Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 799 - Au revoir, Steven

Episode 799 - Au revoir, Steven

 

Assis sur le lit de son fils, Steven Cord se sentait terriblement impuissant.

Il regardait l’enfant jouer distraitement sur son petit bureau. En fait, il faisait semblant de jouer.

Steven soupira. Il y avait en lui un terrible sentiment d’échec. Son fils souffrait, et lui s’enfuyait.

Il avait envie de pleurer et pouvait parier que Brian aussi. Mais il ravala ses larmes. Brian était déjà assez perturbé, inutile de rajouter un autre stress à l’enfant.

Il se racla la gorge.

- Est-ce que ça va, bonhomme ?

Quelle question stupide, se reprocha-t-il immédiatement. Est-ce tout ce qu’il avait à dire à son fils ?

D’une voix tremblotante et peu convaincante, Brian lâcha un faible « Oui. »

Steven se leva et s’approcha du garçon. Il s’agenouilla près de lui et lui ébouriffa les cheveux.

- Ne sois pas triste, Brian.

Brian haussa les épaules. Il continuait à faire semblant de jouer avec les Lego posés sur la table.

- C’est à cause de moi que tu pars ?

Bouleversé, Steven attrapa Brian par les deux bras et lui fit faire un demi-tour pour que l’enfant puisse le regarder dans les yeux.

- Non, bien sûr que non mon garçon. Il faut que tu me croies lorsque je te dis que mon départ, et mes disputes avec maman, n’ont rien à voir avec toi.

- Alors pourquoi tu pars ?

Il y avait tant d’émotions et de tristesse dans la voix de l’enfant que Steven en avait le cœur déchiré.

- Je pars pour mon travail. C’est juste quelques semaines.

- C’est long : quelques semaines.

- Je te promets de t’appeler tous les soirs, d’accord ?

- Tu vas voir le président à Washington ?

- Il est possible que je le croise par hasard, qui sait ?

- Si tu le vois, tu lui diras quoi ?

- Que j’ai un fils formidable qui m’attend à la maison et que j’aime de tout mon cœur.

Steven étreignit tendrement son fils. Il ferma les yeux tandis que Brian posait sa tête sur son épaule.

 

Betty aussi était bouleversée. Elle regardait la photo de mariage sur le rebord de la cheminée avec nostalgie et se retint de pleurer. Depuis que Steven lui avait appris son départ, elle avait un poids sur la poitrine dont elle n’arrivait pas à se débarrasser.

Poids de la douleur ? Ou de la culpabilité ? Qu’avait-elle fait pour en arriver là ?

Elle entendit Steven descendre les escaliers et fit semblant d’épousseter la cheminée. Elle ne voulait pas qu’il la voit dans cet état.

 

Steven descendit avec sa grande valise à la main. Il se tourna Betty qui elle, préférait faire semblant de faire le ménage en lui tournant le dos.

Il s’approcha doucement d’elle. Son parfum vanille lui rappela la fois où il l’avait demandé en mariage la première fois. Elle avait été tellement surprise qu’elle en avait laissé tomber le flacon de parfum qu’elle venait d’acheter. Le liquide s’était répandu dans toute la pièce. Betty sentit qu’il était tout près d’elle et s’arrêta d’épousseter. Mais elle ne se retourna pas. Pas encore. Elle n’en avait pas le courage.

Steven fixa longuement son dos, ne sachant pas quoi dire. Et comme les mots ne lui venaient pas, il se retourna et alla mettre son manteau qui était accroché au porte-manteau. 

Betty resta figée comme une statue devant la cheminée, tournant toujours le dos à Steven.

Elle devait se retourner, mais n’en trouvait pas la force.

Steven était maintenant près de la porte. Il posa la main sur la poignée, puis se tourna de nouveau vers Betty, avec l’espoir qu’elle se retourne également.

Il voulait lui parler, lui dire ce qu’il ressentait, mais aucun son ne sortait de sa bouche. Betty restait toujours figée en face de la cheminée.

Puis Steven s’avoua vaincu. Il baissa la tête, ouvrit la porte, et s’en alla, sa valise à la main.

Une fois la porte refermée, Betty s’effondra. Ses jambes ne la tenaient plus. A genoux devant la cheminée, elle se mit à sangloter doucement. 

 

A suivre...

Partager cet article

Repost 0

Commenter cet article

Marie A 13/03/2016 16:31

Après avoir versé une petite larme pendant les au-revoirs entre Steven et son fils, c'est une furieuse envie de gifler Betty qui a remis les pendules à l'heure. Faudrait quand m'eme que quelqu'un la secoue un bon coup !

Mr. Peyton 13/03/2016 22:38

Mais elle est malheureuse, la pauvre, elle n'arrive plus à communiquer. Bon c'est vrai, un "au revoir, portes-toi bien et reviens quand tu veux" c'était pas vraiment compliqué à dire, mais bon...

Betty 08/03/2016 12:24

Moi aussi, j'étais imprégnée de cette peine due à ce départ.
Sniff, j'espère que cette séparation leur sera profitable. Mais ne dit-on pas : "ça passe ou ça casse"... ?

Mr. Peyton 13/03/2016 22:35

Oui, c'est vrai qu'une séparation peut être profitable, chacun de leur côté va peut-être se rendre compte qu'ils sont faits l'un pour l'autre, qui sait ?...