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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 727. Une discussion colorée

Aujourd'hui, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

- C’est parce que c’est moi qui aie instauré ce système que tu t’y opposes. Je vais voir ce qu’en pense…
Paula termina la phrase d’Ashley dans un soupir :
- … le Dr Rossi... Ashley, est-ce que tu peux arriver à mettre un pied devant l’autre sans demander l’avis du Dr Rossi ? Ton système de pastilles de couleur est formidable pour une institutrice dans une maternelle. Ici, on a besoin de voir écrit noir sur blanc si un patient a des antécédents ou des allergies.

Episode 727. Une discussion colorée

Satisfaite, Paula Dixon rangea le dernier dossier dans l’armoire et referma celle-ci doucement.

Elle s’assit près du comptoir et commença à rédiger le planning de la semaine prochaine.

Paula était sereine. Depuis la veille et sa « spaghettis party » à trois avec Eric et Cal, elle n’avait pas eu d’hallucination et avait très bien dormi la nuit. Sans rêve, sans cauchemar, sans fantôme.

Elle avait donc débuté la journée sous les meilleurs auspices et prit la décision irrévocable de ne pas se laisser faire à son travail, que ce soit avec Ashley Pozzi ou Mike Rossi. Tous deux s’étaient mal comportés en quittant l’hôpital sans crier gare la dernière fois, et elle comptait bien mettre un terme à ces agissements.

Ashley entra en zone de réception. Elle tombait bien, car Paula avait une petite surprise pour elle.

Ashley était furax. Son chignon était mal arrangé et sa coiffe d’infirmière penchait un peu trop à droite.

Elle jeta plus qu’elle ne posa ses dossiers sur le comptoir.

- Paula, j’en ai vraiment assez de ces demi-journées au dispensaire. Ces gens sont des sauvages. Il y a un vieux monsieur qui n’arrête pas de venir pour un ou pour un non, et pas pour se faire soigner. Non, il n’a strictement rien ! A part peut-être trois grammes d’alcool dans le sang. Il est là uniquement pour mater ma poitrine !

Paula leva les yeux vers Ashley en souriant.

- Tu devrais être contente. La vie t’a doté de beaux atouts.

- Paula, je ne suis pas faite pour m’occuper de ces gens. Ils sentent mauvais.

- Ce sont des êtres humains, Ashley. Pas des poubelles.

- Parfois, je me demande…

- Cette expérience ne pourra qu’enrichir tes connaissances en matière humaine.

- Un vieil édenté vicieux et une femme aux cheveux tellement gras que les poux ne peuvent même pas tenir dessus sans glisser… tu appelles ça une aventure humaine ?

Rouge de colère, elle se dirigea vers l’armoire où étaient conditionnés les dossiers des patients :

- Je vais aller parler au Dr Rossi. Cette situation ne peut plus durer.

Paula prit une profonde inspiration.

- Je suis sûre que le Dr Rossi apprécie ton travail au sein du dispensaire. Il adore les infirmières qui prennent l’initiative de soigner les patients qui sont dans la précarité.

Ashley s’arrêta devant l’armoire et se tourna vers Paula, soudain intéressée.

- Vraiment ?

Paula réprima un sourire. Ashley en pinçait pour Mike, c’était indéniable.

- Vraiment, Ashley. Je t’assure. Mike Rossi est un homme pour qui l’entraide est très importante. Il t’en sera très reconnaissant.

Ashley haussa les épaules et concéda :

- C’est vrai que c’est un travail plutôt intéressant, au final.

Elle ouvrit l’armoire et sortit d’un dossier suspendu le fichier d’un patient. Elle regarda la page de garde avec surprise.

- C’est bizarre, dit-elle. Ce dossier n’a pas de pastille.

Paula sourit en coin.

- Non, ce n’est pas bizarre. J’ai enlevé toutes les pastilles.

Ashley jeta un regard à Paula d’une intensité telle qu’on avait l’impression que celle-ci avait commis un crime contre l’humanité.

- Tu as fait… quoi !!

- J’ai retiré toutes les pastilles, répéta Paula calmement.

- Mais… mais…

Ashley s’affola et, comme pour avoir une preuve de ce crime, elle sortit plusieurs dossiers.

- Paula, pourquoi tu as fait ça ? Ces pastilles de couleurs sur la page de garde étaient importantes. Comment va-t-on savoir si un malade est allergique à un médicament s’il n’y a pas de pastille rouge sur son dossier ?

Paula se leva et alla tranquillement se poser devant Ashley.

- Simplement en écrivant en rouge sur la page de garde : allergique à… c’est beaucoup plus simple.

- Mon système était bon. Un code de couleur pour chaque cas.

Paula fronça les sourcils et le ton monta légèrement.

- Mais où est-ce que tu te crois ? Au pays du Magicien d’Oz ? Pourquoi ne pas mettre un sentier jaune à suivre pour retrouver le chemin de la trauma, tant que tu y es ! Ou bien des paillettes vertes sur la porte des chambres où les patients sont en rémission ! Nous sommes dans un hôpital ici, pas dans une crèche !

Ashley pinça les lèvres.

- C’est à cause de moi.

- Comment ça à cause de toi ?

- C’est parce que c’est moi qui aie instauré ce système que tu t’y opposes. Je vais voir ce qu’en pense…

Paula termina la phrase d’Ashley dans un soupir :

- … le Dr Rossi... Ashley, est-ce que tu peux arriver à mettre un pied devant l’autre sans demander l’avis du Dr Rossi ? Ton système de pastilles de couleur est formidable pour une institutrice dans une maternelle. Ici, on a besoin de voir écrit noir sur blanc si un patient a des antécédents ou des allergies.

Ashley s’apprêtait à répondre, lorsque Mike vint les interrompre.

- Bonjour, Mesdemoiselles.

Ashley en profita pour se mettre en avant.

- Dr Rossi, vous tombez bien. Je dois vous parler du système de…

- Pas maintenant, Mlle Pozzi.

- Mais c’est très…

- J’ai dit : pas maintenant.

La voix était douce et ferme à la fois. Mike se tourna vers Paula.

- Paula, puis-je vous dire un mot ?

Paula se rassit et ouvrit un dossier posé devant elle.

- Je vous écoute.

- En privé, si c’est possible.

Paula n’avait pas envie de parler en privé à Mike. Elle avait été heurtée par la conduite qu’il avait eu ces derniers temps.

- J’ai du travail, Dr Rossi. Cela ne peut pas attendre ?

Mike regarda Ashley avec insistance. Il fallut à l’infirmière un petit moment avant de comprendre qu’elle était de trop.

- Je dois aller vérifier les constantes de Mr Chaudrell, dit-elle finalement, avant de s’éclipser.

Seul avec Paula dans la zone de réception, il se pencha vers elle.

- Paula, je suis désolé d’être parti sans crier gare la dernière fois.

- C’est au Dr Draken qu’il faut le dire. Il a travaillé vingt heures d’affilées.

- Je voudrais aussi m’excuser d’avoir été un peu bourru, ces derniers temps.

Paula posa son stylo et se redressa.

- Mike, peu importe. Mais ne me faites plus un coup pareil. Vous m’avez nommé infirmière en chef et j’ai des responsabilités. Vous ne pouvez pas partir comme ça pendant toute une demi-journée sans avoir prévenu au moins quelques jours avant.

- C’était un cas d’urgence.

Paula secoua la tête.

- Ne refaites plus ça, d’accord ?

- Est-ce que je peux au moins vous donner les raisons de mon absence ?

Paula haussa les épaules.

- Inutile, je le sais.

Mike se redressa, surpris.

- Comment pouvez-vous le savoir ?

- C’est évident, voyons. Vous faites ce que vous voulez de votre vie privée, Mike. Mais en aucun cas cela doit interférer dans votre travail.

- Paula, vous me surprenez. Je vous aurais cru plus compréhensive.

Le visage de Paula vira au pourpre.

- Vous vous moquez de moi, Dr Rossi ?

- Le rendez-vous que j’avais était vraiment très important. Je pensais que vous seriez la première à le comprendre.

- Vous m’insultez, Dr Rossi ! La prochaine fois, vous n’avez qu’à vous voir pendant vos congés.

- Mais ça ne pouvait pas attendre mes congés. Je devais la voir immédiatement !

Paula écarquilla les yeux.

- Dr Rossi ! Vous avez des… besoins naturels et ça se comprend. Mais quand même, vous avez un métier également, et il devrait passer avant tout.

Mike fronça les sourcils, perdu.

- Mais de quoi diable parlez-vous ?

- Ne faites pas l’innocent. Je parle de vous et Ashley, bien évidemment.

Mike fut sur le point d’éclater de rire. Mais au même moment, un autre éclat parvint de l’entrée.

Les deux battants de la porte s’ouvrirent avec fracas. Deux infirmiers poussaient un brancard.

L’un deux dit :

- On a une blessure par balle. Une femme d’environ 35 ans.

Mike et Paula se précipitèrent vers le brancard.

- Emmenez-là à la 201 !

Mike vit alors Jack Peyton qui suivait derrière le brancard. Il l’interpela :

- Jack, que faites-vous ici ?

Jack semblait en état de choc.

- Je… j’étais là quand…

- Que s’est-il passé ?

- La fille… elle est amnésique… quelqu’un lui a tiré dessus. Il faut la soigner, Mike. Sauvez-là.

- Très bien, calmez-vous Jack et allez dans la salle d’attente, je viendrais vous voir.

Mike vit le sac à main que Jack tenait.

- Est-ce que c’est ?....

- C’est son sac. Je le garde avec moi, dit-il sèchement.

Mike courut vers la salle 201 pour voir la patiente.

Il se dirigea vers elle et lorsqu’il l’a vit, le choc fut tel qu’il sentit que ses jambes ne le portaient plus.

Il s’appuya contre la rambarde du lit.

Comment était-ce possible ?

Après toutes ces années ?

Paula s’inquiéta en voyant la pâleur s’emparer du visage du médecin.

- Mike, est-ce que ça va ?

- Oui, parvient-il à dire dans un souffle.

L’un des infirmiers qui avaient pris soin de Mira Losco dans l’ambulance s’avança.

- On ne sait pas comment elle s’appelle. Le type qui était avec elle nous a dit qu’elle avait perdu la mémoire et qu’elle se faisait appeler Mira Losco.

- Je sais comment elle s’appelle, lâcha Mike.

Tous les regards convergèrent vers le médecin, qui finit par dire :

- Je connais cette femme. 

 

A SUIVRE...

Mardi prochain, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

- Monsieur Peyton, reprit Chambers, pensez-vous qu’il existe une raison quelconque pour que quelqu’un s’en prenne à cette jeune femme ?
- Comme je vous l’ai dit, je la connaissais à peine…
- Et à vous ?, demanda Hayes.
Jack regarda la jeune femme avec surprise.
- Quoi, à moi ?
- Quelqu’un pourrait-il s’en prendre à vous ?
Jack mit un moment avant de réaliser où Hayes voulait en venir.
- Vous pensez que cette balle m’était destinée !

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Marie A 01/02/2015 21:14

Hé hé, mais voilà qui est encocurageant ! Serait-ce de nouveau les journalistes qui se seraient plantés dans le choix de l'image pour leur article ???

Mr. Peyton 02/02/2015 18:32

Ah, je vois ce que tu veux dire... Réponse très bientôt :-)

Betty 30/01/2015 13:56

Je ne m'attendais pas à ce que le docteur Rossi la reconnaisse.

J'aimerai beaucoup revoir la série télévisée.

Mr. Peyton 31/01/2015 07:53

Tant mieux si vous avez été surprise, c'était le but recherché :-)

Il est toujours possible de revoir la série depuis qu'un internaute a mis tous les épisodes (sauf un qu'il n'a pas) en ligne sur youtube.
Seul petit problème : il faut comprendre l'anglais.

Bon weekend !