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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 857 - Fêlure

Episode 857 - Fêlure

Peyton Professional – Bureau de Carolyn Russell

 

Carolyn Russell sentait sa migraine s’amplifier. Elle déposa les tasses devant les deux femmes et alla se servir un mug remplit de café pour elle.

On dit que la caféine est un bon remède contre le mal de tête. Et aujourd’hui, elle en avait besoin. Elle mettait, sans doute à juste titre, sa douleur encéphale sur le compte des deux femmes assises en face d’elle et qui n’arrêtaient pas de se chamailler.

Elle avala une gorgée de café qui lui fit le plus grand bien, reposa sa tasse et reprit son stylo.

- Si je résume la situation, vous vous êtes fait toutes les deux avoir. Lisa pour avoir acheté les produits dans le but de les revendre, et Betty pour avoir investi dans la marque.

- C’est tout de même moi la plus à plaindre dans cette affaire, maugréa Betty. Ce n’est pas Lisa qui a perdu 5000 dollars !

- Arrête de te plaindre toutes les cinq minutes, protesta Lisa en fronçant les sourcils. C’est moi qui me retrouve sans travail et avec une centaine de mallettes que je ne pourrais pas vendre. Qu’est-ce que je vais bien pouvoir en faire ?

- Je me fiche bien de ce que tu vas faire avec tes mallettes ! Moi je veux récupérer mon argent !

Une nouvelle fois, Carolyn tenta de calmer les deux parties. Cette fois avec plus de fermeté.

- Ca suffit, vous deux ! Vous êtes sur le même bateau, je vous signale.

Betty toisa Lisa du regard.

- Et j’aimerais bien te balancer par-dessus bord !

Carolyn soupira.

- Betty, Lisa… Si vous ne faites pas un effort pour vous entendre, vous allez être obligées de changer d’avocat. Je ne suis pas là pour régler des problèmes de voisinage !

Betty se calma :

- Excusez-nous.

- Que va-t-il se passer ?, demanda Lisa à Carolyn.

Carolyn prit un ton professionnel :

- Attendons déjà les résultats des analyses des produits. Il est possible, mais fort peu probable je l’admets, que les irruptions cutanées ne soient pas dues à ces cosmétiques. Ensuite, la police va rechercher ce fameux Richard McCormick. La tâche semble ardue. S’il s’avère que ce type est un escroc, il ne s’est pas présenté sous son vrai nom, et il doit être bien loin de Peyton Place maintenant.

- Ce que vous nous dites n’est guère réjouissant, dit Lisa d’une voix basse.

- Je vous dis la vérité.

- Ce que moi je veux savoir, c’est si mes 5000 dollars vont me revenir, implora Betty.

Carolyn leva les mains en l’air pour dire qu’elle ne savait pas.

- Il faut que l’on retrouve cet homme d’abord. Mais j’ai peur que cet argent ne soit jamais récupéré.

Betty se tourna vers Lisa :

- Si je n’arrive pas à récupérer mon argent, tu as intérêt à me le rembourser au centime près. Parce que je ne te laisserais pas une minute de répit tant que je n’aurais pas récupérer ma mise.

Carolyn se leva. Elle avait une envie pressante de se débarrasser de Javotte et Anastasie le plus rapidement.

- Restons positives. J’ai parlé à Sutton Hayes et Paula Dixon. Aucune des deux ne souhaitent porter plainte. C’est une excellente nouvelle. Je vous tiens au courant dès que j’ai du nouveau sur ce Mr McCormick.

 

Chez les Hayes – Chesnut Street

 

Sutton Hayes était rentrée tôt de l’école. Elle avait été cherchée Harry, puis l’avait fait goûter. Ensuite, elle avait repassé un peu de linge et « donner un coup » à la cuisine.

Il fallait qu’elle fasse quelque chose pour se faire pardonner. Ellen était toujours en colère pour cette histoire de cent dollars et Sutton ne la blâmait pas. Sa sœur se mettait en quatre pour faire vivre la famille, alors que Sutton n’était qu’un poids mort pour eux.

Ellen rentra tard ce soir-là. Elle avait des cernes sous les yeux et semblait extrêmement fatiguée.

Sutton prit un ton léger.

- Salut, j’ai fait à manger pour ce soir. Tu n’as plus qu’à prendre ta douche, à passer une robe décente et à venir mettre tes pieds sous la table.

Ellen jeta le courrier qu’elle avait dans les mains sur le comptoir de la cuisine.

- Je n’ai pas faim.

Sutton se mordit les lèvres. Il n’y avait pas de colère dans la voix de sa sœur, simplement une lassitude extrême et c’était peut-être encore pire.

- J’ai fait des pommes de terre farcies et une salade de choux. Tu peux te laisser tenter, non ?

- Où sont Scott et Harry ?, demanda Ellen sans répondre à la question de sa sœur.

- Dans leur chambre. Scott étudie et Harry joue avec Brian.

- On ne peut pas se permettre d’inviter Brian à manger ce soir. On n’a pas les moyens.

Sutton baissa les yeux.

- Je sais. Madame Cord va le récupérer d’ici une quinzaine de minutes.

Sutton surveilla la cuisson des pommes de terre.

- Sens-moi comme ça sent bon, dit-elle en s’efforçant de sourire.

Ellen secoua la tête.

- Je ne suis pas d’humeur, Sutton. Je vais aller prendre une douche et dormir un peu. J’ai accepté de faire une garde supplémentaire cette nuit.

Sutton la regarda, surprise.

- Mais c’est la deuxième garde cette semaine !

- Cette garde me permettra de rembourser les cent dollars que tu as offerts à un escroc sur un plateau d’argent.

- Je t’ai déjà dit que j’étais désolée !

- Tes excuses ne suffisent plus, Sutton.

- Tu… tu ne pensais pas ce que tu disais l’autre soir, n’est-ce pas ?

Ellen regarda sa sœur d’un air fatigué.

- Que je voulais laisser tomber ? Si, je le pensais. Ça devient trop dur et on ne s’en sortira jamais. Surtout maintenant que je sais que je ne peux plus compter sur toi.

- Tu peux compter sur moi, Ellen. Je… je t’ai dit que j’allais faire du babysitting ce weekend pour rembourser les cent dollars.

- Et en attendant le weekend, on mange quoi ? Le réfrigérateur est vide et Harry n’a même pas de jus d’orange pour demain matin.

Ellen secoua la tête et poursuivit :

- Je me demande bien ce que tu as dans le crâne parfois. Tu agis comme si tu te fichais de tout, comme s’il n’y avait que toi et ta petite personne qui comptez.

Sutton tenta de protester :

- Mais je t’ai dit que je…

Ellen leva la main pour lui faire signe de se taire. Elle pinça les lèvres.

- Je ne veux plus t’entendre Sutton. J’ai eu ma dose pour aujourd’hui.

Puis elle quitta la cuisine, laissant Sutton désemparée.

Elle s’assit sur un tabouret, posa ses coudes sur la table et appuya les mains sur ses joues. C’était dans cette position qu’elle réfléchissait le mieux.

Tout en fixant les pommes de terre dans le four en train de cuire, elle se demanda ce qu’elle pouvait bien faire pour se faire pardonner et en même temps améliorer les finances de la famille.

Elle trouva une solution lorsque Betty Cord vint chercher Brian.

Sutton la fit entrer, cria en bas de l’escalier à Brian que sa mère venait d’arriver. Sachant pertinemment que le garçon n’allait pas descendre immédiatement, elle tenta sa chance.

- Une avocate est venue me parler aujourd’hui.

Betty hocha la tête.

- Carolyn Russell, je sais.

- Elle m’a demandé si je devais porter plainte contre Lisa Peyton pour m’avoir vendu des cosmétiques qui provoquent des allergies.

Betty hocha la tête.

- Et d’après ce que m’a dit Carolyn, tu ne le feras pas.

- C’est-à-dire que je suis mineure. Il faut qu’un parent porte plainte à ma place. Et maman n’est pas là. Ellen ne voudra pas. Et pourtant…

- Pourtant quoi ? Betty tentait de suivre le cheminement de l’adolescente, mais n’y parvenait pas.

- En me vendant ces produits, elle m’a escroquée. Et vous aussi, elle vous a escroqué. Je me dis que vous pourriez porter plainte contre elle et en même temps défendre mes intérêts.

Betty secoua doucement la tête.

- Sutton, Dieu sait à quel point Lisa m’horripile. Je sais qu’elle a énormément de défauts, mais je peux t’assurer que lorsqu’elle t’a vendue ces produits, elle était sincère dans sa démarche. Au tribunal, c’est ce qu’ils diront. Le vrai coupable est le type qui a vendu les produits à Lisa. Mais pas Lisa.

Sutton détourna son regard. Elle sortit les pommes de terre du four.

- Si on porte plainte, on pourrait recevoir de l’argent en compensation.

- Je ne pense pas, non. Les produits Glamazing n’ont fait que provoquer une crise d’urticaire. A voir ton visage, c’est déjà passé.

Betty s’avança vers Sutton et reprit :

- Il n’y a qu’une chose que tu peux faire : demander à Lisa qu’elle te rembourse les cent dollars. Ce serait une bonne chose qu’elle le fasse.

Sutton acquiesça. C’était toujours ça de prit. Et ça permettrait à Ellen de ne pas enchaîner les gardes. 

 

A suivre...

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Marie A 29/11/2016 09:18

Au moins Sutton essaie de se montrer responsable... mais on ne peut que s'inquiéter quand elle commence à essayer de trouver une idée pour aider sa soeur.

Mr. Peyton 03/12/2016 20:32

Je vois que tu as déjà bien cerné ce personnage ;-)