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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 772. Revirements

Parce que tout est ta faute, Betty. Si tu n’avais pas eu cette idée saugrenue de présenter ta candidature à ce maudit poste de maire, Steven serait avec toi en ce moment. Et Brian aussi.

Episode 772. Revirements
MAISON DES PEYTON – SALON
Lisa Peyton entre dans le salon en baillant. Elle se dirige vers le buffet et voit avec étonnement que le petit déjeuner n’y est pas. La place est vide. Elle se tourne vers Jack Peyton, qui est occupé à lire un document.
 
LISA
Où est le petit déjeuner ?
 
JACK
Il est neuf heures passé, Lisa…
 
En colère, Lisa ouvre la porte donnant sur le vestibule.
 
LISA (Elle appelle en criant)
Mary !
 
Mary arrive nonchalamment avec un plumeau dans la main. Elle entre dans le salon en ignorant avec panache Lisa.
 
LISA
Où est le petit déjeuner ?
 
MARY
Il est neuf heures passé.
 
LISA
Je sais, on me l’a déjà fait remarquer ! Je veux juste savoir pourquoi le petit déjeuner n’est pas servi.
 
MARY
Le petit déjeuner a été servi… Fallait juste venir avant neuf heures.
 
LISA
Quoi ? Qu’est-ce que vous me racontez là !
 
MARY
Je vous raconte que le petit déjeuner est servi à partir de sept heures, jusqu’à huit heures quarante-cinq très précisément. Passée cette heure, nous débarrassons.
 
LISA
Mais… vous auriez pu m’attendre !
 
MARY
Vous auriez pu venir plus tôt aussi.
 
LISA
Vous saviez que je n’avais pas pris le petit déjeuner. Vous l’avez encore une fois fait exprès.
 
MARY
Cela vous dépasse peut-être, mais ici, nous respectons une chose. Un mot qui n’est pas dans votre vocabulaire. Ce mot, c’est « emploi du temps ». Vous ne semblez pas en avoir, mais moi et le personnel de cette maison en avons un et nous devons le respecter. C’est le fardeau que doit porter toute personne qui a un travail. Forcément, vous ne pouvez pas comprendre.
 
Lisa est offusquée et choquée par les propos de Mary. Elle se tourne vers Jack, toujours plongé dans son dossier. 
 
LISA
Jack, fais quelque chose ! Tu ne vas pas laisser le personnel répondre de cette manière.
 
JACK (Sans lever les yeux)
Débrouille-toi toute seule. J’ai d’autres chats à fouetter.
 
LISA
Mary, vous êtes vraiment une…
 
Dans sa colère, Lisa n’arrive pas à trouver un mot pour qualifier la gouvernante.
 
LISA
… Une…
 
MARY
Une femme qui fait son travail. A neuf heures, je dois épousseter le salon. C’est ce que je fais tous les matins. Et c’est pour ça qu’on ne peut pas prendre le petit déjeuner après neuf heures. Si vous avez faim, le Cider Barrel offre une crêpe pour le prix de deux jusqu’à dix heures. Dépêchez-vous…
 
LISA (Totalement hors d’elle)
Je vous jure qu’un jour, vous allez payer votre insolence.
 
Le carillon de la porte d’entrée se fait entendre. Jack se lève d’un bond.
 
JACK
Je vais ouvrir.
(Ironique en passant devant les deux femmes)
Je ne voudrais pas interrompre cet échange passionnant entre vous.
(Il s’arrête devant la porte qui donne sur le vestibule et se retourne vers elles)
Oh… et surtout ne venez pas me raconter la suite de votre conversation… je suis sûr que ça ne m’intéressera pas de la connaître.
 
MAISON PEYTON – VESTIBULE
Jack sourit encore lorsqu’il ouvre la porte. Son sourire disparaît lorsqu’il voit, devant lui, Betty Cord.
 
JACK (Peu amène)
Qu’est-ce que tu veux ?
 
BETTY (Froide)
Avoir des réponses à mes questions.
 
JACK
Va te faire voir !
 
Il veut fermer la lourde porte d’entrée, mais Betty le retient d’un geste et entre dans le vestibule.
 
BETTY
Je veux savoir où se trouve Steven.
 
JACK (Il fronce les sourcils)
Quoi ?
 
BETTY
Steven. Où est-il ?
 
JACK
Comment veux-tu que je le sache. Il…
 
Soudain, Jack comprend. Et il éclate de rire.
 
JACK
Il… t’a quittée. C’est ça ! Steven a enfin compris quel genre de femme il a épousé. Et il s’est tiré.
 
BETTY
Inutile d’être odieux !
 
JACK
Mon cousin est finalement plus intelligent que je ne pensais.
 
BETTY
Jack, je t’en prie… C’est déjà assez dur pour moi. Pas la peine d’en rajouter.
 
JACK
Depuis quand.
 
BETTY
Quoi ?
 
JACK
Depuis quand il est parti ?
 
BETTY
Hier. Je crois qu’il a pris un vol. Il a téléphoné à l’aéroport de Boston avant de partir de la maison.
 
JACK
Plus loin il s’éloigne de toi, mieux ça vaut pour lui.
 
BETTY
Est-ce que j’ai vraiment mérité ce mépris de ta part ?
 
JACK
Oui. Parce que tout est ta faute, Betty. Si tu n’avais pas eu cette idée saugrenue de présenter ta candidature à ce maudit poste de maire, Steven serait avec toi en ce moment. Et Brian aussi.
 
Betty accuse le coup. Elle ne dit rien.
 
JACK
J’ai entendu qu’il était avec Paula en ce moment. Betty, tu es en train de tout perdre, par ta faute.
 
BETTY
J’arrête, Jack. J’arrête tout.
 
JACK
Tout… quoi ?
 
BETTY
Je renonce à l’élection. Tu peux garder la mairie.
 
Jack éclate de rire. Un rire sans aucune joie.
 
JACK
Dommage. Parce que moi aussi, j’ai décidé d’arrêter.
 
BETTY
Tu n’es pas sérieux…
 
JACK
J’ai d’autres problèmes que cette foutue mairie. La femme que j’aime est en danger, et je vais employer tous les moyens à ma disposition pour la sauver. Alors cette petite guerre qu’on se livre toi et moi, c’est un pétard mouillé par rapport à ça. Je vais tout faire pour sauver la femme que j’aime…
 
Il saisit son manteau accroché au porte-manteau.
 
JACK
… et le fait de discuter avec toi me fait déjà perdre un temps précieux. Je vais annoncer mon retrait à la fin de la semaine. Tu vas avoir la lourde tâche de diriger cette ville. Félicitations, Betty. Tu as perdu un mari, mais tu gagnes des milliers d’habitants.
(Il met son chapeau sur la tête)
Bon courage !
 
Puis il s’en va, laissant Betty choquée dans le vestibule.
 
 
UNE RUE A MONTMARTRE
Steven Cord et Tyrone Dervish marchent dans la rue. Steven regarde les numéros des maisons. Tyrone le suit.
 
TYRONE
Steven, j’espère que vous savez ce que vous faites.
 
STEVEN
Je sais parfaitement ce que je fais.
 
TYRONE
Nous avons fait un long voyage, moi et mon équipe. J’espère que ça va porter ses fruits.
 
STEVEN
Croyez-moi, Ty. Vous en aurez pour votre argent, c’est moi qui vous le dis.
 
Steven aperçoit le numéro 13 près de la porte d’une maison.
 
STEVEN
Nous y voici.
 
Il prend une profonde inspiration, puis sonne à la porte bleue.
Personne ne répond. Il sonne à nouveau.
 
VOIX DE FEMME  (En français)
Laissez-moi tranquille. Je n’ai besoin de rien.
 
STEVEN (Répond en anglais)
C’est moi qui ai besoin de quelque chose. Ouvre.
 
Une pause qui semble durer une éternité, et où tout est silencieux. Puis la porte s’ouvre lentement. Steven regarde la femme en face de lui.
 
STEVEN
Bonjour, mère.
 
Hannah Cord regarde son fils adoptif sans rien dire.
 
A suivre...

Vendredi prochain, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

HANNAH
Steven, ça me fait plaisir de te voir.

STEVEN
Ce n’est pas une visite de courtoisie.

HANNAH
Je m’en doute, mais je suis tout de même heureuse de te voir. Tu restes longtemps à Paris ?

STEVEN
Le temps qu’il faudra pour régler l’affaire qui m’amène ici.

HANNAH
En parlant d’affaires, je suppose que tu parles de moi.

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Commenter cet article

Marie A 07/07/2015 08:28

Ah il fait toujours beau commencer la journée avec une prise de bec entre Lisa et Mary :-)

Sinon... Et bien, que de rebondissements ! Ah, ce mardi promet d'être beau :-D

Mr. Peyton 11/07/2015 10:19

Cette chère Mary, Peyton Place devrait lui ériger une statue à côté de celle de Samuel Peyton dans le square ;-)

Betty 07/07/2015 08:25

Mais qui sera Maire ??? Bourrue cette Marie, mais elle me plait bien !!!
On peut dire qu'il y a de constants rebondissements... :)

Mr. Peyton 11/07/2015 10:23

Qui sera Maire ? C'est la grande question ! J'ai la réponse, mais chuuuut...