux.

C'est à cet instant que Betty lâcha le "nous avons une décision à prendre".

Steven la regarda un instant sans comprendre.

Betty s'avança vers lui.

- Demain, c'est dimanche. Ne me dis pas que tu ne pouvais pas rester un jour de plus, ne serait-ce que pour Brian.

Le visage de Steven se crispa.

- Ne mêle pas Brian à ça.

- À quoi, Steven ? A quoi est-ce je ne dois pas le mêler ? Explique-moi parce que je ne comprends pas.

- Qu'est-ce que tu ne comprends pas ?

- Ton attitude. Ta désinvolture. Ta fuite.

- Je ne fuis pas.

- On ne se parle plus, toi et moi. Tu m'en veux encore pour ce qui s'est passé lors des élections. C'est ton droit. Alors dis-le. Parlons-en ! Essayons de crever l'abcès une bonne fois pour toute. Fais-moi des reproches, cries-moi dessus. Mais je t'en prie, ne reste pas indifférent, parce que ça me rend folle !

Betty se rendait compte qu'elle pleurait. Steven s'approcha plus près d'elle. Dieu qu'elle avait envie qu'il lui prenne la main, qu'il lui dise que tout va s'arranger, qu'ils vont enfin reformer un couple.

Mais Steven lui dit simplement :

- Tu parlais d'une décision ?

Alors Betty comprit qu'il était temps de faire avancer les choses, quel qu’en soit le prix.

Elle s'exprima d'une voix tremblante, trahissant son émotion. Elle n'arrivait pas à croire qu'elle été en train de prononcer ces paroles :

- Steven, est-ce que tu veux divorcer ?

 

La fête s'achevait doucement. Paula avait troqué sa robe de mariée contre une magnifique jupe bleue et un chemisier blanc.

Elle entra avec Mike dans la voiture des mariés, décorée comme il se doit par des boîtes de conserves accrochées à l'arrière.

Avant de partir pour leur lune de miel, Paula jeta son bouquet par-dessus son épaule, comme le veut la tradition. Le bouquet fut récupéré par Selena.

Les mariés s'en allèrent vers un futur rempli de promesses, laissant les autres habitants de Chesnut Street à un futur incertain...

 

FIN

C'est fini... en tout cas pour l'instant.
Il me reste juste à vous remercier chaleureusement pour votre fidélité et vous souhaiter de très bonnes fêtes de fin d'année
A bientôt

Episode 865 - Le mariage

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Commenter cet article

Marie A 24/12/2016 18:35

JOYEUX NOËL à toi et tes tiens (et ceux qui suivent ce blog) quand même ! Ce fut une belle année, merci pour tout.

Marie A 24/12/2016 18:33

Euhhhh... o_0 Qu'est-ce que tu entends par FIN ? Parce que le fan-club Peyton Place n'est pas vraiment prêt à laisser ses héros vivre leur vie dans l'ombre ;_; Même si le mariage était émouvant, (oui c'est vrai on a sorti le mouchoir devant l'émotion de Lisa et Scott nous fend le coeur) on aimerait... ça serait bien si... enfin tu vois quoi...

Mr. Peyton 25/12/2016 11:50

C'est vrai que le mot FIN n'est pas utilisé très souvent sur ce blog. Bon, pour tout te dire, l'écriture d'une saison 7 est déjà terminée, et une saison 8 est en cours d'écriture. Cependant... cependant, ce mot FIN a en effet une signification. Je réfléchi à un meilleur avenir pour nos héros et je pense que cela doit passer par un grand changement. Je vous tiendrais tous au courant dans les prochaines semaines. On va laisser passer les fêtes, puis digérer les abus de chocolat et foie gras, et on verra ensuite ce qu'il va se passer à Peyton Place :-))

Betty 16/12/2016 08:55

Voilà qui finit bien pour certains, une suite pour d'autres...
Un grand merci pour ces captivants récits
Bonnes fêtes de fin d'année aussi
A bientôt

Mr. Peyton 16/12/2016 15:49

Merci à vous pour votre fidélité, chère Betty :-)