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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 737. Souviens-toi, ces quinze dernières années...

Aujourd'hui, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

- Nous sommes à sec, Ellen. Pas le moindre début de piste.
- Il faut trouver ce que Rachel Welles a fait lorsqu’elle a quitté l’hôpital de Boston il y a trois ans.
- Tout ce qu’on sait, c’est qu’elle est partie toute seule après décision du médecin. Et que personne ne l’a revue. Comment veux-tu qu’on sache où elle est allée, si elle-même ne s’en souvient pas !
- Peut-être s’en souvient-elle.

Episode 737. Souviens-toi, ces quinze dernières années...

Rachel Welles était assise sur le fauteuil, en face de la fenêtre de sa chambre d’hôpital. Elle remplissait les cases des mots croisées du Clarion. Un exercice que lui avait préconisé le Dr Stewart.

Elle leva les yeux vers la fenêtre et observa les arbres en face d’elle. L’automne était bien avancé et les feuilles étaient presque toutes tombées.

Elle poussa un profond soupir. Elle s’appelait Rachel Welles. Elle avait enfin une identité. Et même si elle ne se souvenait plus de Rachel Welles, connaître enfin son vrai nom lui procurait une sensation de bien-être. Une forme de paix qu’elle ne pouvait pas expliquer.

Il restait tant d’ombres dans sa vie, de dangers aussi. Elle n’oubliait pas sa blessure à l’épaule. De même qu’elle n’oubliait pas le garde qui était planté devant sa chambre toute la journée.

Elle se demandait si elle devait accepter la proposition de Jack de vivre au Manoir pendant quelques temps. Quelqu’un avait essayé de la tuer et elle ne voulait pas mettre en danger la famille Peyton en allant s’installer chez eux.

Elle avait donc demandé à Jack un temps de réflexion. Mais vivre près de lui était si tentant…

Curieusement, depuis qu’elle avait appris qui elle était, elle n’avait plus peur des hôpitaux, ni de la police. Et pour elle, c’était déjà un grand pas en avant. Elle faisait confiance aux médecins, ainsi qu’au lieutenant Chambers qui était chargé d’élucider son affaire d’homicide.

Justement, Billy Chambers vint la voir avec la femme sergente dont Rachel avait oublié le nom.

- Vous avez du nouveau, lieutenant ?

Elle espérait que l’homme qui lui avait tiré dessus était enfin démasqué. Elle pourrait ainsi accepter l’offre de Jack de venir vivre au manoir sans le moindre problème.

Mais Billy secoua la tête.

- Non, Mlle Welles. Nous sommes venus voir si vous vous rappelez de quelque chose.

Rachel se mordit la lèvre. Ce n’était pas bon signe. Cela voulait dire qu’ils n’avaient aucune piste à exploiter.

- Je suis désolée, lieutenant.

Billy lui tendit une photo.

- Vous rappelez-vous de cet endroit ?

Rachel observa la photo. Il s’agissait d’une chambre sommairement meublée d’un lit et d’une armoire.

- Non, fit Rachel. Où est-ce ?

- C’était votre chambre à l’hôpital de Boston. Je pensais qu’un détail sur cette photo pourrait faire réveiller des souvenirs.

- Est-ce que je peux garder la photo ?

- Bien sûr, nous en avons d’autres.

- Peut-être qu’à force de la contempler, je pourrais me souvenir de quelque chose.

 

Billy Chambers et Ellen Hayes sortirent de la chambre de Rachel comme ils étaient arrivés : sans rien.

- Nous sommes à sec, Ellen. Pas le moindre début de piste.

- Il faut trouver ce que Rachel Welles a fait lorsqu’elle a quitté l’hôpital de Boston il y a trois ans.

- Tout ce qu’on sait, c’est qu’elle est partie toute seule après décision du médecin. Et que personne ne l’a revue. Comment veux-tu qu’on sache où elle est allée, si elle-même ne s’en souvient pas !

- Peut-être s’en souvient-elle.

Billy fronça les sourcils.

- Je t’en prie, Ellen. Tu ne vas pas recommencer avec ça.

- Billy, il est possible que cette femme simule sa perte de mémoire.

- Selon le docteur Stewart, son amnésie est bien réelle.

- Où bien cette femme est très forte pour le faire croire.

- C’est ridicule.

- C’est une piste à exploiter, et en tant que policier, tu le sais très bien.

- Rachel Welles est notre victime, Ellen. C’est sur elle qu’on a tiré.

- Tu oublies qu’elle avait un revolver dans son sac à main… enfin, dans la culotte de Jack Peyton. Mais bon, c’est pareil. Est-ce que tu connais beaucoup de personnes innocentes qui cachent une arme non enregistrée entre un bâton de rouge à lèvres et un fard à paupière ? Et n’oublie pas aussi l’argent qu’elle avait sur elle. Une grosse somme en liquide.

- Très bien, et qu’est-ce que tu suggères ?

- Il faut creuser la piste de Boston. On doit pouvoir trouver un témoin qui a vu Rachel Welles après sa sortie. Si elle ne nous le dit pas, on doit savoir ce qu’elle a fait après avoir passé la porte de l’établissement de santé.

- Très bien. Puisque c’est ton idée, tu t’en occupes. Il faudra aussi fouiller du côté de l’oncle, ce Jack Chandler.

- Pourquoi ? Il est mort.

- C’était un truand. Il a peut-être laissé une dette et quelqu’un s’en prend à la seule personne de sa famille encore en vie.

Ellen haussa les épaules, peu convaincue.

- On lui aurait demandé de rembourser l’argent de la dette ?

- Justement, ça pourrait expliquer l’argent trouvé dans son sac. Peut-être qu’on lui a demandé de rembourser cette dette et qu’on a menacé de la tuer si elle ne le faisait pas. Sauf que Rachel Welles ne s’en souvient plus, vu qu’elle est amnésique.

- Ca se tient, finit par admettre la sergente. Et pour détention d’arme illégale, on fait quoi avec ?

- On laisse tomber de notre côté. Si le procureur veut poursuivre, c’est son problème. On a plus urgent à s’occuper.

Billy regarda sa montre.

- Tu devrais aller au bureau. Je reste encore un peu ici. J’ai quelque chose à vérifier.

Ellen n’était pas du genre à poser des questions quand un supérieur lui demandait quelque chose. Elle tourna les talons et s’en alla.

Billy s’assura qu’elle avait bien quitté l’hôpital, puis il monta à l’étage.

 

- J’ai revu Carolyn tout récemment.

Billy était assis dans le canapé du bureau de Mildred Stewart. Il n’avait jamais voulu s’y coucher. Il trouvait la situation déjà suffisamment embarrassante pour ne pas y ajouter un cliché supplémentaire.

Mildred, assise en face de lui, un carnet de notes à la main, l’écoutait.

- Qu’avez-vous ressentit ?

Billy poussa un profond soupir.

- Je n’en sais rien. Je… elle continue à m’attirer comme un aimant. Et je crois qu’elle en pince encore pour moi.

- Vous n’avez pas dit que ce vous avez ressenti.

- De la culpabilité.

Mildred décroisa les jambes et les recroisa de nouveau. Billy la voyait depuis suffisamment longtemps pour savoir que cela signifiait qu’il venait de dire quelque chose d’intéressant.

- Continuez…, encouragea la psychiatre.

- Je pense que je l’aime toujours. Non… j’en suis sûr. Mais je sais aussi au plus profond de moi que rien ne pourra s’arranger entre nous.

- Est-ce une certitude pour vous ?

- Oui. Parce que je lorsque je pense à elle, je suis encore malade rien qu’à l’imaginer avec un autre homme. Je pense qu’elle n’a personne dans sa vie, mais je ne peux m’enlever de l’esprit l’image d’elle avec quelqu’un d’autre. Et ça me rend malade. Alors je me dis que si un jour on se remet ensemble, je continuerais à la harceler, à penser à des choses horribles, même si au fond de moi je saurais que ce n’est pas vrai. Je deviendrais jaloux, je la ferais suivre et je lui ferais des scènes à n’en plus finir… Parce que je suis comme ça.

En bon psychiatre, Mildred Stewart laissa Billy déverser son flot de paroles. C’est là que le patient libère ses pensées et c’est ce qui le fait avancer.

Billy poursuivit :

- Le pire de tout, docteur, c’est que je pense que ce sera exactement pareil avec une autre femme. Ce n’est pas Carolyn qui m’obsède, mais c’est ma jalousie maladive. J’aime posséder et je n’aime pas les concessions. C’est pour ça que ça ne fonctionne jamais avec les femmes. Est-ce que vous pensez qu’un jour je guérirais de cette jalousie ?

- Billy, ce n’est pas à moi de le dire. C’est à vous de chercher au plus profond de votre être pourquoi vous agissez ainsi avec les femmes. Ce dont vous souffrez ne se guérit pas avec la prise d’un médicament.

- Mais j’en souffre. Parce que j’aime toujours Carolyn. Et je ne sais pas… parfois je me dis que si elle me revient, ce ne sera plus comme avant. Que je prendrais sur moi, que je lui laisserais toute la liberté dont elle a besoin et que je lui ferais confiance… Mais je sais que je me voile à la face. Et vous savez pourquoi ? Parce que j’ai confiance en elle. J’ai toujours eu confiance en Carolyn, même lorsqu’on habitait New York ensemble. Mais je ne pouvais pas m’empêcher d’être jaloux.

Mildred ne le dit pas à Billy, mais il avait fait de gros progrès, Le chemin vers une guérison sera encore long. Et revoir Carolyn ne l’aiderait sûrement pas.

La psychiatre décida de ne rien lui dire. Il serait encore temps de le prévenir qu’une nouvelle liaison serait néfaste dans le processus de guérison. Il faut d’abord qu’il trouve d’où provient son angoisse.

Mildred nota sur son carnet qu’il faudra emmener Billy sur le terrain de son enfance lors de la prochaine séance.

 

A SUIVRE...

Mardi prochain, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

- J’adore votre sens de la répartie, chère madame. Cela me fait dire que je ne me suis pas trompé de personne en vous choisissant.
- Vous m’avez choisie ? Et puis-je savoir pourquoi ?
- Parce que vous avez du répondant et c’est ce qu’il me faut.
Monsieur Amos commençait sérieusement à taper sur les nerfs de Betty. Il était temps pour elle de prendre congé.
- Bon, merci pour cette ballade, Monsieur Amos, mais je retourne chez moi.
- Ce serait dommage pour vous de me quitter déjà.

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Commenter cet article

Marie A 10/03/2015 06:29

Au moins s'ils ne sont pas très efficaces, Billy et son adjointe ne manquent pas d'imagination :-)

Mr. Peyton 12/03/2015 18:04

C'est qu'ils ne doivent laisser aucune piste filer... ;-)