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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 780. C'est fini

Voilà ce que je vous propose : vous libérez Betty et Rachel maintenant, et je signe l’acte de vente.

Episode 780. C'est fini
CHEZ MANNY AMOS – SALON
Manny Amos est assis dans son fauteuil. En face de lui, sur un canapé, se trouvent Betty et Jack. Entre eux, une petite table avec un document et un stylo. Amos fait glisser le document vers Jack.
 
AMOS
C’est l’acte de vente du terrain. Tout est légal. Rédigé par un notaire. Il vous suffit de le signer.
 
JACK
A quoi bon signer, puisque vous allez nous tuer de toute façon.
 
AMOS
J’ai beaucoup de défauts, Monsieur Peyton. Mais un qui n’est pas à mettre à mon actif, c’est bien assassin. Je n’ai jamais tué personne et je n’ai pas l’intention de commencer aujourd’hui.
 
JACK
Ce n’est pas ce que j’ai cru comprendre tout à l’heure lorsque vous avez menacé Rachel.
 
AMOS
Un coup de bluff pour attirer votre attention.
 
JACK
Je ne vous crois pas.
 
AMOS
Pourquoi devrais-je vous tuer ? A part cette histoire de calomnie, je n’ai pas grand-chose à me reprocher.
 
JACK
Vous séquestrez une femme, vous me faites chanter… c’est suffisant pour vous envoyer en prison. Et ne parlons pas du vol du coffre refermant le plan.
 
AMOS
Ce coffre m’a été donné par Mlle Welles. Quant aux autres faits que vous me reprochez, ce sera ma parole contre la vôtre. Mlle Welles n’a pas été maltraitée. Elle était mon invitée. Et puis, une fois que j’ai récupéré le trésor, vous n’entendrez plus jamais parlé de moi. Je ne désire pas faire ma vie à Peyton Place. Je pourrais même vous rendre le terrain, dans ma grande bonté d’âme.
 
JACK
Voilà ce que je vous propose : vous libérez Betty et Rachel maintenant, et je signe l’acte de vente.
 
AMOS
Ça ne marche pas comme ça, Monsieur Peyton. Vous signez, vous appelez l’homme qui s’occupe de la maintenance des grilles électriques qui protègent le terrain, et le tour est joué.
 
Jack réfléchit un instant. Puis il prend le stylo et signe.
 
JACK
J’espère que je n’aurais pas à le regretter.
 
Amos est ravi. Il se lève et saisit le téléphone et le tend à Jack.
 
AMOS
Un dernier effort.
 
Jack soupire et compose un numéro.
 
JACK
Eddie ? Jack Peyton à l’appareil. Pourriez-vous venir dans le secteur de Peyton Creek. Il faut débrancher les barrières électriques... Oui, je suis sûr… Eddie, ne posez pas de questions et soyez là dans dix minutes.
 
Il raccroche et regarde Amos.
 
JACK
Satisfait ? Maintenant que vous avez ce que vous voulez, vous allez nous libérer ?
 
AMOS
Pas encore. Je le ferais le moment venu. Nous allons tous nous rendre à Peyton Creek, au cas où vous m’auriez doublé.
 
JACK
Je ne vous ai pas doublé.
 
AMOS
Je ne suis pas né de la dernière pluie. Qui me dit que vous avez bien appelé Eddie l’électricien au téléphone. Et pas la police ?
 
JACK
Pourquoi auriez-vous peur de la police ? Vous venez de me dire que vous ne craignez rien.
 
AMOS
C’est exact. Mais je préfère vous savoir avec moi à Peyton Creek.
 
JACK
Je viens, mais vous libérez Betty et Rachel.
 
AMOS
Pas encore. Nous y allons tous. Comme on dit, plus on est de fou…
 
PEYTON CREEK
Peyton Creek est un grand terrain délimité par des barrières électriques. Une tête de mort et un sigle en forme d’éclair préviennent qu’on ne doit pas toucher les barrières, sous peine d’être électrocuté. Ajoutons à cela un grand panneau DANGER DE MORT devant l’entrée électrifiée.
 
Eddie, un gros bonhomme d’une cinquantaine d’année, est déjà sur place lorsque la voiture d’Amos arrive. Jack, puis Amos sortent de la voiture. A l’arrière du véhicule, Chang pointe son arme sur Betty et Rachel. 
 
EDDIE
Bonjour, M’sieur Peyton.
 
Il fait un signe de tête à Amos.
 
JACK
Bonjour, Eddie.
 
EDDIE
J’ai tout éteint, M’sieur Peyton. Vous devez signer ceci.
 
Jack regarde Amos et lui explique.
 
JACK
C’est la procédure. Je dois signer l’ordre pour l’extinction des barrières électriques.
(Pendant qu’il signe)
Eddie, voici Mr Amos. C’est le nouveau propriétaire de Peyton Creek.
 
Eddie ne semble pas intéressé. Il reprend le document signé par Jack.
 
EDDIE
Si vous n’avez plus besoin de moi, j’ai encore une intervention à faire.
 
JACK
C’est bon, Eddie. Vous pouvez y aller.
 
Eddie s’en va. Il jette un coup d’œil à Rachel et Betty dans la voiture, et les salue sans voir qu’elles sont sous la menace d’une arme. Il s’engouffre dans sa jeep et s’en va.
 
JACK
Voilà Amos, vous avez ce que vous voulez.
 
Jack fait un signe vers la porte d’entrée, pour l’inviter à passer la barrière.
 
AMOS
Je vous en prie, Monsieur Peyton… Après vous…
 
Jack soupire.
 
JACK
Vous ne me faites pas confiance, à ce que je vois.
 
Il se dirige vers la barrière et, après un instant d’hésitation, pose la main dessus. Rien ne se passe. Il débloque la porte et la pousse.
 
JACK
Ce terrain est tout à vous. Je vous laisse faire le tour du propriétaire.
 
Amos passe devant l’entrée.
 
JACK
…Et bonne chance.
 
Jack lui sourit. Amos entre. Le terrain est devant lui, en friche. Il avance à petit pas, regardant autour de lui, les yeux brillants. Son rêve n’a jamais été aussi proche. Jack, resté près de l’entrée, attend qu’il soit au milieu du terrain pour crier :
 
JACK
Au fait, Amos. Vous ne vous êtes pas une seule fois demandé pourquoi Peyton Creek était cerné de barrières électriques ?
 
Amos, qui tourne le dos, s’arrête brutalement, l’air interrogateur.
 
JACK
Ce n’est pas à cause d’un trésor, je peux vous le garantir. Je serais vous, je ne bougerais pas d’un millimètre.
 
Jack fait signe à Chang de sortir de la voiture. Il sort, avec Rachel et Betty. Ils parviennent tous les trois près de Jack. Chang pointe son arme vers les deux filles.
 
JACK (Il crie pour se faire entendre, car Amos est au milieu du terrain)
Alors Amos ? Vous avez compris pourquoi il y a des barrières électriques ? Le terrain est miné !
 
Amos se retourne lentement, l’air inquiet.
 
AMOS
Vous bluffez !
 
JACK
Non. C’est consigné à la mairie. Samuel Peyton a miné le terrain, à l’époque où la ville de White River le convoitait. Il n’a jamais été déminé. Alors maintenant, vous allez dire à votre bouffeur de riz de me donner son arme.
 
AMOS
Je ne vous croie pas, Peyton.
 
BETTY
Jack, tu n’es pas sérieux ?
 
JACK
Je suis très sérieux. Amos, vous êtes cuits. Vous êtes pris au piège. Il ne me reste plus qu’à appeler la police. Et si vous pensez que je bluffe, vous n’avez qu’à faire un pas… puis un autre… et on verra bien lequel de nous a raison.
 
Amos réfléchit. Puis il sourit, et commence à faire un pas en avant, puis un autre.
 
AMOS
Si le terrain était miné, je l’aurais su. J’ai tout étudié en dét…
 
Il n’a pas le temps de terminer sa phrase, il vient de marcher sur une mine. La déflagration est impressionnante. Betty et Rachel sursautent et crient. Jack profite d’un moment de panique de Chang pour lui prendre l’arme de la main et la pointer sur lui. Betty et Rachel regardent le terrain ravagé par l’explosion. Betty se tourne alors vers Jack.
 
BETTY
Jack… qu’est-ce que tu as fait ?!
 
JACK
C’était Amos ou nous, Betty. C’est aussi simple que ça. Je préfère que ce soit Amos.
 
RACHEL
Y avait-il vraiment un trésor sur ce terrain ?
 
JACK
Nous ne le saurons sans doute jamais. S’il y en avait un, il est parti en cendres, comme Manny Amos.
 
Betty est en état de choc. 
 
BETTY (A Jack)
Tu… tu viens de tuer cet homme !
 
JACK
Personne ne doit savoir ce qu’il vient de se passer ici. Est-ce que je peux compter sur vous ?
 
RACHEL (Elle désigne Chang)
Et pour lui ?
 
JACK
Je m’en occupe.
 
BETTY (Hystérique)
Jack, tu es devenu fou ! Tu… tu ne peux pas agir comme ça !
 
JACK
Betty, calme-toi ! J’ai besoin que tu te calmes et que tu me dises que tu es avec nous. Amos a acheté ce terrain. Je ne savais pas… personne ne savait qu’il était miné, d’accord ?
 
BETTY
Non, je ne suis pas d’accord !
 
JACK
Betty, écoute-moi je t’en prie… Amos était un fou. Il nous aurait tous tué s’il n’avait pas marché sur cette mine. Si tu racontes tout à la police, je suis fini. Est-ce que tu me détestes au point de vouloir me détruire ?... Betty, le coupable dans toute cette affaire, c’est cet homme.
 
BETTY (Calmée mais toujours en état de choc)
Tu… tu l’as tué !
 
JACK
Betty… notre avenir est entre tes mains. Qu’est-ce que tu décides ?
 
Betty observe en silence le terrain détruit par la mine.

 

Fin de la saison 5

Prochainement, dans la saison 6 des "Plaisirs de l'Enfer"...

- Laisse-le, Steven. Ce n’est qu’un enfant.
Steven Cord n’en croyait pas ses oreilles. Il vit Betty agenouillée sur le carrelage, occupée à ramasser les immondices de son fils.
- Tu ne te rends pas compte de ce que tu fais !, dit-il en haussant la voix.
- Si, je nettoie.
- N’essaie pas d’être drôle Betty. Tu sapes mon autorité !
Betty releva la tête vers Steven.
- Tu y vas un peu fort, tu ne crois pas ?

- Bonjour Marnie. Des messages ?
Marnie secoua sa touffe de cheveux blonds bouclés.
- Non, mais vous avez de la visite. Ça fait un quart d’heures qu’ils attendent.
- Qui donc ?
Elle pointa du doigt le canapé en face d’elle. Jack était tellement perdu dans ses pensées qu’il ne les avait pas vus en entrant.
Billy Chambers et Ellen Hayes.
Hayes se tenait droite, avec ses cheveux raides plaqués terminés par un chignon raide. Chambers, lui, souriait à Jack d’un air narquois.

Soudain, en plein milieu de l’allée donnant sur le comptoir, Jack se figea. Il regarda droit devant en écarquillant les yeux tant il était saisit par l’image qu’il avait devant lui. Rachel ne saisit pas immédiatement et tourna vers Jack un regard interrogateur.
- Jack, qui a-t-il ?
- Je crois que nous venons de pénétrer dans une quatrième dimension, déclara Jack.
Au bout de la pièce, près du comptoir, se tenait Lisa Peyton.
Jusque-là, rien d’inhabituel.
Sauf que…

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Commenter cet article

Marie A 11/08/2015 06:55

Eh ben, on peut parler d'une fin explosive !!!
On ira pas jusqu'à dire que c'est bien fait pour Amos, mais quand même il aurait pu se renseigner

Mr. Peyton 11/08/2015 19:41

La convoitise est un péché, et les péchés font tourner la tête de bien des pécheurs ;-)