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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 768. Un cahier d'écolier

C’est quelque chose que je n’ai jamais dit à personne. Mais je sens que je peux me confier à vous, même si vous n’avez pas toujours été une personne de confiance.

Episode 768. Un cahier d'écolier
CLARION - BUREAU DE JAMES
James Peyton est assis à son bureau. Il rédige son édito avec sa machine à écrire.
Selena Cross frappe à la porte. Comme celle-ci est vitrée, James peut la voir. Il lui sourit et lui fait signe d’entrer.
 
SELENA (Une fois dans le bureau)
Je ne vous dérange pas ?
 
JAMES
Tu ne me déranges jamais. Alors, tu as pu ouvrir un des livres que je t’ai prêté ?
 
SELENA (Elle sourit)
Vous plaisantez ! J’en ai déjà dévoré un en entier. Ces livres m’apprennent plein de choses. Je ne sais toujours pas comment vous remercier.
 
JAMES
Ça me fait plaisir. Tu veux t’asseoir un moment ?
 
Timidement, Selena prend place sur une chaise, en face de James.
 
JAMES
Comment vas-tu ?
 
SELENA
C’est à vous qu’il faut le demander.
 
JAMES (Etonné)
Pourquoi ?
 
SELENA
Ma mère m’a dit qu’elle ne vous voyait plus au manoir Peyton.
 
JAMES (Un peu gêné)
Je… je n’habite plus au manoir.
 
SELENA
Je sais. En fait, toute la ville est au courant… des problèmes entre vous et votre père.
 
JAMES
Les nouvelles vont toujours vite dans les petites villes.
 
SELENA
Il suffit simplement de lire le Clarion pour savoir que vous ne portez pas Monsieur Jack dans votre cœur.
 
JAMES
Tu te méprends, Selena. Il y a eu un concours de circonstance qui a fait que moi et mon père ne pouvons plus vivre sous le même toit. Mais je ne le déteste pas.
 
SELENA
Je m’en doutais.
 
JAMES
Ah bon ?
 
SELENA
Oui. Vous n’êtes pas capable de détester quelqu’un.
 
JAMES
Détrompe-toi. Il y a une personne sur terre que je déteste. Une personne que je ne connais pas, mais qui est à l’origine de ma brouille avec mon père.
 
SELENA
Vous voulez en parler ?
 
JAMES (Faible sourire)
Non, je ne veux pas te mêler à cela.
 
SELENA
Je trouve ça dommage.
 
JAMES
Quoi donc ?
 
SELENA
Votre brouille avec votre père. J’espère que ça va s’arranger.
 
JAMES
Jack est une tête de mule qui ne veut rien entendre. S’il voulait seulement m’écouter, il prendrait pleinement conscience que j’ai simplement voulu l’aider.
 
SELENA
En balançant des idioties dans votre journal ?
 
JAMES (Il sourit)
J’oubliais que tu étais une fille cash.
 
SELENA
Je ne comprends pas ce mot.
 
JAMES
Tu aimes dire ce que tu penses. C’est pour ça que je t’admire. Moi je n’en suis pas capable.
 
SELENA
Votre père est quelqu’un de bien, James.
 
JAMES
Je n’en sais rien. Il a fait des choses peu reluisantes dans sa vie.
 
SELENA
Il a fait quelque chose de bien. Pour moi.
 
JAMES (Surpris)
Pour toi ?
 
SELENA
Il… m’a aidée.
(Elle remue sur son siège, soudain mal à l’aise)
C’est quelque chose que je n’ai jamais dit à personne. Mais je sens que je peux me confier à vous, même si vous n’avez pas toujours été une personne de confiance.
 
JAMES
L’article que j’ai écrit sur Grave Street a été une belle erreur. On apprend toujours de ses erreurs. Tu peux te confier à moi.
 
SELENA
Mon beau-père, Luke. C’était un homme méchant. Il buvait plus que de raison et il était vicieux. Il ne cessait de me regarder comme si j’étais un morceau de viande.
 
JAMES (Bouleversé)
Est-ce qu’il t’a…
 
SELENA
Non. Mais il était sur le point de le faire. Colleen a senti que quelque chose clochait avec lui. Alors elle a prévenu votre père. Et Monsieur Jack s’est arrangé pour lui faire quitter la ville. J’ignore comment, mais je sais qu’il l’a fait. Même si Colleen et lui ne me l’ont jamais avoué. Et que de mon côté, je n’ai jamais rien demandé.
 
James baisse les yeux.
 
SELENA
Vous comprenez pourquoi je ne peux pas être d’accord avec vos articles incendiaires que vous avez écrit contre lui. Monsieur Jack n’est pas comme vous le décrivez. C’est un homme bon. Personne ne le juge à sa vraie valeur. Parce qu’il est riche et puissant, vous le voyez tous d’une façon différente. Moi je ne vois pas l’homme riche et puissant, je vois l’homme qui m’a sauvée des griffes de mon beau-père. Je vois l’homme qui n’hésite pas à inviter la fille de sa femme de chambre à la table familiale pour un dîner.
 
JAMES
Je comprends ton point de vue.
 
Selena sort de son sac un cahier d’écolier d’environ 200 pages, qu’elle tend à James. Celui-ci le saisit et l’ouvre. On y voit l’écriture parfaite de Selena.
 
SELENA
Vous vouliez connaître mon travail d’écrivain. Alors voici. C’est mon premier roman. Il n’est pas parfait. J’ai décidé de vous le montrer. Et maintenant, à la pensée que vous allez le lire, je suis morte de peur.
 
JAMES
Merci de me faire confiance. Je vais le lire et je te promets une chose : je serais cash avec toi. Je te dirais exactement ce que j’en pense, sans hypocrisie.
 
SELENA
Promis ?
 
JAMES
Je te dois bien ça.
 
 
MAISON DE MANNY AMOS - SALON
A la télévision, ce sont les informations. Une journaliste se trouve devant l’hôtel Premium de White River, et la photo de Cruz Di Santos apparaît sur le coin gauche de l’écran.
 
LA JOURNALISTE
On en sait un peu plus sur le drame de White River. La victime s’appelle Cruz Di Santos. Il travaillait dans les Relations Publiques. Il était notamment le directeur de campagne de Jack Peyton, candidat sortant à la mairie de Peyton Place. On ignore encore les circonstances qui ont amené la chute de Di Santos du toit de l’établissement. La police n’écarte aucune hypothèse : suicide, voire meurtre. D’autre part, il semblerait d’après nos sources qu’une femme séjournait à l’hôtel, une femme qui - il y a encore quelques jours - résidait au domaine des Peyton. Coïncidence ? On ne sait pas. Ce que l’on sait, en revanche, c’est que la femme en question, Rachel Welles, a quitté l’hôtel sans laisser d’adresse.
 
Un verre de whisky encore plein vient exploser au visage de la journaliste. Le liquide se répand sur l’écran de télévision.
Manny Amos, fou de rage, se tourne vers son employé, Michael Chang.
 
AMOS
J’ai un travail pour toi. Tâche de ne pas me décevoir.
 
Imperturbable, l’asiatique regarde son patron et incline la tête.
 

A suivre...

Vendredi prochain, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

PAULA
Ce n’est pas parce que ces gens vivent dans la misère qu’ils ne sont pas propres. Je connais des gens qui vivent dans de belles maisons et qui ne prennent une douche qu’une fois par semaine.

ASHLEY
Là, c’est toi qui exagères.

PAULA
Pas du tout. Tu as des préjugés sur les personnes qui habitent Grave Street, voilà tout.

ASHLEY
Va les soigner, demandes-leur d’enlever leur veste et leur chemise et après, on en reparlera. Tu verras que mes préjugés sont fondés. Je te laisse volontiers ma place.

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Marie A 26/06/2015 08:12

Que voilà des lignes qui font plaisir à lire !

Mr. Peyton 26/06/2015 18:40

Oui, c'est rare... il faut en profiter ;-)