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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 739. L'impasse

Aujourd'hui, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

- James, c’est votre vieil ami à l’appareil.
James pinça les lèvres.
- Qu’est-ce que vous voulez ?, aboya-t-il.
- Je suppose que vous me posez cette question juste pour la forme.
- Je ne vais pas publier l’article.
- Si, vous allez le faire.
- Vous ne pouvez plus me forcer. Je ne céderais pas à votre chantage. J’ai décidé de démissionner du Clarion et d’assumer mes erreurs.

Episode 739. L'impasse

James Peyton était dans l’impasse. Jamais au cours de sa vie il ne s’était trouvé dans une telle situation. Certes, sa vie n’a jamais été facile. Il avait été accusé d’un meurtre qu’il n’avait pas commis ; il avait appris que l’homme qu’il croyait être son père était en réalité son oncle et que l’homme qu’il croyait être son oncle était en réalité son père ; il a même été pendant un moment amnésique…

Mais l’affaire qu’il devait gérer maintenant se révélait être ingérable. La vie de son père (celui qu’il a cru être son oncle) est en danger. Et on lui demande de détruire la vie de cet homme en publiant un article qui le mettra à genoux. S’il ne le fait pas, ils le tueront.

Les nuits de James étaient peuplées de cauchemars où il voyait Jack s’enliser dans des sables mouvants, sans qu’il puisse le sauver.

Assis à son bureau, James essayait de relire l’édito de la prochaine édition du Clarion, sans pour autant parvenir à se concentrer. Il avait demandé à son adjoint Alex de le rédiger. Il avait l’esprit trop embrumé pour pouvoir écrire convenablement.

Il avait pris une décision et comptait s’y tenir. C’est la seule chose qu’il pouvait faire pour sauver Jack. Il n’avait pas l’intention de publier l’ultime article, celui qui le détruirait.

Il maudit le jour où cet homme, son contact qu’il n’avait jamais vu à visage découvert, lui a proposé de s’associer avec lui pour empêcher Jack de remporter un nouveau mandat de maire.

Jamais James n’avait pensé que cette affaire irait aussi loin dans le sordide.

Il ne lui restait plus qu’une seule solution.

Il avait rencontré Jorge Noregia au cours d’un reportage qu’il avait fait pour le Clarion voilà quelques mois. Jorge avait été son informateur sur les « passeurs de clandestins », ceux qui escroquaient les migrants en leur volant toutes les économies d’une vie.

Il avait sympathisé avec Jorge, après avoir appris que lui-même était un sans papier qui avait du mal à faire vivre sa femme et ses quatre enfants. Il avait donc décidé de l’embaucher sous une fausse identité. Il le payait chaque semaine en espèces pour les articles qu’il rédigeait et qu’il signait d’un nom d’emprunt.

Au Clarion, tout le monde aimait Jorge pour sa bonne humeur et sa gentillesse. Personne ne se posait de questions sur lui.

Il a fallu que ce sale type débarque et fasse chanter James.

Il a toujours aidé Jorge, qu’il considère comme un ami. Mais maintenant, la vie de son père biologique est en jeu.

Il allait donc faire venir Jorge et lui expliquer qu’il ne pouvait pas le garder et qu’il devait quitter la région le plus vite possible.

Puis il allait donner sa démission et si son maître chanteur le dénonçait, il était prêt à répondre de ses actes devant la justice.

Il était sur le point de décrocher le téléphone pour demander à Jorge de venir à son bureau, lorsque l’appareil sonna.

Il décrocha.

- James, c’est votre vieil ami à l’appareil.

James pinça les lèvres.

- Qu’est-ce que vous voulez ?, aboya-t-il.

- Je suppose que vous me posez cette question juste pour la forme.

- Je ne vais pas publier l’article.

- Si, vous allez le faire.

- Vous ne pouvez plus me forcer. Je ne céderais pas à votre chantage. J’ai décidé de démissionner du Clarion et d’assumer mes erreurs.

L’homme ne dit rien, comme s’il semblait réfléchir. Puis finalement, il s’exclama :

- Vous voulez parlez de votre clandestin !

Il se mit à rire, mettant James encore plus mal à l’aise.

- Je n’y pensais même plus, continua l’homme au bout du fil. Non, vous pouvez garder votre poste et celui de Mr Noriega. Il fait de bons articles, ce serait dommage de vous en séparer.

De la sueur perla sur le front du rédacteur en chef du Clarion.

- Je ne peux pas publier cet article. Je préfère encore démissionner et même faire de la prison, mais je ne peux pas écrire cet article.

- Il est déjà écrit. Je vous demande juste de le publier. Et dès demain.

- Si je me rends à la police pour avoir embauché un clandestin, vous ne pouvez plus me forcer à faire quoi que ce soit.

A nouveau, le rire de l’homme se répercuta dans le combiné téléphonique jusqu’à agresser l’oreille de James.

- Vous être vraiment stupide, mon garçon. Je me fiche pas mal de votre histoire de travailleur clandestin. Ce pauvre Noriega n’a rien à craindre. En revanche, Jack Peyton a tout à y perdre. La vie en premier.

- Vous n’allez pas…

- Nous avons essayé de le faire une fois pour vous donner un avertissement. La prochaine fois, la balle atteindra sa cible. Et ce n’est pas votre garde du corps… comment s’appelle-t-il… Jason Cogan, qui pourra le sauver.

James avala sa salive. L’homme connaissait le nom du garde du corps qu’il avait engagé pour Jack ! Comment lutter contre une telle organisation !

L’homme au bout du fil sut, par le silence de son interlocuteur, que James venait de capituler.

- L’article doit paraître demain. Après, vous n’entendrez plus jamais parler de moi.

L’homme raccrocha.

En état de choc, James laissa le combiné à son oreille.

Demain, il détruira en quelques lignes publiées dans le journal tout ce que son père avait mis des années à construire.

 

A SUIVRE...

Mardi prochain, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

- Cruz, soit vous avez fait la bringue toute la nuit, soit vous avez une mauvaise nouvelle à m’annoncer.
- Jack, vous devriez vous servir un verre et vous asseoir.
- Que se passe-t-il ?
- Vous avez lu le Clarion ce matin ? Apparemment non. Sinon vous feriez une autre tête.
Cruz, abattu, tendit le journal à Jack.
Horrifié, Jack lut le titre de la Une du Clarion d’aujourd’hui.

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Marie A 13/03/2015 09:22

Courageux James ! Allez, ça va certainement (n'est-ce pas M.Peyton?!) s'arranger !

Mr. Peyton 13/03/2015 11:32

Il faut l'espérer. Moi je ne dis rien, simplement que dans les Plaisirs de l'Enfer, il y a le mot Plaisirs, mais aussi... Enfer. Donc, tout peut arriver :-)