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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 783 : Harcèlement

Episode 783 : Harcèlement

 

Au Peyton Professional, Jack Peyton passa la porte de son bureau l’air contrarié.

Il repensait à l’air triste, un brin nostalgique, qu’il avait surpris sur le visage Rachel tandis qu’il revêtait son manteau pour partir. Lorsqu’il s’était retourné vers elle, elle avait immédiatement changé d’expression et lui avait souri. Il avait déposé un baiser sur sa joue et était parti travailler. Alors qu’il avait empruntait l’allée du Manoir, il avait senti Rachel le regarder partir avec ce même regard nostalgique.

Jack s’arrêta au bureau de Marnie, sa secrétaire.

- Bonjour Marnie. J’ai été retenu à la mairie. Des messages ?

Marnie secoua sa touffe de cheveux blonds bouclés.

- Des télégrammes de félicitations, comme tous les jours depuis votre réélection, Monsieur.

- C’est tout ?

- Non. Vous avez de la visite. Ça fait un quart d’heures qu’ils attendent.

- Qui donc ?

Elle pointa du doigt le canapé en face d’elle. Jack était tellement perdu dans ses pensées qu’il ne les avait pas vus en entrant.

Billy Chambers et Ellen Hayes.

Hayes se tenait droite, avec ses cheveux raides plaqués terminés par un chignon tout aussi raide. Chambers, lui, souriait à Jack d’un air narquois.

Jack se tourna vers Marnie.

- Merci Marnie. Vous pouvez aller déjeuner.

 

Jack déposa sa mallette de travail sur son bureau en chêne massif.

- Je suppose que vous n’êtes pas venus ici pour me féliciter.

Chambers haussa les épaules.

- Avec le retrait de Mme Cord, il vous était très facile de gagner ces élections. A mon avis, vous n’avez aucun mérite.

Jack grimaça.

- J’aime votre franchise, Chambers. Seulement, votre avis… je m’en fiche.

Hayes prit la relève :

- Monsieur Peyton, nous sommes venus vous poser quelques questions au sujet de… l’accident dont a été victime Manny Amos.

Jack aurait pu s’en douter. Cette affaire commençait sérieusement à lui taper sur les nerfs.

- Vous n’avez rien de mieux à faire ? J’ai répondu à toutes les questions. Ça fait trois semaines maintenant que vous me harcelez avec cette histoire. Je préfèrerais l’oublier.

- Il reste des zones d’ombre, déclara Chambers.

Jack soupira.

- C’est vous qui projetez des zones d’ombres. Les choses se sont passées comme je vous l’ai dit, et aussi simplement que je vous l’ai dit. C’est vous qui extrapolez !

Hayes tenta de le calmer.

- Nous cherchons simplement à clarifier les choses. En premier, à savoir ce que Manny Amos et vous-même faisiez près de Peyton Creek.

- Il venait d’acheter ce terrain. C’est aussi simple que ça. J’étais avec lui car je devais faire enlever l’électricité des barrières.

Chambers s’approcha du bureau de Jack.

- Je sais… je sais… Ce que vous ne nous avez encore pas dit, c’est ce que Betty Cord et Rachel Welles faisaient avec vous.

- Si, il me semble vous l’avoir dit. Et plus d’une fois. J’avais invité Rachel et Betty à dîner.

- Oui, c’est en effet ce que vous avez dit. Mais… ce qui me fait tiquer, c’est qu’il était de notoriété publique que Betty Cord et vous n’étiez pas en bons termes.

Jack haussa les épaules.

- Nous nous sommes réconciliés après l’émission de télévision où ma maudite mère a avoué nous avoir manipulés. C’est pour ça que je l’invitais à dîner.

- Et pour Mlle Welles ? Elle était portée disparue depuis la mort de Cruz Di Santos.

- Et elle est revenue à Peyton Place ce jour-là. Une deuxième bonne raison de faire la fête.

- Et ce jour-là… Un jour à faire la fête, vous avez vendu un terrain appartenant à la mairie à l’homme que votre mère accusait de vouloir vous détruire.

- Les affaires sont les affaires, dit Jack d’un ton faussement fataliste.

ellen

- Vous ignoriez que le terrain était miné ?, demanda Hayes

Une profonde lassitude saisit Jack.

- Je vous l’ai dit au moins cent fois. Oui, je l’ignorais. Sans quoi je n’aurais jamais fait entrer ce type sur le terrain. Je n’aurais pas fait ça à mon pire ennemi.

- Permettez-moi d’être sceptique.

La remarque que venait de faire Chambers était gratuite et basse, mais Jack ne releva pas.

- Pourquoi vous ne vous en tenez pas aux faits ? L’employé d’Amos, ce… comment s’appelle-t-il déjà ?... Chang. Il vous a dit exactement la même chose que moi, non ?

- A la virgule près, et c’est justement ça qui me chiffonne. Et bizarrement, après sa déposition, il a quitté la ville. Plus de nouvelles de lui. Bizarre, non ?

- Pas si bizarre que ça. Plus rien ne le retenait à Peyton Place.

- Vous avez décidément réponse à tout, Monsieur Peyton.

- Et ça vous dérange, n’est-ce pas ?

- Ca m’intrigue, plutôt. C’est comme si vous aviez préparé avec un soin précis toutes les réponses aux questions qu’on vous pose.

- J’entends collaborer pleinement avec la police, voilà tout. Vous n’allez pas me reprocher également ça !

Billy s’approcha de Jack et soutint son regard.

- Vous êtes maire de cette ville, mais vous pouvez prétendre à des fonctions politiciennes bien plus élevées. Parce que vous parlez comme un vrai politicien.

Jack en avait assez. Tout ce dont il souhaitait, c’était se débarrasser de ces deux flics.

- Je vois que vous n’avez plus de questions à me poser. Dans ce cas, je vous remercie de votre visite et vous dis à très bientôt. Vous connaissez la sortie.

Chambers fit signe à Hayes et tous les deux empruntèrent la sortie sans fermer la porte derrière eux.

Jack s’assit à son bureau et relâcha la pression. Il passa une main dans ses cheveux lorsque Rachel apparut.

- Jack… J’ai vu les policiers sortir de ton bureau. Que voulaient-ils ?

Jack lui sourit. Elle était tellement belle. Il pouvait avoir tous les problèmes du monde, un seul regard de Rachel parvenait à lui faire oublier tout. Il lui sourit.

- Toujours la même chose. Ils cherchent à me coincer. Ce Billy Chambers a une dent contre moi.

- Je suis désolée. Toute cette histoire est ma faute…

Jack n’aimait pas entendre Rachel se culpabiliser de la sorte. Il se leva de sa chaise avec empressement et se précipita vers elle.

- Arrête de dire ça. Ce n’est pas ta faute. Le mieux est de se tourner vers l’avenir et de ne plus penser à cette histoire. Alors dis-moi plutôt quel bon vent t’amène ici ?

- J’ai pensé qu’on pourrait aller déjeuner ensemble.

Jack repris des couleurs. C’était tellement bon d’avoir Rachel près de lui, de sentir son parfum vanillé, de plonger ses yeux dans son regard empreint d’innocence. Dieu qu’il pouvait aimer cette femme !

- Excellente idée, dit-il emballé par l’idée. Seulement, je n’ai pas fait de réservation au Colonial.

- Oh non, je pensais aller au Cider Barrel. Ça fait un bon bout de temps que je n’ai pas vu Charlie. 

 

A suivre...

 

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Commenter cet article

Marie A 14/01/2016 09:18

Jack amoureux est décidément trop mignon ! C'est à espérer que Rachel se montre digne de son affection, on ne veut pas qu'il souffre, notre maire préféré !

(Hem... En toute amitié, le premier paragraphe mériterait une toute petite relecture. Mais ça n'enlève en rien l'intérêt de l'épisode)

Mr. Peyton 14/01/2016 18:14

Espérons... espérons....
Merci pour ta vigilance. Eh oui, on écrit vite pour mettre vite en ligne, et on relit une fois... deux fois... Et on ne voit quand même pas tous les défauts ;-)

Betty 12/01/2016 10:30

Ah l'amour !!! Ce pauvre Jack est amoureux. J'espère que Betty va vite partager sa vie.

Mr. Peyton 14/01/2016 18:10

Eh oui ! C'est vraiment grâce à vos commentaires que je m'aperçois que Jack n'a pas souvent été amoureux :-)