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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 860 - Les préparatifs

Paula Dixon et Michael Rossi étaient lovés sur le confortable canapé du salon de la maison de la plage. La pièce était encombrée de cartons et les murs étaient dénudés. Paula nicha sa tête contre l’épaule de Mike.

- Aucun regret ?, lui demanda-t-il d’une voix douce

Paula haussa les épaules

- Pourquoi devrais-je en avoir ?

- Nous avons attendu ce moment depuis tellement longtemps. Ça fait bizarre, tu ne trouves pas. Je veux dire : toi et moi. Après tout ce par quoi nous sommes passés.

- Ce qui est passé est passé, Mike. Laissons tout cela de côté.

Mike se leva et alla servir une tasse de thé à Paula. Les mains de la future mariée accueillirent avec plaisir la tasse chaude. Mike se rassit.

- Paula, il y a une chose dont je voudrais te parler.

- Je t’écoute.

- Tu… tu n’as invité personne à notre mariage.

Paula se redressa et regarda Mike, faisant mine de ne pas comprendre.

- J’ai invité Betty, Lisa et même Ashley Pozzi.

- Je ne parle pas de ça et tu le sais très bien. Je parle de ta famille.

Paula fronça les sourcils

- Toi, tu as parlé avec Betty !

Mike ne chercha pas à nier.

- Elle s’inquiète pour toi, dit-il

- Pourquoi ? Je vais très bien.

- Elle m’a dit qu’elle avait senti une gêne lorsqu’elle avait parlé de ta famille. Tu lui as répondu que tu n’en avais plus.

- C’est la vérité.

- Paula, on se marie demain et tu ne m’as jamais parlé de ta famille.

Paula s’écarta de Mike, soudain mal à l’aise.

- Parce qu’il n’y a rien à en dire.

Mike s’agita sur le canapé.

- Je crois plutôt que si. Paula, à chaque fois que je parle de tes parents, tu évites la question. Tu ne crois pas que j’ai le droit d’en savoir un peu plus ?

Paula hésita. Puis finalement, elle posa la tasse de thé sur la petite table et prit une profonde inspiration.

- Mon père est mort. Ma mère est encore en vie et Dieu sait où elle se trouve en ce moment.

- Tu ne t’entendais pas avec elle ?

- Non, nous n’avons jamais été proches elle et moi. Très vite, j’ai compris que j’étais un poids pour elle. Elle n’a jamais cherché à me comprendre. Elle était toujours distante avec moi. Je pense qu’elle aurait voulu un garçon à la place. Je pense qu’elle voyait en moi ce qu’elle était à chaque période de sa vie. Et ça l’a perturbée. Et moi aussi d’ailleurs. Je suis partie de la maison à l’âge de seize ans. Mon père est mort peu de temps après. Puis ma mère est partie en Nouvelle Zélande. Elle m’envoyait une carte postale tous les ans pour Noël. Puis une tous les deux ans. Ça fait maintenant cinq ans que je n’ai pas de ses nouvelles.

- Tu n’as pas cherché à la reprendre contact ?

Paula secoua la tête.

- Non, et c’est bien comme ça. Je te l’ai dit, elle ne m’a jamais considérée comme son enfant, ni moi comme sa mère.

- Je trouve ça triste.

- Pas moi. Demain, nous célébrons notre mariage et rien au monde ne pourra gâcher la joie que je ressens en ce moment.

Elle lui sourit et l’embrassa tendrement.

 

********

 

A Chesnut Street, Lisa Peyton eut la malencontreuse idée de sortir de chez elle. Parvenu au bout de l’allée de sa maison, elle jeta un coup d’œil du côté de la maison des Hayes. La rue était animée car Betty Cord, « Miss-Demoiselle-d’Honneur-parfaite », avait eu l’idée saugrenue d’organiser le mariage de Paula à Chesnut Street. La rue était donc barrée à toute circulation depuis hier et jusqu’à la fin du mariage.

Des techniciens étaient occupés à décorer la rue de guirlandes électriques, sous le regard bienveillant de « Miss-je-surveille-tout », à savoir toujours Betty Cord.

Satisfaite de ne pas voir Sutton débarquer, Lisa s’engagea sur le trottoir et pressa le pas vers la sortie de la rue.

Mais l’espoir qu’elle avait fondé de ne pas voir Sutton s’effaça d’un coup d’un seul lorsque la jeune fille sortit du bus situé près de l’entrée de la rue. Elle aperçut Lisa et bien entendu couru vers elle.

Lisa laissa échapper un soupire d’exaspération tandis que la jeune fille parvenait devant elle.

- Où allez-vous comme ça ?, demanda Sutton.

- Je ne suis pas sûre que cela te regarde.

- J’attends toujours mes 150 dollars.

Lisa fit mine de s’en rappeler seulement maintenant.

- Ah oui ! Je dois aller les chercher à la banque. Et d’abord, ça ne sera que 100 dollars.

- 150, répondit Sutton, buttée. Et votre banque, elle est située en Chine ? Parce que ça fait tout de même presque une semaine que je vous les ai réclamés.

- Ne sois pas insolente !

- Vous m’avez vendu des produits toxiques, vous devez me rembourser.

- Tu auras tes 100 dollars. Pas un centime de plus.

- 125.

La tentative de négociation coupa court. Lisa pointa un doigt vers Sutton.

- Ecoute ma petite, tu n’es pas en droit de me réclamer plus d’argent que le prix de la mallette, d’accord ? Si tu continues à me demander plus, j’irais voir ta sœur et on verra bien si tu vas continuer à pavoiser devant moi.

Les paroles de Lisa semblaient avoir été comprises par Sutton, qui haussa les épaules.

- OK pour 100 dollars. Mais je les veux aujourd’hui !

Sutton fit demi-tour et rentra chez elle. Lisa laissa pousser un soupir d’exaspération. Comment trouver cent dollars en une journée ? Cela faisait une semaine qu’elle cherchait désespérément du travail, en vain.

C’est alors qu’elle regarda l’animation dans la rue et songea à une chose qui pourrait l’aider.

Résolue, elle retourna dans Chesnut Street et rejoignit Betty au bout du cul-de-sac. « Miss-je-gère-tout » donnait des ordres à qui voulait les entendre. En l’occurrence au traiteur.  

- La grande table sera mise ici. Est-ce que ça ira pour vous ?

Le traiteur hocha la tête puis, ayant eu l’information qu’il voulait, rejoignit un autre groupe tandis que Lisa parvint près de Betty.

- Salut, dit-elle en guise d’introduction.

Il fallait la jouer fine sur ce coup-là.

Betty fronça les sourcils.

- Ca n’augure rien de bon.

- Quoi ?

- Tu traverses toute la rue pour venir me dire bonjour. J’en conclue que cela n’augure rien de bon et que tu es venue parce que tu veux quelque chose.

Lisa ne se laissa pas démonter. Elle chercha un moyen d’engager une conversation qui devait aboutir à ce qu’elle souhaitait. Elle enveloppa la rue du regard et sourit.

- C’est une très bonne idée que tu as eu là d’organiser le mariage dans la rue.

Betty émit un petit rire.

- Et j’ai droit à des flatteries maintenant. Ce que tu as à me demander doit-être plutôt important. Alors vas-y tout de suite, car je n’ai pas que ça à faire.

C’était le moment de se lancer, avant que Betty ne tourne définitivement les talons.

- Je me demandais… si tu as besoin d’un coup de main, je suis là.

Betty regarda Lisa comme si elle la voyait pour la première fois.

- Tu… te proposes de m’aider ?

Lisa haussa les épaules.

- Qui a-t-il de si extraordinaire à cela ? Je connais bien Paula, et Mike Rossi. Je peux aider.

« Miss-je-ne-suis-pas-née-de-la-dernière-pluie » secoua la tête.

- Non, tu ne peux pas aider, tu « veux » aider. Et ça cache quelque chose. Alors, dis-moi quoi qu’on en finisse. Tu veux te racheter pour m’avoir escroquée avec tes valisettes Glamazing ?

- Encore une fois, Betty, je n’y suis pour rien.

- A ce propos, j’ai reçu un appel de mon avocate. Les analyses prouvent que tes produits sont hautement allergènes et possèdent dans leur composition une matière interdite aux États-Unis et qu’on n’achète pas cher en Chine.

Lisa haussa les épaules.

- Et alors ?

- Et alors, si on ne retrouve pas ton McCormick rapidement, tu me seras redevable des 6000 dollars que j’ai investis.

- Je te disais : et alors pour le mariage ? Tu es d’accord ? Disons que je pourrais m’occuper des enfants pendant la cérémonie, je peux aussi m’occuper du buffet, veiller à ce que tout ce passe bien…

- Très bien. Si tu veux…

C’était le moment pour Lisa d’attaquer.

- En plus, je ne demande pas grand-chose : 150 dollars pour la journée.

Betty toisa Lisa, interloquée par son culot.

- Attends… Tu… tu veux être payée ? Je me disais bien que ton altruisme cachait autre chose.

- Paula et Mike ne sont pas mes amis à proprement parlé. Je ne vais pas travailler gratuitement pour eux.

- Paula t’a invitée au mariage, tu l’oublies.

- Paula a invité tous les habitants de Chesnut Street, elle ne pouvait pas faire autrement que m’inviter. En même temps, avec tout le tintamarre que ça fait ici, c’était la moindre des choses. Alors, on dit OK pour 150 dollars ?

Betty réfléchit. La garde d’enfants demandait déjà 90 dollars pour la journée, et un serveur coûtait 70 dollars. Elle avait déjà engagé Scott Hayes et Selena Cross, mais ils allaient avoir du mal à s’en sortir. Betty décida de négocier.

- OK pour 100.

- 125.

- 110

- 120 et c’est ma dernière offre. Quelque chose me dit que tu t’en sors bien.

- Va pour 120 alors.

Lisa tendit immédiatement les mains vers Betty.

- Payable tout de suite.

Mue par la surprise, Betty ouvrit de grands yeux.

- Quoi ?

- J’ai besoin de cet argent maintenant.

Betty secoua la tête.

- Tu auras ton argent demain soir, après la réception. Et toute casse de vaisselle viendra en déduction de ces 120 dollars.

Lisa regarda Betty avec une moue. Elle n’eut pas le choix et capitula.

-Quelle heure, demain ?

 

A suivre...

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Marie A 29/11/2016 09:39

Euh... en tant qu'invitée je ne suis pas sûre que je laisserais mes précieux enfants à la garde de Lisa...^_^

Mr. Peyton 03/12/2016 20:39

Bon, si je dois prendre la défense de Lisa, je dirais qu'elle a élevé trois enfants qui sont plutôt bien équilibrés. Elle n'a pas que des défauts, notre Lisa... même si ce sont les défauts qui ressortent le plus chez elle. ;-)