Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog
L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Matt Carson : 3/10 - L'arme du Crime

Résumé : Je m'appelle Matthew Carson et j'ai... peu importe mon âge, ce n'est pas le plus important dans l'histoire. J'ai repris le cabinet d'avocat de Steven Cord, ce dernier venant de prendre une retraite bien méritée. Je reviens donc m'installer à Peyton Place, ville qui m'a vu naître, mais pas grandir.

Ma première grosse affaire est très particulière. Il s'agit de rouvrir une vieille affaire de meurtre datant de 1998. A Chesnut Street, un homme a été retrouvé mort assassiné dans le jardin d'une maison à Chesnut Street. Un homme, Jason Douglas, a été arrêté et reconnu coupable du meurtre. Il est toujours en prison.

Steven Cord a toujours été persuadé de l'innocence de Douglas. Un nouvel indice (j'ignore encore lequel) va sans doute permettre à la police de rouvrir l'enquête.

Intrigué, je saisis l'énorme dossier de l'affaire Douglas et commence à le parcourir. Seulement, tout porte à croire que Douglas est effectivement le meurtrier. Pourtant, Steven semble penser que Cavendish, le voisin des Douglas, n'est pas étranger au meurtre.

Il est temps d'aller voir la police afin de savoir quel nouvel élément a été découvert justifiant la réouverture de l'enquête.

Matt Carson : 3/10 - L'arme du Crime

Le Capitaine de la police du Comté de Peyton, Brian Cord, n’a aucune ressemblance physique avec son père. Il n’a pas son menton carré et volontaire.

Ses traits sont plus raffinés. Il souffre d’un très léger embonpoint qui le pousse parfois à revêtir sa chemise traditionnelle de flic sur son pantalon. Ce qui n’est pas réglementaire.

Mais Brian compense son petit défaut de poids par un charme hors du commun. Surtout lorsqu’il sourit, alors c’est tout son visage qui s’exprime. Ses yeux d’un marron gris s’illuminent et des ridules se forment à l’extrémité des paupières.

Son caractère jovial fait qu’on l’aime beaucoup, à Peyton Place. Cumulez à cela un super flic, et vous avez un héros des temps modernes. Un héros avec les pans de sa chemise qui tombent sur ses fesses.

Il me reçoit avec ce sourire ravageur et une poignée de mains forte et sincère.

Depuis mon arrivée, le courant passe entre lui et moi. Nous sommes devenus amis. Brian et son épouse Linda nous invitent fréquemment à dîner, Chris et moi. Et nous leur rendons la pareille.

- Comment va Allie ? demande-t-il en m’invitant à m’asseoir en face de lui.

Mon visage s’illumine aussitôt.

- Je crois qu’elle a dit ‘papa’ hier.

Brian rit à visage déployé.

- A cinq mois ? Tu te fais des films, mon vieux.

- C’est aussi ce que dit Chris. Bon, j’exagère un peu. Je suppose que ‘areuh’ est un terme qui convient mieux à ce qu’elle dit.

- Julia a prononcé son premier mot à l’âge de douze mois.

- Et c’était quoi comme mot ?

- ‘Lait’. Elle était déjà gourmande à l’époque.

Je ris de bon cœur. J’adore Julia. La fille de Brian et Linda. Elle a treize maintenant et c’est une enfant remarquable.

Nous échangeons quelques amabilités supplémentaires, et j’en viens à ma visite.

J’ai de la chance d’avoir un ami dans la police. Ça aide quand on est avocat. On peut avoir accès aux informations sans trop de problème.

Je lui expose donc mon entrevue avec son père.

- Tu te souviens de cette histoire ?

Brian secoue la tête.

- J’étais à l’école de police à l’époque. Mais je me rappelle qu’il m’en parlait beaucoup lorsque je l’avais au téléphone.

- Une chose m’a surpris dans le dossier : il avait un bloc-notes dans lequel il notait tout sur les faits et gestes de Cavendish.

Brian hoche la tête.

- Oui, il était persuadé que Cavendish était le vrai coupable.

- Il voulait le démontrer devant la Cour ? Il voulait faire tomber Cavendish. C’est pour ça qu’il tenait ce bloc note.

- Non, tu n’y es pas. Le bloc note, c’était après.

Voilà une déclaration bien surprenante et qui me laisse perplexe.

- Après le procès, tu veux dire ?

- Oui. Pendant le procès, il voyait qu’un truc clochait avec Cavendish, mais il n’arrivait pas à mettre la main dessus. Une fois le procès terminé et Douglas déclaré coupable, c’est en rangeant ses affaires dans un carton qu’il a eu une révélation.

Je m’imprègne des paroles de Brian. La curiosité m’étreint.

- Quelle genre de révélation ?

- La déclaration que Cavendish avait faite aux policiers quelques heures après la découverte du corps. Il avait dit avoir entendu une dispute, puis la détonation d’un silencieux.

J’acquiesce.

- Il a parlé d’un bruit comme un sifflement.

- Je me souviens de ce weekend où je suis rentré à la maison pour passer quelques jours de vacances. Il était totalement excité. Il m’a demandé de l’aider à faire une expérience. Un ami lui avait prêté un 38 qu’il avait muni d’un silencieux. Exactement le même type d’arme qui a tué Hornby. Il m’a demandé d’attendre sur le pas de la porte de notre maison. Il est allé ensuite dans le jardin et a mis entre moi et lui la même distance qu’il devait y avoir entre Cavendish chez lui et Douglas dans son jardin au moment du drame. J’ai attendu cinq minutes, puis il est revenu et m’a demandé de lui dire ce que j’avais entendu.

Brian me regarde d’un air grave. Je devine la suite, mais je l’entends de sa bouche.

- Rien. De la distance où il était, je n’ai pas entendu le coup de feu.

- Cavendish a menti.

- Il a dit avoir entendu le coup, mais de là où il se trouvait, ce n’était pas possible.

- Pourquoi Cavendish a-t-il menti, d’après toi ?

- Je n’en sais rien. Mais je peux te dire que mon père était remonté. Il ne comprenait pas comment il avait pu passer à côté d’un truc aussi énorme. Au procès, il se serait basé là-dessus, aurait mis un doute raisonnable dans l’esprit du jury plutôt que de se rabattre sur l’absence d’ADN de la femme de Douglas sur le mort.

Je comprends ce qu’a ressenti Steven. Le remords, la culpabilité et la colère de n’avoir pas tout fait pour prouver l’innocence de son client.

Brian poursuit.

- Il a remué ciel et terre pour faire rouvrir l’enquête. Mais le Juge a trouvé que ce fait ne tenait pas suffisamment la route.

- Et aujourd’hui ? Steven m’a dit que vous avez trouvé un nouvel indice ?

Brian opine.

- Tu sais que la mairie de Peyton Place a fait des pieds et des mains pour changer les canalisations de Chesnut Street ?

J’en ai entendu parler, en effet. L’affaire a fait grand bruit car des habitants de la rue se sont opposés au projet, jugeant que les canalisations en place n’étaient pas usagées, que cela ferait beaucoup de bruit pour rien. Je dis à Brian :

- John Cavendish a été le premier à s’opposer au projet.

- Tu as raison. Parce qu’il fallait creuser dans son jardin et qu’il ne voulait pas qu’on endommage son potager. De tous les opposants au projet, c’était le plus virulent.

Je me souviens en effet des crises de colère qu’il avait faites lors des réunions de propriétaires à ce sujet. Au final, la mairie a capitulé. Les travaux n’auront lieu que dans cinq ans. D’ici là, on aura un nouveau maire.

- Mais quel rapport avec notre affaire ?

Brian réfléchit avant de dire :

- Le chien de Madame Ellington.

Je le regarde avec un air abruti.

- Le rapport est le chien de Madame Ellington ?

Il utilise alors son sourire ravageur.

- Le chien m’a fait comprendre pourquoi John Cavendish était déterminé à ne pas faire de travaux dans son jardin. Tu sais que ce fox terrier est une vraie calamité.

J’approuve ces paroles. Tinkie a déjà ravagé une bonne partie des pensées que j’avais plantées cet automne.

- La semaine dernière, le clebs a traversé la clôture des Cavendish et il a gratté la terre, près du potager. Mme Ellington est arrivée pour le réprimander, et c’est là qu’elle a vu le chien déterrer quelque chose.

Je regarde Brian, avide de connaître la suite. Il sourit devant mon impatience.

- L’arme du crime », lâche-t-il.

- Tu en es sûr ?

- Certain. Le rapport de la balistique est formel. C’est l’arme qui a envoyé Stan Hornby dans l’au-delà. Et il était enterré dans le jardin des Cavendish.

 

La semaine prochaine : 4/10 - Rencontre avec Jason Douglas

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Betty 30/10/2015 21:16

Je confirme...L'histoire est passionnante.

Mr. Peyton 02/11/2015 19:55

Merci, Betty ;-)

Marie A 28/10/2015 10:47

C'est tellement trop simple que ça devient suspect... C'est bon, tu peux te rassurer, l'histoire est passionnante :-) !

Mr. Peyton 29/10/2015 16:43

Ouf !... Ben alors si l'histoire plait, ça me rassure en effet :-)