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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 852 - Motivation

Episode 852 - Motivation

16971, Chesnut Street (Chez Lisa)

Lisa Peyton n’avait pratiquement pas dormi de la nuit. Ce n’était pas la chaleur qui l’indisposait, ni même un tourment quelconque. Non, rien de cela. Elle n’a pas fermé l’œil de la nuit tant elle était excitée par son nouveau travail de commercial chez Glamazing.

La facilité qu’elle avait eue à vendre les deux valisettes de Richard l’avait beaucoup surprise. Elle s’était dit qu’elle était faite pour ce métier.

La première partie de la nuit fut consacrée, entre deux tapotements d’oreillers, à penser à son avenir. Elle se voyait déjà vendre de très nombreuses mallettes. Elle se voyait avec une voiture, une belle décapotable, sillonner les routes de la Nouvelle Angleterre afin de vendre les produits de beauté. Elle verrait du paysage, elle ne resterait plus prostrée dans cette petite ville qui ne l’avait jamais véritablement adoptée. Elle verrait du monde, du beau monde… Elle pourrait même s’associer avec Richard, développer les produits, en vendre de nouveaux…

La deuxième partie de la nuit consistait à élaborer un plan pour arriver à ses fins. Dans un premier temps, il lui fallait acheter les mallettes à Richard et aller les vendre à pieds ou en bus tant qu’elle n’avait pas de voiture.

Elle savait, au fond d’elle-même, qu’elle était prête à vendre de très nombreuses valisettes.

Elle fit de rapides calculs : elle devait acheter la valisette 50 dollars et la vendre 100 pour espérer empocher de gros gains. Seul problème, elle n’avait pas d’argent en poche. Et la banque n’allait pas lui accorder de prêt, c’est certain.

Comment faire ?...

Ses pensées s’arrêtèrent là. Le sommeil fut plus fort que tout et elle s’endormit d’un sommeil lourd. Elle se réveilla en catastrophe le matin. Il était déjà dix heures.

 

46967, Chesnut Street (Chez Betty)

La première envie de Betty Cord fut de lui fermer la porte au nez. Au lieu de ça, elle soupira.

- Qu’est-ce que tu veux encore ?

Lisa lui sourit.

- Te parler d’une chose très importante.

- Paula m’a parlé de tes produits Glamouring et ça ne m’intéresse pas.

- C’est Glamazing et ce sont des produits formidables. Mais je ne suis pas venue pour t’en vendre.

- Tant mieux. Car je n’en aurais pas acheté. Bon, je suppose que tu n’es pas non plus venue me demander du sucre ou du sel, vu que tu ne sais pas cuisiner. Alors, dis-moi ce qui t’amènes afin que je puisse fermer cette porte et retourner à mes occupations.

Lisa prit une profonde inspiration. Ça n’allait pas être facile.

- J’ai une proposition à te faire. Un investissement qui va…

Elle n’eut pas le temps de terminer. La porte claqua devant son nez. D’abord surprise, Lisa pinça les lèvres. Cette Betty était décidément une belle garce !

Elle sonna. Betty alla de nouveau ouvrir et Lisa s’empressa de dire.

- Betty, écoute-moi au moins... Ce que j’ai à te dire est très important.

- Ecoute Lisa. Dans la même phrase, tu as prononcé les mots « proposition » et « investissement ». Sachant que cela vient de toi, l’association de ces deux mots forme dans mon esprit un autre mot : « danger ». J’ai donc préféré mettre un terme à cette conversation qui, en y réfléchissant bien, n’en était pas une.

Lisa montra les cinq doigts de sa main à Betty.

- Cinq minutes. C’est tout ce que je te demande. Cinq minutes et pas plus.

Betty haussa les épaules.

- C’est déjà trop. Mais comme je suis tout de même curieuse de savoir ce que tu mijotes, je t’en accorde quatre.

Betty fit entrer Lisa. La première étape était franchie.

- Mmmm, ça sent bon le café, commença Lisa.

Voyant que Betty ne bougeait pas, elle ajouta.

- Tu n’aurais pas une tasse pour moi ?

- Non, fit Betty, imperturbable.

Lisa savait qu’elle devait faire vite et entrer dans le vif du sujet immédiatement. Elle parla donc des produits Glamazing. Mais cette fois, elle évoqua l’aspect financier de la chose.

- C’est simple, dit-elle en conclusion. J’aimerais que tu me prêtes de l’argent pour financer les mallettes.

- Tu ne manques pas de culot, dis-donc.

- Attends ! Je ne demande pas un prêt gratuit.

- Quel est ton plan ?

- Tu finances les mallettes : cinquante dollars l’unité. Je la vends cent dollars. Sur la vente, tu récupères 60 dollars. Tu gagnes donc dix dollars par mallette. Qu’est-ce que tu en dis ?

- Ce que j’en dis ? C’est que pour cent dollars tes produits de beauté doivent être conditionnés dans des emballages en or.

- Betty, sois sérieuse pour une fois.

Betty hausse les sourcils.

- J’aurais vraiment tout entendu aujourd’hui.

- C’est une superbe opportunité. L’argent que tu gagnes, tu pourrais le mettre sur un compte pour les études de Brian, par exemple.

Sacrée Lisa ! Voilà maintenant qu’elle appuyait sur la corde sensible.

- Vingt dollars.

- Quoi ?

- Vingt dollars de profit, soit 70 dollars pour moi et 30 pour toi.

- Betty, soit raisonnable… 65 dollars.

Betty capitula.

- Combien tu achèterais de mallette ?

- Dans un premier temps, j’avais pensé à une bonne centaine.

- Et tu arriveras à vendre les cents mallettes ?

- Ca tu peux me faire confiance, je suis motivée comme jamais !

Betty réfléchit. Elle allait devoir débourser 5.000 dollars et encaisser 6.500. Cela lui fera un profit de 1.500 dollars.

Après tout… pourquoi pas.

 

En fin d’après-midi, Lisa alla voir Richard avec un chèque de 5.000 dollars. Richard fut à la fois surpris et ravi de voir qu’elle lui achetait cent mallettes de ses produits miracles. 

 

A suivre...

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Marie A 01/11/2016 09:18

Betty a très bien résumé la situation : DANGER ! Mais pour le faire comprendre à ces dames...

Mr. Peyton 05/11/2016 08:39

Je pense que Betty s'ennuie, le monde des affaires lui manque, c'est pour ça qu'elle a accepté la proposition de Lisa :-)