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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Matt Carson : 9/10 - Une soirée fructueuse

Résumé : Ma première grosse affaire est très particulière. Il s'agit de rouvrir une vieille affaire de meurtre datant de 1998. A Chesnut Street, un homme a été retrouvé mort assassiné dans le jardin d'une maison à Chesnut Street. Un homme, Jason Douglas, a été arrêté et reconnu coupable du meurtre. Il est toujours en prison.

Le nouvel indice qui va permettre de réouvrir l'enquête tend à prouver qu'effectivement Cavendish n'est pas tout blanc : on vient de retrouver l'arme du crime enterré dans son jardin !

Je vais voir Jason Douglas en prison. Il pense que l'arme du crime, un 38 qui n'était pas enregistré, lui a été dérobé au cours d'une soirée entres amis où il s'était vanté d'avoir cette arme. Au cours de cette soirée, il y avait les Cavendish et les Millan.

Ma mission maintenant est d'aller parler avec les Millan. Jen Peyton, ma collaboratrice, retrouve la trace de Lucie Millan et m'informe que son mari est mort assassiné il y a quelques années. Mme Millan est sûre que l'arme du crime n'a pas été dérobée au cours de la fameuse soirée.

Il me tarde d'aller interroger Jenna Douglas... Je trouve une personne fatiguée, triste et qui ne m'apprend pas grand-chose de particulier.

Matt Carson : 9/10 - Une soirée fructueuse

Je dépose un tendre baiser sur la joue de ma petite fille endormie dans son berceau.

Je suis arrivé trop tard. Allie était déjà dans son pays des merveilles lorsque j’ai franchi la porte de notre maison.

Je me dis avec tristesse que mon métier va sans doute me priver de bons moments avec elle. Je la verrais grandir, commencer à parler, à marcher, à rire. Chris sera l’acteur de son évolution, moi un simple spectateur.

La douce mélodie que joue le mobile au-dessus du berceau me remplit de nostalgie. J’ai peur qu’Allie ne grandisse trop vite.

Chris arrive doucement derrière moi et entoure ma taille de ses bras musclés. Il me dépose un léger baiser dans le cou. Je frissonne. J’entends sa voix, à la fois grave et rassurante.

- Ne t’inquiète pas, papa numéro deux. Le prochain biberon est dans quatre heures. Je te laisserais l’honneur de passer un moment seul avec ta fille.

Je ferme les yeux, une vague de bonheur me traverse le corps. Je n’avais rien dit à Chris, et pourtant, il venait de deviner mes pensées. Je me retourne et l’embrasse tendrement.

 

Nous dînons des restes du repas d’hier, accompagnés d’un agréable verre de vin blanc.

Ces moments-là sont pour moi magiques et me revigorent l’esprit. Chris et moi parlons de notre avenir à Peyton Place. D’Allie. Nous prenons les paris pour savoir si un jour Beckett et Castle vont finir par s’avouer leur amour et cela nous fait penser qu’un épisode de cette série nous attend dans le disque dur du salon.

A vingt-trois heures, l’épisode de notre série préférée s’achève et je pense à revoir mes notes sur l’affaire Douglas.

Pendant que Chris s’affaire à la cuisine, j’éparpille mon dossier sur la table basse du salon, en faisant attention de ne pas faire tomber la tasse de thé qui s’y trouve déjà.

Je revoie les déclarations des protagonistes à l’époque du drame, puis les comparent à celles d’aujourd’hui. J’ai l’impression que beaucoup de personnes ont menti dans cette histoire.

D’abord Jason. Il dit s’être fait voler l’arme lors d’une soirée bien arrosée. Or, Lucie Millan, présente à la dite soirée, assure du contraire. Un des deux ment.

Ensuite il y a Jenna qui affirme que Jason a toujours été amoureux d’elle. Tandis que Lucie (encore elle) prétend le contraire.

On a retrouvé l’arme du crime enterrée dans le jardin de la propriété voisine. Par ailleurs, John Cavendish dit avoir entendu le faible sifflement d’un silencieux le soir du drame. Mais il a été prouvé qu’il se trouvait trop loin pour entendre le bruit. Cavendish est le parfait suspect dans cette histoire. Il aurait pu tirer sur Hornby depuis son jardin et l’atteindre d’une balle en plein cœur alors que l’homme tentait de fuir vers le jardin des Douglas.

Sauf que Cavendish n’a aucun mobile. Ou en tout cas, je n’en ai pas trouvé. Quant à l’arme déterrée par le chien, rien ne prouve que Cavendish l’ait enterrée. Car tout le monde peut avoir accès à son jardin.

Je pousse un profond soupir. J’ai du mal à croire Cavendish coupable du meurtre d’Hornby.

Et puis il y a cette conversation avec Jenna Douglas qui me dérange. Quelque chose m’a échappé, c’est évident.

Soyons réalistes, lorsqu’on regarde les faits, tout converge vers une culpabilité de Douglas. Sa femme, même si elle jure par monts et par vaux qu’elle n’a jamais trompé son mari, était tout de même inscrite sur un site internet de rencontres coquines.

D’autre part, on a retrouvé des traces de l’ADN d’Hornby dans le salon alors qu’il n’était pas censé y avoir mis les pieds. On peut conclure que c’est Jason qui a rapporté ces traces parce qu’il avait touché le corps dans le jardin.

Je soupire une nouvelle fois, ne trouvant rien d’autre à faire. Chris vient s’asseoir à côté de moi et me masse la nuque.

- Une affaire difficile ?

Je le regarde dans les yeux et j’y puise de l’énergie. Il me sourit. Je lui raconte alors brièvement l’histoire. Une histoire macabre.

Pendant ce temps, il observe les papiers qui sont étalés sur la table.

- Une histoire qui sent le sexe. C’est pour ça que ton macchabée n’est plus de ce monde.

J’acquiesce en silence.

Chris s’attarde sur un article du Clarion, que Steven Cord avait dû découper à l’époque. Il aimait ajouter des articles de presse à ses dossiers. Il s’en servait pour résumer les faits. C’était mieux qu’un document officiel, selon lui.

- Tu as vu ça ?, me demande-t-il en me tendant le papier.

Il s’agit d’un article paru le 11 mai 1998, le lendemain de la découverte du corps. L’édito est signé James Peyton. Je ne vois rien de particulier.

Je lève un regard interrogateur à Chris. Il me dit :

- La photo. Regarde-là bien.

Le cliché qui accompagne l’article est une photo de Stan Hornby. Elle a été prise en public, dans un club. Stan pose devant l’appareil, plein de vie. Il sourit à pleine dents. C’était un bel homme, ce Stan Hornby. Sur le cliché, il est vêtu d’un tee-shirt blanc manches courtes.

Je regarde Chris, ne voyant toujours pas où il veut en venir. Il pointe son index sur l’avant-bras de Stan Hornby.

Et soudain tout s’illumine dans mon esprit. Je souris à Chris. Il venait de me servir sur un plateau le coupable du meurtre.

- Tu sais que tu es un vrai génie !

Je l’embrasse.

 

La semaine prochaine : 10/10 - Epilogue

 

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Betty 06/12/2015 12:10

Moi aussi, j'aimerai bien savoir... Je vais relire les premiers "épisodes" pour voir si je trouve quelques détails.
A vendredi !!!

Mr. Peyton 08/12/2015 23:16

Eh bien merci pour cette fidélité.
A vendredi pour la révélation !

Marie A 06/12/2015 10:42

Oh, ils sont trop mignons les 2 papas. Et en plus ils regardent Castle ! (Même s'il y a une autre série plus addictives qui leur conviendrait mieux dans et hors les caméras <3)
Là c'est rageant. On aimerait bien savoir ce que Chris a vu. Pourquoi est-ce que personne ne s'inquiète du côté obscur de la famille de Jenna ???

Mr. Peyton 08/12/2015 23:19

Bien, il ne reste plus longtemps à attendre maintenant :-)