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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 855 - Réactions en chaîne

Episode 855 - Réactions en chaîne

16967, Chesnut Street

 

Dans la chambre de Paula, Betty Cord examinait les plaques rouges sur le visage de son amie avec une grimace.

- Ouch… ce n’est pas très beau à voir.

Paula fit une moue.

- Merci, j’avais remarqué !

- Comment as-tu pu attraper un truc pareil ?

- C’est de l’urticaire.

- Une allergie ?

Paula secoua la tête.

- Je n’ai pas d’allergie.

- Tu as appelé Mike ?, demanda Betty.

Paula fit non de la tête.

- Il doit passer me chercher. Nous allons dîner chez lui.

- Parfait. Comme ça il pourra t’examiner.

- Pas question. Je ne veux pas qu’il me voit dans cet état !

Betty sourit.

- Vous allez vous marier. Il te verra dans de bien pires états, crois-moi.

- Oui, ben en tout cas nous ne sommes pas encore mariés. Et je préfère lui éviter la vue d’un visage d’écrevisse bouffie !

Betty tenta de relativiser.

- Ce n’est pas si terrible que ça.

- Betty, j’ai le visage rouge et boursoufflé. Il va fuir dès qu’il me verra.

Betty secoua la tête.

- Tu racontes n’importe quoi. Est-ce que tu as au moins quelque chose contre l’urticaire ici ?

- Non, sinon j’en aurais déjà pris.

- Paula, tu es infirmière et tu n’as rien contre les inflammations cutanées à la maison ?

Paula haussa les épaules.

- Tu sais ce qu’on dit : ce sont les cordonniers les moins bien chaussés.

- Tu n’as même pas une crème apaisante ?

Paula réfléchit.

- Si. J’ai la mallette de Lisa. Glama-machin.

Elle courut chercher la petite valisette de produits de beauté dans l’armoire de sa commode. Elle la posa sur le lit et l’ouvrit. Puis elle choisit une crème contre les irruptions cutanées.

Elle commença à en appliquer sur son visage.

Betty s’approcha d’elle.

- C’est quand même bizarre. Est-ce qu’il y aurait quelque chose de nouveau dans cette maison à laquelle tu pourrais être allergique. Une nouvelle plante par exemple ?

Paula secoua la tête et remit une nouvelle couche de crème.

- Non. Je n’ai pas acheté de plantes sachant que je vais déménager bientôt.

- C’est peut-être le stress du mariage.

- Il arriverait un peu tard, dans ce cas. C’est peut-être dû à un aliment quelconque. Je ne vois que cette possibilité. A midi, j’ai mangé des crevettes fraîches. Je fais peut-être une réaction allergique.

- Tu as déjà mangé des crevettes auparavant, non ?

- Exact. Mais ça ne veut rien dire. Je ne vois que cette explication. Je n’ai pas ramené de tapis, ni de fleurs, ni de plantes. Je n’ai rien acheté à part…

Soudain, Paula se figea. Elle baissa lentement la tête vers la valisette.

- … ça ! Les produits de Lisa !

Se rendant compte qu’elle avait enduit son visage d’une crème qui pourrait être à l’origine de son urticaire, Paula lâcha le pot et se précipita dans la salle de bains afin de se rincer abondamment le visage dans le lavabo.

Betty se mordit la lèvre. Elle n’espérait pas que les produits dans lesquels elle avait investi puissent provoquer de telles réactions cutanées. 

- Ne tire pas de conclusions trop hâtives, dit-elle en rejoignant son amie dans la salle de bains.

A cet instant, la sonnette de la porte d’entrée retentit. Paula, qui s’essuyait le visage, se mit à paniquer.

- C’est Mike ! Oh mon Dieu je suis dans un état affreux. Regarde mes cheveux, ils sont tout décoiffés. Et mon visage…

Betty lui passa une main autour de l’épaule tandis qu’une deuxième sonnerie retentissait à l’étage.

- Calme-toi. Je vais aller ouvrir. Profites-en pour te coiffer.

Betty alla ouvrir à Mike. Celui-ci fut surpris de voir Betty à la place de Paula.

- Paula est à l’étage, expliqua Betty

- Je m’excuse, dit le médecin. Je suis un peu en retard. Les Hayes m’ont vu arriver et m’ont interpelé.

- Rien de grave, j’espère ?

- Non. C’est Sutton. Elle fait une poussée d’urticaire.

En haut des escaliers, Paula avait entendu Mike. Elle descendit en trombe.

- Je le savais !, s’exclama-t-elle.

Mike la regarda, surpris de voir son visage rouge.

- Paula, qu’est-ce que…

- Lisa Peyton a vendu une valisette à Sutton. C’est elle qui me l’a dit. C’est à cause de ces foutus produits que j’ai le visage ravagé !! Elle va m’entendre, c’est moi qui vous le dis !

 

16971, Chesnut Street

Lisa regardait le livreur déposer le dernier paquet de valisettes contre le mur du salon, près de la fenêtre.

- Et voilà ! Le compte est bon, dit-il.

Lisa signa le récépissé et remercia le livreur, qui partit dépité de n’avoir pas reçu de pourboire après avoir passé du temps à déménager les paquets de la camionnette au salon.

Lisa observa les piles posées contre le mur. Il fallait lui trouver un endroit pour stocker les produits. Posés négligemment contre le mur, ils dénaturaient la pièce.

Elle haussa les épaules. Elle demanderait à Betty de les stocker dans le débarras qu’elle a derrière la maison.

Elle avait hâte d’être à demain pour pouvoir commencer à vendre. Elle avait déjà fait une liste des rues de Peyton Place où les habitants étaient des clients potentiels. Ensuite, elle s’attaquerait à White River.

Et un jour… Boston !

Elle comptait aller vivre là-bas d’ici quelques temps. Une fois qu’elle aurait ramassé un gros paquet avec les ventes. Les possibilités de vendre dans une grande ville comme Boston étaient infinies.

Un frisson de plaisir la parcourut. Elle allait enfin quitter cette petite ville et vivre la grande vie dans une grande ville.

La sonnette de la porte d’entrée la fit revenir sur terre.

Mike Rossi, Paula Dixon, Sutton et Ellen Hayes et Betty Cord étaient devant la porte. Lisa, surprise, haussa les sourcils.

- Que se passe-t-il ?, demanda-t-elle.

Paula, qui jusqu’à présent était derrière le groupe, s’avança et cria en pointant son doigt sur son visage rougi :

- Voilà ce qui se passe !

Lisa ouvrit de grands yeux à la vue des plaques rouges sur le visage de Paula.

- Qu’est-ce qu’il t’est arrivée ?

- Tu ne devines pas ?

Mike s’avança vers sa fiancée.

- Paula, il est inutile de s’énerver. Laisse-nous faire, d’accord ?

Lisa commença à s’énerver.

- Ecoutez, je ne sais pas ce que signifie tout ce ramdam, mais je dois préparer le dîner pour…

Ellen s’avança à son tour.

- Madame Peyton, pourrions-nous entrer un moment ?

Lisa hésita, puis finalement laissa passer tout le monde. Elle vit alors que Sutton avait des plaques rouges sur le visage. Elle fronça les sourcils.

Dans le salon, chacun avisa les piles de valisettes contre le mur. Betty se crispa :

- Ne me dis pas que tu as déjà reçu les produits ?

- Bon, écoutez, ça suffit, dit Lisa en haussant la voix. Vous allez finir par me dire ce que vous voulez ?

Ce fut Ellen qui répondit.

- Madame Peyton, nous avons des raisons de penser que vos produits de beauté présentent des problèmes.

Lisa faillit s’étrangler :

- Quoi ? !

Sutton s’avança vers Lisa.

- Vos produits sont merdiques. Ils m’ont donné des plaques rouges.

- Ce n’est pas possible. Tes plaques doivent venir d’autre chose.

Paula s’avança.

- Et les miennes ?

Lisa comprit. Elle voyait déjà tous ses projets, tous ses beaux projets qu’elle avait pensés, rêvés… s’envoler en fumée.

Elle tenta une dernière chose :

- Non, c’est… peut-être avez-vous mangé quelque chose d’avarié.

Son ton n’était pas convainquant, elle le savait.

- Ca ne provoque pas de l’urticaire, dit doucement Mike.

Ellen alla prendre une valisette dans le carton.

- Qui est responsable de ces produits ?, demanda-t-elle.

- Il… Il s’appelle Richard MacCormick.

- Pouvez-vous nous donner l’adresse de… (Ellen regarda le logo sur la mallette) Glamazing ?

Lisa se mordit les lèvres.

- C’est-à-dire que… (elle baissa la tête) Je ne la connais pas.

Mike fronça les sourcils.

- Comment ça vous ne la connaissez pas ?

- Nous nous rencontrons dans des restaurants ou des cafés.

Betty faillit s’étrangler.

- Tu es en train de nous dire que tu ne sais même pas où se trouve le siège de Glamazing ?

Lisa se rendait compte petit à petit qu’elle avait été la victime d’une arnaque, sauf qu’elle ne voulut pas l’admettre en public.

- Peux-tu me dire pourquoi je devrais absolument connaître le siège de Glamazing ! Je vends leurs produits, je n’y ai pas de bureau.

Betty s’emporta :

- Mais comment as-tu pu être aussi naïve ! Et dire que j’ai investis 5000 dollars dans ces produits !

- En parlant de naïveté, tu te poses bien là, répliqua Lisa. Toi aussi tu as mis de l’argent les yeux fermés. Tu ne m’as pas demandé où se trouvait le siège social quand tu as décidé d’investir.

- Ne retourne pas ça contre moi, cria Betty.

Sentant qu’une dispute allait démarrer, Ellen calma le jeu.

- S’il vous plaît ! Ça ne sert à rien de monter le ton. Il faut avant tout garder son calme et essayer d’en savoir plus sur ce Monsieur MacCormick.

Betty toisa Lisa du regard.

- Est-ce que – au moins – tu as un numéro de téléphone ?

Lisa haussa les épaules.

- Bien sûr, pour qui me prends-tu ?

- Ne me force pas à le dire…

Lisa ne releva pas la remarque et partit chercher le numéro de téléphone de Richard. Elle saisit le téléphone et composa le numéro.

Quelques secondes plus tard, elle blêmit.

- Le numéro n’est plus attribué.

Un lourd silence suivit. Puis Lisa ne voulut pas y croire.

- J’ai peut-être fait une erreur de numérotation.

Elle tapa de nouveau le numéro. Dépitée, Betty soupira.

- Laisse-tomber, Lisa.

Lisa baissa la tête et s’avoua vaincu.

Ellen montra la valisette.

- Je vais faire analyser ces produits pour savoir s’ils sont à l’origine des réactions cutanées de Sutton et Mlle Dixon.

- Et si c’est le cas ?, demanda Betty d’une voix grave.

- Si c’est le cas, il vous faudra prendre un avocat et porter plainte contre la personne qui vous a vendu ces produits. En espérant qu’on puisse la coincer. Sinon, vos 5000 dollars sont perdus.

Betty jeta un nouveau regard furieux vers Lisa. 

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Commenter cet article

Marie A 15/11/2016 13:34

Pauvre Perette qui vient de casser son pot à lait :-( C'est bien triste pour elle. Mais soyons optimistes, peut-être que cette aventure va ramener Steven vers sa famille. (On peut toujours espérer)

Mr. Peyton 15/11/2016 18:43

Bah en même temps s'il revient pour apprendre que sa femme a fait une grosse bêtise en faisant confiance à la seule personne dont on ne peut absolument pas avoir confiance, il est fort probable qu'il ne va pas lui sauter dans les bras :-))