Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 740. Le passé décomposé

Aujourd'hui, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

- Cruz, soit vous avez fait la bringue toute la nuit, soit vous avez une mauvaise nouvelle à m’annoncer.
- Jack, vous devriez vous servir un verre et vous asseoir.
- Que se passe-t-il ?
- Vous avez lu le Clarion ce matin ? Apparemment non. Sinon vous feriez une autre tête.
Cruz, abattu, tendit le journal à Jack.
Horrifié, Jack lut le titre de la Une du Clarion d’aujourd’hui.

Episode 740. Le passé décomposé

Ce matin-là, Jack Peyton arriva à son bureau de très bonne humeur. Il avait été voir Rachel et elle se portait bien. D’ici quelques jours à peine, elle pourra enfin sortir de l’hôpital et, si elle n’avait pas encore pris de décision, il espérait bien qu’elle allait accepter l’invitation à passer sa convalescence au manoir.

Lorsqu’il vit l’éclat roux des cheveux frisés de Marnie, sa nouvelle secrétaire depuis qu’Erin était devenue son agent immobilier, il eut envie de la taquiner.

- Bonjour Marn’.

- Bonjour Monsieur.

- Des messages ?

- Non.

Il la regarda d’un air sévère.

- Vous en êtes sûre ?

Marnie hésita, comme si elle pensait à une question piège.

- … Oui.

Jack adorait taquinait Marnie. Il continua.

- Oui, il y a des messages. Ou oui, vous êtes sûre qu’il n’y en a pas ?

Marnie paniqua et secoua les boucles rousses.

- Il… il n’y en a pas. Pas de messages pour vous, Monsieur.

- Pour d’autres, alors.

- Quoi ?

- Si vous dites qu’il n’y en a pas pour moi, c’est qu’il y en a pour d’autres.

Marnie ne sut que répondre. Ses joues prirent une couleur écarlate.

Jack éclata de rire.

- Ne paniquez pas, Marn’. Je vous faisais marcher. Et vous tombez toujours dans le panneau. Détendez-vous un peu.

Marnie sourit.

- Je vais essayer, Monsieur.

- Parfait. Autre chose que je devrais savoir ?

- Oui, Monsieur Di Santos est dans votre bureau.

Jack fronça les sourcils.

- Nous n’avions pas rendez-vous.

Et Marnie de recommencer à paniquer.

- Je n’aurais pas dû le faire entrer, je suis désolée.

- Non, ce n’est rien.

Jack s’apprêta à entrer lorsque Marnie poussa une exclamation proche du cri d’horreur. Jack se retourna.

De nouveau, la secrétaire avait les joues empourprées.

- Oh Mon Dieu, j’ai complètement oublié. Comment j’ai pu oublier ! Je suis désolée.

Jack se rapprocha d’elle. Marnie sortit de son tiroir une enveloppe.

- Un homme est venu déposer ce pli pour vous. Il m’a dit de vous le donner en main propre, ajoutant que c’était confidentiel. Je suis désolée, j’allais oublier de vous le donner. Vraiment, je…

Jack l’apaisa.

- Ca va aller, Marnie. Ce n’est pas grave. Tout va bien.

Et avant d’entrer dans le bureau, il dit :

- Vous devriez vous servir un verre de whisky de temps en temps, ça vous ferez du bien.

 

Il trouva Cruz Di Santos affalé sur le fauteuil, près du canapé. Il avait le visage livide et tenait un exemplaire du Clarion dans la main.

Jack fronça les sourcils.

- Cruz, soit vous avez fait la bringue toute la nuit, soit vous avez une mauvaise nouvelle à m’annoncer.

- Jack, vous devriez vous servir un verre et vous asseoir.

- Que se passe-t-il ?

- Vous avez lu le Clarion ce matin ? Apparemment non. Sinon vous feriez une autre tête.

Cruz, abattu, tendit le journal à Jack.

Horrifié, Jack lut le titre de la Une du Clarion d’aujourd’hui. « La Fabrique Peyton… magouilles et cie ».

- Qu’est-ce qu’il a encore inventé ?

- Il dit clairement que la Fabrique Peyton a utilisé une société fantôme pour blanchir de l’argent.

- C’est faux, cria Jack.

- Il parle d’une société Malooga. Est-ce que ça vous dit quelque chose ?

Le cœur de Jack fit un bond dans sa poitrine.

Malooga…

Le passé le rattrapait.

- Jack, insista Cruz. Est-ce que vous connaissez cette société ?

Pour toute réponse, Jack alla se servir un verre de whisky qu’il but d’un trait.

- Jack. Je suis votre directeur de campagne, et aussi votre confident. Tout ce qui se dit ici restera entre ses murs. Dites-moi ce que vous savez sur Malooga. C’est important. Il faut qu’on puisse contre attaquer.

Jack hésita encore un peu avant de dire :

- Malooga… Ca fait tellement longtemps. Comment James a-t-il pu être au courant de cette histoire ?

Cruz s’impatientait.

- Quelle histoire, Jack ?

- Je n’y suis pour rien. 

- Jack, vous devez tout me raconter.

- C’était il y a huit ans. Ma mère, Hannah Cord, était directrice de la Fabrique. Elle a détourné de l’argent en se servant d’une société fantôme.

- Malooga ?

- Oui.

- Cet argent, qu’en a-t-elle fait ? Elle l’a gardé ?

- Non, c’était pour financer la campagne électorale d’un politicien véreux.

- Et vous n’avez pas porté plainte ?

- Non, l’affaire a été étouffée.

- Vous auriez dû aller voir la police. Cette histoire risque de vous retomber dessus.

- Je n’ai pas pu aller à la police. C’était plus compliqué que ça.

- Alors expliquez-moi.

- Vous savez tout ce que vous devez savoir. Je ne peux pas vous en dire plus. Maintenant, sortez-moi de cette merde !

Cruz soupira.

- Heureusement, l’article ne parle que de détournement d’argent, sans même dire de combien il s’agit. Ça veut dire qu’il n’est pas au courant de tout. Il avance un peu en aveugle. Il suffira de faire une déclaration, demander un démenti et tout nier.

- Je vais virer mon salopard de fils. Voilà ce que je vais faire !

- Surtout pas. Ça ferait de vous le coupable idéal. Les gens penseraient que vous vous débarrassez de lui parce qu’il vous a dénoncé. Il jouera alors le rôle de la victime. Il va falloir être plus subtil. Vous faire passer pour la victime. Et lui pour un journaliste sans scrupule. Il faut que l’on retourne cet article contre lui.

- Le nom de Malooga n’est pas sorti du chapeau de James comme ça.

- Vous pensez qu’un membre de votre personnel a pu le renseigner ?

Jack secoua la tête. Il semblait perdu.

- Je n’en sais rien, Cruz.

- A part vous et votre mère, qui était au courant pour Malooga ?

- Blanche Deveaux, la secrétaire.

- Est-ce qu’elle aurait pu en parler ?

- Aucune chance, elle est morte il y a huit ans.

- Qui d’autres ?

- Betty et Steven Cord.

- Personne d’autre ?

- Je ne crois pas.

- Alors votre délateur se trouve forcément parmi ces trois personnes.

Jack sentit les forces l’abandonner. C’était comme si son propre fils l’avait poignardé dans le dos.

- Cruz, laissez-moi.

- Il faut qu’on réfléchisse…

- On réfléchira demain. Laissez-moi.

- Vous êtes sûr ?

- Dehors !!!, hurla-t-il.

Cruz se leva, saisit son attache case. En passant devant Jack, il lui dit :

- Je suis désolé.

Puis il s’en alla.

Jack se servit un verre et alla s’asseoir à son bureau.

Il était fini. Cette histoire sonnait le glas de sa carrière politique. Il arrivera sans problème à prouver qu’il n’y est pour rien dans cette affaire, mais cela n’empêchera pas les habitants de Peyton Place de le voir comme un escroc de la pire espèce.

Il regarda le pli confidentiel qu’il avait posé sur son plan de travail et s’en saisit. Il l’ouvrit et ce qu’il vit lui fit presque aussi mal que l’article du journal.

Il s’agissait d’un tract avec une photo de Betty Anderson Cord qui offrait à l’objectif son plus beau sourire. En haut de l’affiche, l’accroche était explicite : « Votez Betty Anderson Cord »

Jack chiffonna le tract d’une main rageuse et abattit son poing sur la table, en hurlant de colère.

 

Cruz Di Santos entra directement dans le petit appartement qu’il louait depuis qu’il était arrivé à Peyton Place pour s’occuper de la campagne de Jack.

Il s’assit à son bureau et composa un numéro. La personne au bout du fil répondit après la seconde sonnerie.

- C’est fait Monsieur Amos, dit Cruz. Jack Peyton est à terre. Betty Cord dispose d’un boulevard devant elle pour gagner l’élection.

 

A SUIVRE...

Vendredi prochain, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

LISA
Chéri, je m’inquiète pour toi. Parce que je connais Jack mieux que quiconque. Et je sais qu’il ne va pas laisser passer ça. Jusqu’à présent, tu es passé entre les mailles du filet parce qu’il est ton père et qu’il t’aime. Mais ce que tu viens de faire là, il ne te le pardonnera jamais. Il va te détruire.

JAMES
Il n’en aura pas l’occasion. Parce que je vais partir loin d’ici.

LISA
Tu penses que fuir est une solution ?

JAMES
Et l’affronter, c’en est une ?

Partager cet article

Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :

Commenter cet article

Marie A 17/03/2015 09:40

Et après on nous assure qu'ils ne sont pas tous pourris dans la politique ??? Et en plus Betty qui accepte de se présenter...
Mauvaise journée, décidément :-(

Mr. Peyton 17/03/2015 19:00

Justement, rien ne dit que Betty va vraiment se présenter. Elle a beau avoir été impressionnée par Amos, il lui reste encore un peu de bon sens... enfin je crois ;-)