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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 833. Une visite inappropriée

Episode 833. Une visite inappropriée

Plantée devant la porte d’entrée du manoir des Peyton, Mildred Stewart se demandait comment elle avait pu accepter de venir voir un homme qui n’est même pas son patient.

Betty Cord avait été très persuasive. Sans lui donner de détail sur les démons qui rongent le maire de la ville, elle avait réussi cependant à susciter sa curiosité en lui décrivant nettement la dérive de l’homme le plus puissant de la ville.

Betty frappa pour la deuxième fois à la porte, sans réponse. Mildred n’avait qu’une envie : faire demi-tour. Cette situation était grotesque, elle s’en rendait compte maintenant.

MILDRED : Betty, nous devrions partir. Visiblement, il n’y a personne.

BETTY (elle secoua la tête) : Impossible. Jack ne sort plus de chez lui.

MILDRED : Je ne me sens pas à l’aise, Betty. Mr Peyton ne m’a pas demandé de l’aide. Et s’il ne veut pas d’aide, je ne pourrais rien faire pour lui.

BETTY : Je ne vous demande pas de l’aider. Enfin… pas immédiatement. Je voudrais simplement que vous observiez son comportement. J’aimerais avoir votre avis, afin que je puisse l’aider à surmonter son problème.

MILDRED : Son problème, c’est l’alcool.

BETTY : C’est une conséquence de son problème. Disons qu’il a eu une déception amoureuse, et… autre chose.

MILDRED : Dont vous ne voulez pas me parler, oui je sais. De toute évidence, soit Mr Peyton n’est pas ici, soit il ne veut pas répondre.

Instinctivement, Betty posa la main sur la clenche de la porte et s’aperçut qu’elle n’est pas fermée à clé. Elle entrouvrit la porte et regarda Mildred. Sans doute pour avoir son assentiment. Assentiment qu’elle n’obtint pas.

MILDRED : Pas question pour moi de passer la porte si je ne suis pas invitée à entrer.

BETTY : C’est un cas de force majeur.

MILDRED : Betty…

Elles furent interrompues par la voix forte de Jack.

JACK : Qu’est-ce qui se passe ici ?

Il ouvrit brutalement la porte, faisant sursauter les deux jeunes femmes.

 

Jack cligna des yeux, car ils n’étaient pas habitués au grand jour. Il distingua enfin les deux formes qui se trouvaient devant lui. Betty et une autre femme. Un médecin, lui semblait-il. Mais il ne se souvenait plus de son nom.

BETTY : Jack, je te présente Mildred Stewart. C’est…

JACK : La psy de l’hôpital.

BETTY : Est-ce qu’on peut entrer ?

JACK : Qu’est-ce que vous venez faire ici ?

BETTY : Je suis venue te parler.

JACK (il désigna du menton la psy) : Et elle ?

MILDRED : Mr Peyton, je suis venue à la demande de Betty.

JACK : Mais pas à la mienne. Alors déguerpissez avant que je n’appelle la police.

BETTY : Jack, nous sommes ici pour t’aider.

JACK : M’aider à quoi ?

Jack avait soudain deux envies irrépressibles : celles de boire et de se débarrasser d’elles. Il fallait d’abord commencer par la deuxième envie pour assouvir la première.

BETTY : Jack, tu n’es plus toi-même depuis…

JACK : Rachel m’a quittée. Mais je m’en remettrais.

BETTY : Je ne parlais pas de Rachel. Je parlais du jour de la mort de Manny Amos.

Jack eut un haut-le-cœur.

JACK : Tu m’emmerdes avec cette histoire !

Il fit un geste du menton vers Mildred.

JACK : J’espère que tu ne lui as rien dit !

MILDRED : Betty ne m’a rien dit, et je ne veux rien savoir. Je suis ici pour voir si je peux vous aider.

JACK : Encore une fois : m’aider à quoi ?

BETTY : Arrête de te voiler la face. Tu sais de quoi je parle. Tu ne peux pas garder ça pour toi et faire comme si rien ne s’était passé. Tu es en train de sombrer, Jack. Et c’était ce que j’avais prévu qu’il se passe. Cette histoire avec Amos…

JACK (il l’interrompt) : Il n’y a pas d’histoire avec Amos. Ou plutôt si : il y en avait une et elle est finit. Je n’arrive pas à comprendre pourquoi tu remets toujours ça sur le tapis.

BETTY : Parce que… Tu sais très bien pourquoi. Nous en avons parlé.

JACK : Tu en as parlé. Tu n’arrêtes pas de me bassiner avec ça. Tu veux que je te dise, cette histoire, ce n’est pas mon problème, c’est le tien. Maintenant, je vous demande de quitter ma propriété.

BETTY : Jack, tu…

Betty n’eut pas le temps de terminer sa phrase. Jack claqua la porte au nez des deux femmes.

Betty regarda alors Mildred.

BETTY : Dr Stewart, pensez-vous que ce comportement est lié à sa séparation d’avec Rachel ?

MILDRED : Je… ça peut en faire partie. Mais je pense qu’effectivement, son comportement est lié à autre chose.

 

Jack entra dans le salon et hurla de rage. Puis il saisit la bouteille de whisky et but à même le goulot. Une longue gorgée qui lui brûla la gorge, anéantissant pour un instant la douleur morale.

Betty était une vraie teigne. Elle devrait se mêler de ses affaires, de son mariage qui va à la dérive, plutôt que je jouer les bons samaritains.

Pour elle, Jack avait tué Amos en l’envoyant dans le champ de mine. Et alors ? La belle affaire ! Ce type méritait de mourir. C’était un homme dangereux et Dieu sait ce qu’il aurait fait à lui, et à Betty et Rachel, s’il n’avait pas été tué.

Il but une nouvelle longue gorgée. Il liquida la bouteille. Une fois vide, il la regarda puis, avec un rictus, la jeta. La bouteille vint s’écraser sur le rebord de la cheminée et éclata en mille morceaux.

C’est alors que la sonnette de la porte d’entrée retentit.

Jack n’en croyait pas ses oreilles ! Betty revenait à la charge !

Il serra les poings et se précipita vers la porte d’entrée. Il comptait bien régler son compte à Betty et cette psy à la petite semaine !

Il ouvrit la porte brutalement. Décontenancé, il n’aperçut ni Betty, ni le médecin devant lui.

Mais un jeune homme d’une vingtaine d’année. Beau visage encadré d’une cascade de cheveux noirs emmêlés, de grands yeux noirs, le teint bronzé des hispaniques, Jack était sûr de n’avoir jamais vu cet homme auparavant.

JACK : C’est pour quoi ?

HOMME : Je cherche Mr Jack Peyton.

JACK (peu amène) : Qu’est-ce que vous lui voulez ?

HOMME : Je voudrais m’entretenir avec lui.

JACK : Pourquoi ?

HOMME : Vous êtes Jack Peyton ?

JACK : C’est possible.

HOMME : Si vous êtes Jack Peyton, alors vous êtes le dernier à avoir vu mon père vivant. Je m’appelle Manuel Amos, je suis le fils de Manny Amos.

Jack resta un instant interloqué. Toute sorte de pensées se bousculaient dans sa tête. Il n’arrivait plus à réfléchir, à peine à respirer. Il ne savait pas quoi faire.

Il fit donc la chose la plus stupide au monde. Il referma la porte, laissant le jeune Amos dehors.

Il se retourna. Le vestibule tournait autour de lui. Il avait la nausée.

Soudain, la bile lui remonta et il vomit quantité de whisky sur le carrelage blanc et noir.

Puis tout devint noir. Sa jambe valide et l’autre artificielle ne le portèrent plus. Il s’effondra sur le sol souillé.

 

A suivre...

Nous allons quitté un temps Peyton Place, laissant Jack dans l'état où il se trouve. Les habitants de la petite ville de la Nouvelle Angleterre ont pris la décision de vous laisser tranquilles pendant la période estivale.
Ils vous donnent tous rendez-vous le 30 août prochain pour la deuxième partie de la saison 6.
Et ils vous souhaitent à tous de passer de très belles vacances ensoleillées :-)

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Marie A 05/07/2016 22:41

Alors c'est comme ça ?!? Jack est en train de se noyer dans son whisky, et MONSIEUR Peyton part en vacances ! Tu aurais quand même pu faire revenir Mary et son si doux caractère avant de boucler tes valises.
Bon ben puisque c'est toi qui tiens le crayon, on va quand même te faire tous nos voeux pour que tu passes de belles vacances pleines d'affection, de rires et de repos... et attention aux coups de soleil ! On se revoit le 30 août

Mr. Peyton 12/07/2016 18:24

Ah oui, le pauvre Jack ne va pas passer de très bonnes vacances. On essaiera de lui faire sortir la tête hors du whisky à la rentrée. D'ici là, bonnes vacances à toi également :-)