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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 743. Une nécessaire explication

Aujourd'hui, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

BETTY
De quoi veux-tu me parler ?

STEVEN
De Jack, pardi ! Pas de la neige qui tombe à l’extérieur.

BETTY
J’ai lu l’article. Un sale coup pour lui.

STEVEN
Il est venu me voir au bureau.

BETTY
Je suppose qu’il voulait que tu le défendes. Je ne comprends pas comment James a pu écrire cet article. Je sais qu’il ne s’entend pas avec son père…

STEVEN
Il est venu m’accuser. Il pense que c’est moi qui aie balancé les documents sur Malooga.

BETTY
Mais c’est faux !

STEVEN
Je le sais, et tu le sais aussi.

Episode 743. Une nécessaire explication
Assise sur le fauteuil, en face de la cheminée, Betty Cord faisait fi de la tempête de neige qui sévissait sur Peyton Place. Elle était bien trop absorbée par le Clarion. Elle dévorait l’article qu’avait écrit James sur son père. « La Fabrique Peyton… magouilles et Cie », titrait l’article.
Steven entra par la porte d’entrée qui donnait directement dans le salon. Son pardessus et son chapeau étaient recouvert de neige. Il ferma rapidement la porte derrière lui, heureux de se retrouver au sec et au chaud.
Betty plia le journal.
 
BETTY
Je ne t’attendais pas aussi tôt.
 
STEVEN
Je ne pensais pas venir aussi tôt.
 
Il enleva ses bottes pleines de neige, son manteau et son chapeau.
 
BETTY
J’allais préparer le repas.
 
En se levant du fauteuil, elle vit l’hématome sur le visage de son mari.
 
BETTY
Que t’est-il arrivé ?
 
STEVEN
Laisse-tomber le repas, Betty. Il faut qu’on parle.
 
Le ton était grave. Il avait cette tonalité dans la voix qui mettait Betty mal à l’aise. Cela voulait dire qu’il était fort contrarié.
 
BETTY
Quelque chose ne va pas ?
 
Pour toute réponse, Steven alla au bar installé près des escaliers et se servit un verre de whisky. Betty fronça les sourcils. Son mari était vraiment très contrarié.
 
BETTY
Il est peut-être un peu tôt pour un verre, tu ne crois pas ?
 
STEVEN
Non, je ne crois pas.
 
Steven avala son whisky cul sec.
 
BETTY
De quoi veux-tu me parler ?
 
STEVEN
De Jack, pardi ! Pas de la neige qui tombe à l’extérieur !
 
BETTY
J’ai lu l’article. Un sale coup pour lui.
 
STEVEN
Il est venu me voir au bureau.
 
BETTY
Je suppose qu’il voulait que tu le défendes. Je ne comprends pas comment James a pu écrire cet article. Je sais qu’il ne s’entend pas avec son père…
 
STEVEN
Il est venu m’accuser. Il pense que c’est moi qui aie balancé les documents sur Malooga. 
 
BETTY
Mais c’est faux !
 
STEVEN
Je le sais, et tu le sais aussi.
 
Steven se passa une main sur le visage, puis ajouta :
 
STEVEN
Betty, est-ce que tu as quelque chose à voir avec ça ?
 
BETTY
Non ! Bien sûr que non. Je pensais cette histoire enterrée à tout jamais.
 
STEVEN
Eh bien, quelqu’un l’a déterrée.
 
BETTY
Tu ne penses pas sérieusement que je puisse avoir un lien avec ça !
 
STEVEN
Disons que j’ai des doutes…
 
C’était maintenant au tour de Betty d’être contrariée.
 
BETTY
Steven, c’est ridicule ! Je n’arrive même pas à imaginer que tu puisses penser une telle chose !
 
STEVEN
J’ai mes raisons, vois-tu…
 
BETTY
Ah oui ? Et lesquels je te prie.
 
STEVEN
Ca… par exemple.
 
Il prit le tract froissé dans sa poche et le montra à Betty. On la voyait en photo avec le titre « Votez Betty Anderson Cord ».
Betty manqua de s’étrangler en voyant l’affiche. Elle secoua la tête.
 
STEVEN
J’aimerais que tu m’expliques, Betty. Parce que là, je ne comprends rien. Je pars à New York pour un voyage d’affaires, et pendant ce temps, ma femme complote pour se présenter aux élections municipales.
 
BETTY
Je ne complote rien du tout.
 
STEVEN
Tu ne m’as jamais parlé de ton désir de devenir maire de la ville. Moi j’appelle ça comploter.
 
BETTY
Laisse-moi t’expliquer…
 
STEVEN
J’aimerais beaucoup que tu m’expliques. Parce que là, je suis un peu paumé.
 
BETTY
D’abord, j’ignore d’où sort ce tract. Tu peux me croire. Je n’ai pas posé ma candidature.
 
Silence. Steven attendait la suite. Elle vint quelques instants plus tard :
 
BETTY
Un homme est venu me voir la semaine dernière. Il s’appelle Manny Amos et vient de s’installer à Peyton Place. Il m’a demandé de poser ma candidature pour battre Jack Peyton. Apparemment, cet homme a des griefs contre Jack. Il souhaite le voir perdre et il pense que je suis la personne la plus à même pour le déstabiliser.
Steven leva le tract vers Betty.
 
STEVEN
C’est lui qui est l’instigateur de ça ?
 
BETTY
Je suppose que oui. Une façon peut-être de le déstabiliser.
 
STEVEN
Ca a fonctionné au-delà de ses espérances.
 
BETTY
Steven, je te promets que je n’ai rien à voir avec l’article du Clarion.
 
STEVEN
Tu penses que ce Manny Amos pourrait être au courant de Malooga ?
 
BETTY
Il sait plein de choses. Il m’a même fait peur un moment, car on avait l’impression qu’il connaissait nos vies par cœur.
 
STEVEN
Nous étions trois à être au courant pour Malooga. Toi, moi et Hannah. Cela veut donc dire…
 
BETTY
Qu’Hannah Cord a évidemment vendu l’info à Amos.
 
STEVEN
Est-ce que tu comptes te présenter à cette élection ?
 
BETTY
Evidemment que non ! J’avais déjà pris ma décision et je voulais t’en parler ce soir. Ce Manny Amos, je ne le sens pas. Et maintenant que Jack est à terre, qu’il ne compte pas sur moi pour lui marcher dessus !
 
STEVEN
Je veux en être bien sûr, Betty. Parce que je suis l’avocat de Jack. Et si tu te présentes contre lui, il y aura conflit d’intérêt.
 
BETTY
Ma décision est prise, Steven. Et avant même la parution de l’article. Ce monsieur Amos devra trouver un autre pigeon pour remporter les élections.
 
***
 
Jack Peyton huma l’odeur du café lorsqu’il entra dans le bureau de James sans même s’annoncer. Lorsqu’il vit son père, James se leva immédiatement de son siège et, dans la précipitation, renversa un peu de café sur la table. Il ne prit pas la peine de nettoyer la tâche. Il regardait son père, avec comme un sentiment d’urgence dans son regard.
 
JAMES
Jack, je suis content que tu sois venu. Je dois te parler.
 
JACK
Garde ton baratin pour quelqu’un d’autre.
 
Jack lui tendit une feuille de papier.
 
JACK
Je suis le propriétaire de ce journal et je veux que tu publies ça dès demain.
 
James lu ce qu’il y avait d’écrit sur le papier, puis il leva un regard désespéré vers son père.
 
JAMES
Je ne peux pas faire ça !
 
JACK
Je ne te demande pas ton avis ! Tu publieras ça un point c’est tout !
 
James secoua nerveusement la tête.
 
JAMES
C’est hors de question ! Je ne peux pas faire ça à Betty.
 
Jack saisit le papier des mains de James.
 
JACK
C’était bien ce que je pensais. Tu es de mèche avec Betty dans cette histoire de détournement de fonds. C’est elle qui t’as donné les infos sur Malooga. Vous voulez me voir couler tous les deux.
 
JAMES
Ce n’est pas…
 
Jack ne laissa pas son fils finir sa phrase.
 
JACK
Mais vous ne savez pas à qui vous vous attaquez. Parce que je n’ai pas l’intention de me laisser faire. Je vais traîner Betty Anderson dans la boue aussi sûrement qu’elle l’a fait avec moi ! Quant à toi… gare aux éclaboussures !
 

A SUIVRE...

Mardi prochain, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

LISA
Pourquoi est-ce que je m’évertue à discuter avec vous ?


MARY
C’est une question que je me pose aussi très souvent. En tout cas à chaque fois que vous ouvrez la bouche.


LISA
Pourquoi êtes-vous aussi désagréable avec moi ?

MARY
Vous continuez…

LISA
Je continue quoi ?

MARY
A discuter avec moi. Vous perdez votre temps. C’est vous-même qui le dites.

LISA
Très bien, je n’insiste pas. Faites donc votre mauvaise tête, je m’en fiche.

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Commenter cet article

Marie A 27/03/2015 09:05

En ce jour de ménage, Steven perd beaucoup de sa popularité en débarquand au milieu du salon par un temps de chien pareil :-)
Brave Betty, ça fait plaisir de voir qu'elle n'a pas cédé à Amos... Attention Jack, pas de précipitation, c'est encore possible qu'elle change d'avis si tu la titilles un peu trop.
Ah, et au fait MERCI

Mr. Peyton 27/03/2015 18:17

Mais de rien :-)

Oui, Betty est une femme raisonnable et assez intelligente pour ne pas entrer dans le petit jeu d'Amos. Voilà qui devrait calmer les tensions. Je dis bien... devrait

Bon weekend !