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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 736. La rencontre

Aujourd'hui, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

- Paula… tu as une tête de déterrée. Donc je te repose la question : comment vas-tu ?
- Ca pourrait aller mieux.
- Le travail ?
- Je commence à m’adapter.
- Mike ?
Paula piqua sa fourchette dans le bacon.
- Sujet tabou.

Episode 736. La rencontre

Une bonne odeur de bacon grillé émanait de la cuisine de Betty Cord lorsque Paula frappa à la porte de derrière.

A cette heure de la journée, il n’y avait qu’une personne capable de frapper à la porte de la cuisine.

- Entre, Paula !, cria Betty.

Brian était assis à la table de la cuisine et jouait à noyer ses céréales dans le lait.

Il se leva et se précipita vers Paula.

- Tante Paula !

- Bonjour, mon cœur. Prêt pour une nouvelle journée d’école ?

Le garçon fit oui de la tête. Betty, s’essuya les mains avec un torchon et se tourna vers eux.

- C’est un grand jour pour Brian, dit-elle en souriant.

- Oh !, s’exclama Paula. Et qu’est-ce que cette journée à de particulier ?

- On va au zoo avec l’école, dit l’enfant. On va voir des girafes, des lions, des singes et même des dinosaures.

- Des dinosaures ? Tu en es sûr ?

- Oui, tante Paula. Plein de dinosaures.

Betty secoua la tête.

- Brian, je t’ai expliqué qu’ils ne sont pas réels. Ce sont des reproductions grandeur nature.

- Ca fait rien, c’est quand même des dinosaures !, affirma l’enfant d’une voix qui n’attendait pas de réponse contradictoire.

- Bien, si tu veux voir les dinosaures, il va falloir te dépêcher d’aller te brosser les dents.

L’enfant courut en direction du premier étage.

Paula s’installa à table.

- C’est la première fois que je ne le vois pas rechigner à aller se brosser les dents.

- Le pouvoir des dinosaures, Paula.

Elle sortit deux assiettes.

- Je te remercie, mais je n’ai pas faim, dit Paula.

- Je ne te demande pas ton avis. Je sais que tu n’as rien avalé d’autre qu’un café ce matin, donc tu manges avec moi. En plus, j’ai toujours l’habitude d’en faire pour deux.

- Comment va Steven ?

- Bien. Il doit revenir de New York demain.

Betty s’assit à table.

- Il me manque.

- Je sais, dit Paula en souriant.

- Et toi, comment vas-tu ?, dit Betty en voulant changer de sujet.

- Je vais bien.

- Paula… tu as une tête de déterrée. Donc je te repose la question : comment vas-tu ?

- Ca pourrait aller mieux.

- Le travail ?

- Je commence à m’adapter.

- Mike ?

Paula piqua sa fourchette dans le bacon.

- Sujet tabou.

- Pas de ça avec moi, Paula.

- Il s’est excusé pour être parti sans crier gare de l’hôpital. Et il m’a expliqué qu’il n’était pas avec Ashley.

- C’est plutôt une bonne nouvelle.

- Il était avec Marsha. Elle demande le divorce.

Silence.

- Je vois, finit par dire Betty. Donc, la voie est libre.

- Ce n’est pas si facile que ça, Betty.

Betty haussa les épaules.

- Je ne vois pas ce qu’il y a de compliqué.

Après un moment d’hésitation et une bouchée d’œufs au bacon, Betty reprit :

- Est-ce que tu fais toujours tes cauchemars à propos de Cal ?

- C’est ça qui ne va pas, Betty. Ce ne sont pas des cauchemars. Je veux dire : je rêve de Cal, mais ce ne sont pas des cauchemars.

Betty fronça les sourcils.

- Je ne comprends pas.

- En fait, je n’aime plus Cal. Même mort, je le déteste. Mais dans mes rêves, je suis attirée… physiquement par lui. Tu comprends mieux, maintenant ?

- C’est peut-être parce qu’il t’a sauvé la vie au détriment de la sienne. Ça compte beaucoup.

- Non, ce n’est pas ça. Au début, je pensais qu’il s’agissait d’une forme de compassion. Je rêve de Cal et je… le vois aussi. Et je vois Eric… Et je crois que je deviens folle !

- Tu n’es pas folle, Paula. Perturbée, mais pas folle.

Paula sourit.

- Merci de ton soutien !

Elle se leva.

- Bon, il faut que je file, sinon je vais être en retard.

- Et pour Mike ?

- Quoi, Mike ?

- Est-ce que tu comptes…

- Je n’en sais rien. Je ne suis même pas sûre d’avoir envie.

Paula s’en alla sans en dire plus.

 

Betty conduisit un Brian totalement excité à l’école. Durant tout le trajet, il ne cessait de parler des dinosaures qu’il allait voir, occultant les animaux bien vivants qui s’y trouvaient.

Après les recommandations d’usage que l’instituteur ne manquera pas de donner (ne pas mettre les doigts sur la cage, ne pas jeter de la nourriture aux animaux, rester sage et écouter les grands), Betty sortit de l’école.

Elle allait entrer dans sa voiture lorsqu’un homme vêtu d’un élégant costume vint à sa rencontre.

- Madame Cord ?

Betty observa l’homme. La cinquantaine, plutôt bel homme, la peau bronzée et les yeux verts.

- Oui, c’est moi.

Il tendit une main.

- Je m’appelle Manny Amos et je viens d’emménager à Peyton Place. Une maison sur le littoral.

Betty le salua, à la fois intriguée et surprise par l’homme.

- Comment connaissez-vous mon nom ?

- Je connais beaucoup de chose. Le nom des jolies femmes ambitieuses en font partie.

- Que voulez-vous, Monsieur Amos ?

- Je vous en prie, appelez-moi Manny.

Betty sentait qu’elle devait mettre de la distance entre elle et l’homme.

- Je ne crois pas être suffisamment proche de vous pour vous appeler par votre prénom, Monsieur Amos.

Ainsi faisait-elle comprendre à l’homme qu’elle n’était pas le moins du monde impressionnée.

Amos sourit. C’était justement la réaction qu’il attendait.

- Très bien. Puis-je vous appeler Betty ?

- Madame Cord sera parfait.

- Vous êtes une femme de caractère et j’aime ça.

La surprise fit place à l’agacement chez Betty.

- Ecoutez, Monsieur Amos. Je suis ravie d’avoir fait votre connaissance, mais je suis pressée et j’ai de nombreuses choses à faire.

- Moins de choses que lorsque vous dirigiez une société immobilière.

Cette fois, Betty était excédée.

- Qui êtes-vous ? Et comment savez-vous tout cela de moi ?

- J’aimerais vous parler, Madame Cord.

- Comme je vous l’ai dit, j’ai peu de temps.

- Vous avez beaucoup de temps, au contraire. Et ce que j’ai à vous dire peut changer votre vie.

- Très bien. Alors je vous écoute.

- Je vous propose de marcher un peu. Que diriez-vous d’une promenade dans le square ?

- Non. Je vous l’ai dit, je n’ai pas le temps. Au revoir, Monsieur Amos.

Betty s’apprêta à entrer dans son véhicule lorsqu’Amos lui dit :

- Je vous propose de prendre votre revanche sur Jack Peyton. Il vous a dépossédé de votre agence immobilière. Je vous donne l’occasion de lui rendre la monnaie de sa pièce.

Betty hésita un instant, puis se tourna vers lui.

Manny Amos lui sourit.

- J’espère que vous avez de bonnes chaussures de marche.

 

A SUIVRE...

Vendredi prochain, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

- C’était votre chambre à l’hôpital de Boston. Je pensais qu’un détail sur cette photo pourrait faire réveiller des souvenirs.
- Est-ce que je peux garder la photo ?
- Bien sûr, nous en avons d’autres.
- Peut-être qu’à force de la contempler, je pourrais me souvenir de quelque chose.

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Commenter cet article

Marie A 03/03/2015 09:35

C'est vrai qu'il y a de quoi s'inquiéter pour la santé de Paula... Mais il faut avouer que la petite réunion à 3 était un grand moment de ce début de saison :-)
Quant à Manny... c'est beaucoup moins amusant !

Mr. Peyton 03/03/2015 18:16

C'est sûr que c'est moins amusant avec Manny... Je dirais même que c'est flippant :-(