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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 728. La salle d'attente

Aujourd'hui, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

- Tiens, mais c’est ce brave Sergent Chambers, ironisa-t-il.
Billy Chambers soutint son regard sans ciller.
- Lieutenant Chambers, rectifia-t-il.
Jack frappa la paume de sa main contre son front.
- Bien sûr, où avais-je la tête... Félicitations pour votre promotion, Lieutenant. Vous êtes un véritable héros dans cette ville pour avoir sauvé la vie de deux jeunes femmes en danger.

Episode 728. La salle d'attente

Jack Peyton ne tenait pas en place. De la sueur perlait sur son front.

Dans la salle d’attente de l’hôpital de Peyton Place, il était partagé entre deux sentiments. D’un côté, il voulait avoir des nouvelles de Mira Losco et s’inquiétait pour elle.  

Mais de l’autre côté, il savait aussi qu’il tenait dans ses mains le sac de la jeune femme, et par conséquent le revolver qu’elle ne quittait jamais.

Il savait aussi que les flics allaient débarquer très rapidement. Et s’ils demandaient à voir le contenu du sac, lui et Mira risquaient d’avoir de gros problèmes. Car il y avait de fortes chances pour que cette arme ne soit pas enregistrée.

Il arpentait la pièce, se demandant comment faire pour se débarrasser de cet objet encombrant.

Il se voyait mal la dissimuler derrière la plante verte qui s’épanouissait  dans le coin de la pièce ! D’autant qu’il devait y avoir les empreintes de Mira sur ce revolver.

Ils n’étaient que deux dans la salle d’attente. Un homme d’un certain âge était assis au milieu de la rangée de chaise et regardait Jack faire ses incessants va et vient.

Jack espérait que le vieillard quitte rapidement la pièce. Il espérait aussi que Mike vienne le voir rapidement pour lui donner des nouvelles. Et enfin, il craignait l’apparition de la police.

- Ne vous inquiétez, tout va bien se passer, dit soudain le vieil homme.

« Tu parles que tout va bien se passer, pensa Jack. Si tu fichais le camp de cet endroit, tout se passera bien. »

Mais Jack se contenta de sourire.

- C’est votre femme ?, demanda l’homme. Moi c’est ma femme. Elle a eu une insuffisance respiratoire. Des choses qui arrivent à notre âge.

Oh non, pitié ! Tout mais pas une conversation avec ce vieux gâteux. Jack ne pourrait pas supporter de parler en ce moment. Il pria pour que l’homme s’en aille.

Et il songea finalement que Dieu pouvait peut-être exister. Car à cet instant, une infirmière surgit :

- Monsieur Finch, votre femme vient de se réveiller.

L’homme leva péniblement sa carcasse et s’appuyant sur sa canne, parvint jusqu’à la porte.

Jack eut soudainement un élan de sympathie pour ce vieil homme et sa femme.

- J’espère que tout ira bien pour vous et votre femme, dit-il.

L’homme se retourna et lui sourit. Puis il partit.

Maintenant seul dans la salle d’attente, Jack saisit le revolver dans le sac de Mira et le glissa dans une de ses chaussettes. Combien de fois avait-il vu faire ça dans les films !

Mais ce ne sont que des films. Jack s’en aperçut rapidement. L’arme pesait sur sa seule jambe valide et finalement, elle s’extirpa de la chaussette et tomba sur le sol avec un bruit métallique.

Jack grimaça. Il reprit l’arme et cette fois, la coinça dans son pantalon. Là aussi il avait vu ça des milliers de fois au cinéma. Sauf que là, ça avait l’air de tenir.

La panique le quitta définitivement. Il respira un bon coup et redevint le Jack Peyton qu’il était. Les flics n’auront aucune raison de le fouiller. Il n’avait rien à craindre.

Il songea alors à Mira, à leur rencontre peu commune. Il espérait sincèrement qu’elle se remette de sa blessure. Il avait envie de mieux la connaître. Il avait envie de…

La police arriva et mit fin à ses réflexions.

Jack ne put réprimer un sourire en voyant débarquer William Chambers. Il était accompagné par une jeune femme sergent dont Jack avait oublié le nom.

- Tiens, mais c’est ce brave Sergent Chambers, ironisa-t-il.

Billy Chambers soutint son regard sans ciller.

- Lieutenant Chambers, rectifia-t-il.

Jack frappa la paume de sa main contre son front.

- Bien sûr, où avais-je la tête... Félicitations pour votre promotion, Lieutenant. Vous êtes un véritable héros dans cette ville pour avoir sauvé la vie de deux jeunes femmes en danger.

Billy répondit à Jack par un rictus. Il n’aimait pas cet homme et Jack savait pourquoi. Il prit le ton le plus professionnel qu’il put :

- Monsieur Peyton, nous avons quelques questions à vous poser au sujet de la tentative d’assassinat.

- Je vous écoute.

- Vous vous trouviez avec la victime au moment des faits…

- C’est exact.

- Vous la connaissiez ?

- Lieutenant, puisque j’étais avec elle, forcément je la connaissais.

- Que pouvez-vous me dire sur elle ?

Jack haussa les épaules.

- Peu de choses à vrai dire. Je viens de la rencontrer. Cette jeune fille était un peu perdue. Elle se fait appeler Mira Losco, mais ce n’est sans doute pas son vrai nom.

- Que voulez-vous dire par là ?

- Qu’elle est amnésique.

- Connaissait-elle quelqu’un d’autre en ville ?

- Elle travaille au Cider Barrell. Quand je suis allé la chercher, elle était avec ma nièce Colleen et son amie Selena Cross.

La femme sergent de police désigna le sac à main que tenait Jack, et elle prit la parole pour la première fois.

- Ce sac est à elle, je suppose.

Jack lui sourit. La jeune sergente devait avoir une trentaine d’année et elle était plutôt jolie.

- De toute évidence, Mademoiselle.

- Sergent Hayes, rectifia-t-elle d’une voix autoritaire.

- De toute évidence, Sergent Hayes, ce sac ne m’appartient pas. Sa couleur ne va pas avec mon costume.

La plaisanterie n’était ni du goût de Chambers, ni du goût de Hayes.

Hayes tendit la main. Après un moment d’hésitation, Jack lui donna le sac.

- Monsieur Peyton, reprit Chambers, pensez-vous qu’il existe une raison quelconque pour que quelqu’un s’en prenne à cette jeune femme ?

- Comme je vous l’ai dit, je la connaissais à peine…

- Et à vous ?, demanda Hayes.

Jack regarda la jeune femme avec surprise.

- Quoi, à moi ?

- Quelqu’un pourrait-il s’en prendre à vous ?

Jack mit un moment avant de réaliser où Hayes voulait en venir.

- Vous pensez que cette balle m’était destinée !

- Nous n’en savons rien, dit Billy. Le fait est que vous vous trouviez à proximité de la victime au moment du coup de feu…

Jack baissa les yeux. Il n’avait jamais pensé à cela. Son visage s’empourpra et son cœur fit un bon dans sa poitrine. Il était peut-être la cible de l’attaque et c’est cette pauvre fille qui a pris la balle à sa place.

- Monsieur Peyton ?…, insista Hayes devant le regard interloqué de Jack.

Mike Rossi ouvrit la porte de la salle d’attente et les trois individus se précipitèrent vers lui.

- Mike, comment va-t-elle ?, demanda Jack avec anxiété.

- Elle va bien. Elle se repose. La balle n’a pas fait de dégâts. Nous l’avons enlevé.

- Est-ce qu’on peut l’interroger ?, demanda Billy.

- Elle est en salle de réveil. Il va falloir patienter encore un peu.

Jack ne put réprimer un soupir de soulagement.

Mike posa un regard insistant sur Billy.

- Il faut que je vous parle.

- C’est au sujet de la victime ?

- Oui, je… la connais.

Jack bondit vers Mike.

- Quoi ! Vous la connaissez. Qui est-elle ? Dites-moi qui elle est !

- Je suis désolé, Jack. Mais je dois m’entretenir avec la police, pas avec vous.

- Je suis… Je… Vous ne comprenez pas, elle est venue vers moi pour me demander de l’aide. Vous devez me dire qui elle est !

Mais Jack, dans son énervement, contracta son abdomen.

Et il sut à cet instant précis qu’il allait maudire à tout jamais les films policiers. Car oui, il n’y a que dans les films que tout fonctionne bien.

L’arme de Mira qu’il avait coincé entre son pantalon tergal un peu trop large et sa chemise en soie blanche s’échappa et glissa le long de sa jambe, à l’intérieur même du pantalon, terminant sa chute au pied de sa chaussure vernie.

Hayes, qui avait suivi la trajectoire de l’objet pendant sa chute, s’écria :

- C’est un flingue !

Elle prit son stylo dans sa poche et avec l’objet, elle entreprit de saisir l’arme par la gâchette, de façon à ne pas gâcher d’éventuels empreintes.

- Ce revolver est à vous ?, demanda Billy.

- Je…

Inutile de raconter des bobards et de s’enfoncer davantage. Jack était dans la mouise et Mira aussi.

- Non, dit-il. C’est à la jeune femme amnésique.

Billy afficha un sourire qui avait tout d’un sourire de vengeance sur son visage.

- Monsieur Peyton, je crois que vous ne nous avez pas tout dit. Il serait temps de nous mettre au parfum, vous ne croyez pas ?

 

A SUIVRE...

Vendredi prochain, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

- Dr Rossi, vous dites connaître l’identité de la jeune femme. Je vous écoute.
Mike parla lentement, comme s’il cherchait ses mots.
- Il y a une quinzaine d’années de cela, une jeune fille du nom d’Allison MacKenzie a disparu de cette ville, sans laisser de trace.
- Vous voulez dire que c’est cette personne ? Mira Losco est Allison MacKenzie ?

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Commenter cet article

Betty 03/02/2015 11:29

Il doit vieillir... Il se fait prendre comme un débutant. C'est vrai qu'il n'avait pas vraiment le choix non plus pour le cacher.

Mr. Peyton 03/02/2015 22:02

Oui c'est vrai... à part peut-être dans le pot d'une plante verte, s'il y en avait une dans la salle d'attente.
Espérons que ça ne lui portera pas trop préjudice :-)

Marie A 03/02/2015 09:02

Ben voilà, on saura où ne pas planquer une arme la prochaine fois que l'occasion se présentera :-D
Jack est tellement mignon dans son désir de bien faire... <3

Mr. Peyton 03/02/2015 21:59

Mignon, mais maladroit.. et puis un peu amoureux aussi :-)