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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 745. L'émission

Aujourd'hui, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

VOIX OFF
L’antenne dans cinq secondes. Cinq…

JASON BLACK
Respirez à fond, Monsieur Peyton.

VOIX OFF
… Trois… deux… un… antenne !

Puis Black fixa la caméra et prit son air professionnel que tout le monde lui connaissait.

JASON BLACK
Bonjour à tous. Aujourd’hui, notre émission « En direct de… » modifie son contenu. En raison de l’article paru dans le journal Clarion, mettant en cause un homme d’affaires très réputé de la ville de Peyton Place dans une histoire de détournement de fonds, nous recevons Jack Peyton. Maire de la ville et candidat à une réélection, Jack Peyton doit faire face à un scandale sans précédent dans la ville de Peyton Place. On l’accuse de s’être servi de la Fabrique Peyton, l’une des plus grosses usines de la ville et dont il est le propriétaire, pour avoir détourné des fonds. Monsieur Peyton, bonjour.

Episode 745. L'émission
La maison est plongée dans le noir. Seule la fenêtre de la chambre, à l’étage, est éclairée. Dehors, la neige continue de tomber.
Dans la chambre éclairée, le Dr Michael Rossi tient Paula Dixon dans ses bras. Il l’embrasse avec passion. Puis il prend son visage dans ses mains et lui sourit.
 
MIKE
Paula… j’attendais ça depuis tellement longtemps.
 
Tout en embrassant Paula, Mike l’entraîne jusqu’au pied du lit. Puis ils se jettent tous les deux sur le lit en riant. Mike la caresse doucement. Paula ferme les yeux, comblée. Puis elle les rouvre et son visage se crispe. Elle voit devant elle Cal Fullerton, qui lui sourit.
 
CAL
Détends-toi, Paula… Ça va aller.
 
D’abord réticence, Paula se laisse finalement aller aux caresses de Cal. Elle tourne la tête et aperçoit, près du lit, Eric Bullock qui lui sourit. Il est nu. Paula lui sourit à son tour et l’invite à se joindre à elle et Cal. Eric s’approche. Au moment où il touche le visage de Paula, la sonnerie du réveil retentit.
 
Paula se réveilla en sueur. Seule dans son lit. 
 
***
 
Betty Cord tendit une tasse de café à Paula.
 
BETTY
Whaouh !!
 
Paula accepta la tasse avec bienveillance. Elles étaient toutes les deux dans le salon des Cord.
 
PAULA
Ce n’est pas drôle, Betty. C’est… embarrassant.
 
BETTY
Je crois qu’il n’y a qu’un seul moyen de mettre fin à ces rêves.
 
PAULA
Je sais ce que tu vas me dire…
 
BETTY
Il te faut un homme. Et c’est Mike Rossi qu’il te faut.
 
PAULA
Pourtant, dans mes rêves, lorsqu’il s’agit de… enfin tu vois… de passer aux choses sérieuses, il disparaît.
 
BETTY
Normal. Il ne veut pas te partager. C’est l’homme qu’il te faut, crois-moi.
 
PAULA
Je n’en suis pas si sûre que ça, Betty. Franchement.
 
BETTY
Tu n’éprouves aucune attirance ?
 
PAULA
Je suis juste… je pense que nous ne sommes pas faits pour être ensemble. Parce que si c’était le cas, nous serions déjà ensemble depuis pas mal de temps.
 
Betty se leva du canapé et alla allumer la télévision. Paula ironise :
 
PAULA
Tu tiens à ne pas rater « Des Jours et des Vies ». Tu deviens une vraie femme au foyer. Méfies-toi de ne pas t’empâter.
 
BETTY
Tu es aussi perspicace avec les hommes qu’avec moi. En fait, Jack doit faire une déclaration sur la chaîne locale. Je voudrais savoir ce qu’il compte dire pour sa défense.
 
PAULA
C’est un sacré coup dur pour lui. Personne n’avait jamais entendu parler de cette histoire de détournement. Il va avoir du mal à s’en tirer.
 
***
 
Jack Peyton observait le logo de la chaîne local WCLB News pendu sur le mur orange, derrière les deux fauteuils encore vides. Ce logo servait de décor à l’émission, et le fixer permettait à Jack de se concentrer sur ce qu’il allait dire. Cet interview était de la plus haute importance pour lui. S’il échouait à cette épreuve, il était fichu et son mandat de maire allait se terminer à l’issu des élections. Il prit une profonde inspiration et s’installa sur le fauteuil qu’un technicien de plateau lui montra. Une maquilleuse ajusta son maquillage tandis que Jason Black, le journaliste, s’installa sur le l’autre fauteuil. Il se pencha en avant et prit un air de confident :
 
JASON BLACK
Tout va bien se passer, Monsieur Peyton.
 
Jack ne répondit pas. Il essayait de dénouer le nœud qu’il avait à l’estomac.
 
VOIX OFF
L’antenne dans cinq secondes. Cinq…
 
JASON BLACK
Respirez à fond, Monsieur Peyton.
 
VOIX OFF
… Trois… deux… un… antenne !
 
Puis  Black fixa la caméra et prit son air professionnel que tout le monde lui connaissait.
 
JASON BLACK
Bonjour à tous. Aujourd’hui, notre émission « En direct de… » modifie son contenu. En raison de l’article paru dans le journal Clarion, mettant en cause un homme d’affaires très réputé de la ville de Peyton Place dans une histoire de détournement de fonds, nous recevons Jack Peyton. Maire de la ville et candidat à une réélection, Jack Peyton doit faire face à un scandale sans précédent dans la ville de Peyton Place. On l’accuse de s’être servi de la Fabrique Peyton, l’une des plus grosses usines de la ville et dont il est le propriétaire, pour avoir détourné des fonds. Monsieur Peyton, bonjour.
 
Jack sourit. Il commençait à se détendre.
 
JACK
Bonjour Jason. Appelez-moi Jack.
 
JASON
Très bien, Jack. La première question qui me vient à l’esprit est la suivante : vous êtes le propriétaire du journal qui vous incrimine. Pourquoi avez-vous laissé publier une histoire pouvant vous rapporter une pléiade d’ennuis ?
 
JACK
La liberté de la presse, Jason. Tout simplement. Quelqu’un a donné des informations à un journaliste. Que pouvait-il faire d’autre que les publier, au nom de la liberté d’expression ?
 
JASON
Vous auriez pu l’inciter à ne pas le faire.
 
JACK
Jason, vous le savez, rien n’est plus important que la liberté de la presse.
 
Chez les Cord, Betty et Paula regardaient l’émission.
 
PAULA
Il se débrouille bien.
 
BETTY
Il a toujours été beau parleur.
 
Jason Black poursuivit son interrogatoire.
 
JASON
Jack, cette histoire de détournement de fonds, est-ce que c’est vrai ?
 
JACK
Malheureusement, Jason, c’est la vérité. Mais une vérité tout autre que celle qui est publiée dans l’article. Voyez-vous, le journaliste qui a écrit ce papier n’a pas tort. On lui a remis entre les mains des documents prouvant que la fabrique a payé des factures à une société fantôme. On pourrait en déduire que je suis impliqué dans cette histoire.
 
JASON
Et ce n’est pas le cas ?
 
JACK
Non. Je n’étais pas le directeur de la Fabrique à l’époque. J’en étais juste le propriétaire. Ma mère, Hannah Cord, dirigeait l’entreprise.
 
JASON
Et c’est donc elle que vous incriminez ?
 
JACK
En effet, Jason.
 
JASON
Cette histoire pourrait briser votre carrière politique. Un récent sondage montre que 70 % de la population de Peyton Place ne vous fait plus confiance.
 
JACK
Moi, c’est aux sondages que je ne fais pas confiance.
 
Rires parmi les spectateurs. Jack sentit immédiatement qu’il séduisait le public. Cela l’encouragea à poursuivre.
 
JACK
Voyez-vous, Jason. J’ai bien l’intention de prouver que je ne suis pas coupable de ce détournement de fonds. Et que toute cette histoire a été montée pour me déstabiliser.
 
JASON
Vous voulez dire qu’on a écrit cet article uniquement dans le but de déstabiliser votre campagne électorale ?
 
JACK
J’ai beaucoup œuvré pour la ville de Peyton Place. Et aujourd’hui, on veut prendre ma place au sein de la mairie. Et on emploie les moyens les plus dégoûtants pour y parvenir.
 
JASON
Quand vous dites « on », vous pensez à quelqu’un en particulier ?
 
JACK
Oui, à une personne en particulier. Mais je ne vais pas citer son nom. J’aimerais dire à cette personne, si elle nous regarde - et je sais qu’elle nous regarde - que je ne me laisserais pas marcher sur les pieds. Elle dénonce des agissements immoraux alors qu’elle-même n’en est pas exempte.
 
JASON
Que voulez-vous dire ?
 
JACK
Que cette personne que je ne citerais pas, mais qui se reconnaitra, a un passé aux mœurs douteuses. Elle n’avait pas encore vingt ans lorsqu’elle est tombée enceinte et, après avoir perdu le bébé, a continué à faire croire à son petit ami qu’elle portait encore l’enfant uniquement dans le but de se faire épouser et entrer dans une grande et riche famille.
 
Chez les Cord, Betty était livide, tandis que Paula manqua de s’étouffer avec le cookie qu’elle était en train de déguster.
Assise sur son canapé, Betty regarda Jack parler par le biais de la télévision, mais et n’a aucune réaction. Paula en déduisit rapidement qu’elle était en état de choc. Comment Jack pouvait-il faire une chose pareille à Betty ? Elle observa son amie.
 
PAULA
Betty…
 
BETTY
Laisse-moi, Paula.
 
PAULA
Je ne peux pas te laisser… Pas après…
 
BETTY
S’il te plait, laisse-moi !
 
C’était sans appel, mais Paula resta auprès d’elle. Betty restait prostrée devant la télévision. Soudain, ses lèvres se mirent à trembler. Puis des larmes coulèrent sur ses joues. On entendait en fond sonore la voix de Jason.
 
JASON
Nous revenons après une petite page de pub…
 

A SUIVRE...

Mardi prochain, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

BILLY
Les empreintes ?

ELLEN
Aucune sur le revolver, à part celles de Peyton et Welles.

BILLY
Et Boston ?

ELLEN
Je me propose d’y aller moi-même. La police de Boston est déjà pas mal occupée.

BILLY
Que pourras-tu faire d’autre qui n’est été fait par la police de Boston ?

ELLEN
Lorsque Rachel Welles a quitté l’établissement où elle était soignée il y a trois ans, elle est bien allée quelque part. Elle ne s’est pas volatilisée après avoir franchi le pas de la porte de l’hôpital. Welles avait deux possibilités : quitter la ville ou bien rester et trouver un emploi à Boston.

BILLY
Je vois où tu veux en venir. Si elle a quitté la ville, on pourrait aller faire un tour soit à l’aéroport, à la gare où à un service de location de voitures. Et si elle n’a pas quitté la ville…

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Marie A 07/04/2015 09:02

Comment dire ? C'est aussi pour ça qu'on aime Jack... sa propention à mettre de l'huile sur le feu en étant persuadé d'arranger ses affaires.

Mr. Peyton 10/04/2015 18:01

C'est surtout la vengeance qui le pousse à faire ce qu'il a fait, vu qu'il pense que Betty est derrière l'article sur Malooga. Mais bon, c'est pas joli-joli ce qu'il a fait...