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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 732. Culpabilité

Aujourd'hui, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

Mildred haussa les sourcils, mais ne dit rien.
- Mildred, comment sera-t-elle à son réveil ? Et surtout, qui sera-t-elle ? Rachel ? Allison ? Mira ?
- Je ne sais pas, Mike. Le cerveau est un organe complexe dont on ne maîtrise pas grand-chose. Cette jeune femme vient de subir un choc violent avec cette tentative d’assassinat. Il est possible que son cerveau l’oblige à oublier ce qui vient de se passer. Alors elle ne se souviendra plus de Mira Losco. Il est même probable qu’elle retourne quinze ans en arrière et croit de nouveau être Allison.

Episode 732. Culpabilité

Le Dr Michael Rossi se trouvait auprès de Rachel Welles. Il observait sa patiente, encore inconsciente après l’anesthésie due à l’opération.

On avait enlevé la balle qui s’était logée près de l’omoplate. Rachel s’en tirait bien. Elle sentira une douleur à l’épaule à chacun de ses mouvements pendant un certain temps, puis la douleur s’estompera.

Elle s’estompera plus vite que la douleur morale de Mike, qui se sentait coupable de ne pas avoir veillé sur la jeune femme après son admission à l’hôpital de Boston, quinze ans plus tôt.

Il se tourna vers le Dr Mildred Stewart, éminent psychiatre qui avait son bureau à l’hôpital de Peyton Place.

- Elle va bientôt se réveiller, dit-il.

Mildred haussa les sourcils, mais ne dit rien.

- Mildred, comment sera-t-elle à son réveil ? Et surtout, qui sera-t-elle ? Rachel ? Allison ? Mira ?

- Je ne sais pas, Mike. Le cerveau est un organe complexe dont on ne maîtrise pas grand-chose. Cette jeune femme vient de subir un choc violent avec cette tentative d’assassinat. Il est possible que son cerveau l’oblige à oublier ce qui vient de se passer. Alors elle ne se souviendra plus de Mira Losco. Il est même probable qu’elle retourne quinze ans en arrière et croit de nouveau être Allison.

- Le meilleur pour elle est qu’elle redevienne Rachel Welles.

- C’est une possibilité.

- Juste une possibilité ?

- Mike, j’aimerais vous dire que tout va bien se passer et que la jeune femme qui va se réveiller se souviendra de son passé, mais nous n’en savons rien. Le mieux est d’attendre son réveil.

Mildred posa une main sur l’épaule de Mike, en signe de compassion.

- Courage, Mike. Bipez-moi dès qu’elle se réveille.

- Merci, Mildred.

La psychiatre sortit de la pièce.

Mike s’approcha de Rachel. Il caressa doucement son visage.

- Je suis tellement désolé, Rachel, dit-il sans que la jeune fille puisse l’entendre.

Le problème, c’est qu’il se sentait coupable. Il s’en voulait énormément.

Il se rendait compte seulement maintenant qu’il avait une propension à négliger toutes les personnes qui comptaient pour lui. Et qui avaient besoin de lui.

Après son arrestation pour meurtre, pendant le procès et même après, lorsqu’il avait passé une année en prison, il n’avait pensé qu’à lui et à personne d’autre.

Il ne s’en voulait pas pour ça. Il était alors dans une situation désespérée.

Mais à son retour à la vie normale, il aurait dû être plus attentif. Mais le fait est qu’il n’avait plus été voir Rachel à la maison de santé de Boston. Plus une seule fois.

Mike se passa une main dans ses cheveux. Combien de fois Rachel l’avait-elle réclamé, entre deux prises de pilules ?

Il avait dit à Rachel qu’elle pouvait compter sur lui, à tout moment.

Mais il l’avait négligé. Comme il avait négligé Marsha… jusqu’à ce qu’il reçoive les papiers du divorce.

Comment pouvait-il se pardonner ça ?

La porte d’entrée grinça en s’ouvrant lentement.

Paula Dixon entra. Elle saisit le dossier au chevet du lit et vérifia les constantes de la patiente.

- Comment va-t-elle ?

Mike soupira.

- Aussi bien que possible.

- Et vous, comment allez-vous ?

Mike fut touché par la sollicitude de Paula.

- Aussi bien que possible, répéta-t-il.

Paula observa le médecin.

- Vous n’avez pas l’air en forme.

- Peut-être parce que je ne le suis pas.

Paula détourna le regard.

- La patiente devrait se réveiller très bientôt.

- Paula, je… je voulais vous dire, à propos d’Ashley.

- Docteur Rossi, je ne crois pas que ce soit le bon moment pour parler de ça.

- Vous vous méprenez, Paula. Il n’y a rien entre Ashley et moi.

- Dr Rossi, ce n’est pas un problème. Vous avez le droit que voir qui vous voulez.

- Paula, je ne vois pas Ashley.

Paula soupira.

- Très bien, puisque vous voulez en parler maintenant, allons-y. Je vous ai vu avec elle.

- Vous m’avez vu avec elle ?

- Au Cider Barrell. Vous déjeuniez ensemble.

Mike haussa les épaules.

- Et alors ?

Il fronça les sourcils et soudain comprit :

- Attendez… vous pensez que j’ai une liaison avec Ashley simplement parce que j’ai déjeuné avec elle ?

Paula balaya d’un geste impatient l’air avec ses mains.

- N’en parlons plus…

- Si justement, parlons-en ! Je ne veux pas de ragots dans cet hôpital. J’ai déjeuné avec Ashley parce que c’était son anniversaire. Et que personne ici, à part moi, n’y a pensé.

- Et l’après-midi où vous n’étiez pas là, c’était aussi son anniversaire ? Parce que voyez-vous, Ashley aussi est partie à la dernière minute.

Mike secoua la tête.

- Je n’arrive pas à le croire ! Penser que j’ai manqué un après-midi complet à l’hôpital pour m’envoyer en l’air avec une infirmière ! Comment avez-vous pu croire une chose pareille !

Le visage de Paula se décomposa.

- Je… je…

- De votre part, je m’attendais à tout, sauf à ça ! Vous me connaissez pourtant. Et mieux que quiconque dans cet hôpital !

- Non, je ne vous connais pas, Dr Rossi. Ou plutôt je ne vous connais plus. Depuis quelques jours, vous êtes irritable. Je ne peux pas évoquer un sujet sans que vous montiez sur vos grands chevaux. Comment dois-je prendre cela ?

- Comme le fait qu’un homme a le droit d’être de mauvaise humeur sans que la personne en face de lui en soit responsable.

Paula baissa la tête et ne dit rien.

- J’étais de mauvaise humeur, reprit Mike. Je le reconnais et avant que Rachel n’arrive avec une balle dans l’épaule, j’allais vous présenter mes excuses et je voulais vous confier mes problèmes.

- Vous avez des problèmes ?, demanda doucement Paula.

- Je ne suis pas sûr de vouloir vous en parler.

Paula s’approcha de Mike.

- Mike, je suis désolée. J’ai réagi bêtement. Dites-moi ce qui vous préoccupe.

- Marsha… elle a demandé le divorce.

Paula était surprise.

- Marsha ?... Est-elle en état de le faire ? Je veux dire…

- Oui, elle a des moments de lucidité. Elle a demandé à Carolyn de s’occuper des papiers. Elle ne veut plus être un poids pour moi et veut que je vive ma vie de mon côté. Alors, ce fameux après-midi, je suis allé la voir à Boston.

- Je… suis désolée. Que comptez-vous faire ?

- Je n’ai pas le choix. J’ai signé les papiers.

- C’est peut-être mieux ainsi.

- C’est un constat d’échec.

- Tous les divorces le sont.

- Je ne parle pas du divorce. L’échec, c’est que je n’ai pas su m’occuper de Marsha. Comme je n’ai pas su m’occuper de Rachel.

- Vous êtes dur avec vous-même.

- Non, je ne fais que constater ce que je suis réellement : un être qui ne pense pas aux personnes qui l’aiment.

- Ce n’est pas vrai, Mike.

- Si j’avais pris soin de Rachel, elle ne serait sans doute pas couchée dans ce lit d’hôpital.

- Ca, vous n’en savez rien.

- Et Marsha…

- Pour Marsha, je peux vous dire que vous vous trompez. Vous avez tout fait pour elle. N’oubliez pas qu’elle vous a laissé accuser d’un meurtre qu’elle-même avait commis.

- Elle n’était pas dans son état normal.

- Je sais, et vous avez tout fait pour qu’elle reçoive les meilleurs soins.

- Pour le résultat que ça a donné.

- Au contraire, Mike. Lorsqu’elle a pu sortir de l’hôpital psychiatrique, vous lui avez laissé une seconde chance. Vous l’avez épousé et vous avez passé cinq années merveilleuses ensemble. Vous lui avez fait cadeau de cinq années de répit avant qu’elle ne sombre de nouveau. Alors ne dites pas que vous êtes égoïste. Peu de personne aurait pu agir comme vous l’avez fait.

C’était des paroles réconfortantes qui avaient atteint Mike au cœur. Il sourit à Paula.

Paula lui rendit son sourire.

Et c’est l’instant qu’a choisi Rachel Welles, alias Mira Losco, alias Allison MacKenzie, pour ouvrir lentement les yeux et se réveiller.

 

A SUIVRE...

Vendredi prochain, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

- Vous êtes totalement cinglé !, hurla-t-il.
- James voyons, calmez-vous.
- Vous voulez que je me calme après ce que vous avez fait ! Je viens d’apprendre la tentative d’assassinat.
L’homme se redressa. Comment James pouvait-il savoir qu’il était à l’origine de la tentative de meurtre ?
Puis il finit par comprendre lorsque James lui dit :
- Vous avez failli tuer une pauvre fille innocente parce que vous voulez la peau de mon père !

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Commenter cet article

Marie A 24/02/2015 09:14

Pas facile d'être de ces personnes qui prennent sur eux le poids de la marche du monde, n'est-ce pas Dr.Rossi ?
Mais c'est une bonne chose qu'il ait enfin pu s'expliquer avec Paula. Pourvu que cette fois, ça débouche sur ce quelque chose de beau et de grand qui semble leur avoir été promis mais toujours reporté !

Mr. Peyton 24/02/2015 14:39

Oui, j'espère aussi que les Plaisirs de l'Enfer deviennent les Plaisirs de l'Amour :-)