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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 721 : Rencontre dans l'ascenseur

Aujourd'hui, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

- Que se passe-t-il ?, murmura-t-elle.
- Je crois que l’ascenseur est tombé en panne.
Fasciné par les grands yeux apeurés de la femme, Jack la rassura immédiatement.
- Cela arrive fréquemment, ne vous inquiétez pas. Le service technique va intervenir très rapidement. Dans moins de cinq minutes, ne serons dehors.
Il s’aperçu qu’elle n’avait pas ramassé son sac à main et s’empressa de le faire. En le soulevant, il vit qu’il était ouvert et son sang ne fit qu’un tour lorsqu’il le vit.

Episode 721 : Rencontre dans l'ascenseur

Jack Peyton sortit satisfait du bureau de James. Certes, ses relations avec son fils n’allaient pas s’améliorer du jour au lendemain. Mais James venait de faire un premier pas encourageant. Il n’était pas prêt à l’appeler «Papa» et ce n’est pas ce que Jack lui demandait de faire. Après tout, pendant quinze ans, ce pauvre gosse avait cru que le frère de Jack était son vrai père. Ce devait être traumatisant, surtout à son âge, de découvrir que son géniteur est en réalité son oncle.

Donc, Jack n’attendait pas de miracle côté affectif. Mais il savait que l’interview publiée dans le Clarion allait clairement lui faire gagner les élections à la mairie. Son principal concurrent, Jeremy Wildcliff, n’avait pas la carrure d’un maire et les habitants de Peyton Place n’allaient pas lui faire confiance pour gérer leur ville.

Au bout du couloir, il vit une femme entrer dans l’ascenseur et il hâta le pas comme il put (sa jambe artificielle n’étant pas prévu pour un sprint) afin de s’engouffrer dans la cage avant que la porte ne se referme.

- Vous descendez ?, demanda-t-il à la femme.

Celle-ci fit oui de la tête et s’appuya contre le miroir, sur le côté de la cage.

Jack n’y avait pas prêté attention immédiatement, mais en la regardant de plus près, il vit qu’elle pleurait.

- Est-ce que ça va ?

La femme essuya une larme et hocha la tête, puis elle détourna le regard.

Mais Jack avait pu voir ses grands yeux noirs, encadrant un visage magnifique. C’était la première fois qu’il l’a voyait.

- Vous travaillez ici ?

Elle secoua la tête. Visiblement, elle n’avait pas envie de parler. Jack n’insista donc pas.

Alors que l’ascenseur passait du second au premier étage, la cage émit un petit soubresaut. La femme perdit légèrement l’équilibre et son sac à main tomba sur le sol. Puis l’intérieur fut plongé dans la pénombre. Seule une petite lumière de secours auréolait le visage paniqué de la jeune femme.

- Que se passe-t-il ?, murmura-t-elle.

- Je crois que l’ascenseur est tombé en panne.

Fasciné par les grands yeux apeurés de la femme, Jack la rassura immédiatement.

- Cela arrive fréquemment, ne vous inquiétez pas. Le service technique va intervenir très rapidement. Dans moins de cinq minutes, ne serons dehors.

Il s’aperçu qu’elle n’avait pas ramassé son sac à main et s’empressa de le faire. En le soulevant, il vit qu’il était ouvert et son sang ne fit qu’un tour lorsqu’il le vit.

Il ne pouvait pas se tromper. La faible lueur diffusée dans l’espace confiné refléta le métal froid.

Un revolver.

Cette bonne femme aux grands yeux tristes porte un revolver dans son sac à main !

Et Jack était coincé avec elle dans un ascenseur. Voilà qui n’était guère encourageant.

Elle reprit le sac sans dire un mot.

Il observa de nouveau la femme qui était toujours adossée au miroir. Epaules baissées, regard humide et fuyant. Elle dégageait une vulnérabilité touchante. Cette femme semblait portait sur elle toute la détresse du monde… et un calibre 38. Mais Jack était persuadé que c’était pour se protéger. Cette femme n’a rien d’une meurtrière. Du moins le pensait-il.

Il sourit et lui tendit la main.

- Je m’appelle Jack.

Elle ignora la main tendue et le regarda comme si c’était la première fois qu’elle le voyait. Cette femme semblait totalement perdue.

- Je... je vais sans doute me mêler de ce qui ne me regarde pas, mais j’ai l’impression que vous avez des problèmes. Vous travaillez dans cet immeuble ?

Elle secoua la tête.

- Vous avez perdu votre langue ?

- Qu... quoi ?

Enfin Jack put entendre le son de sa voix. Une voix fluette, à l’image de la fragilité qui émanait de sa personne.

- Quel est votre nom ?

La femme haussa les épaules.

- J’aimerais bien le savoir...

Jack fronça les sourcils.

- Vous êtes décidément très mystérieuse. Vous pleurez, vous ne parlez pas beaucoup, vous ne savez pas qui vous êtes, vous avez un revolver dans votre sac à main et je suis bloqué dans l’ascenseur avec vous. C’est digne d’un film d’Hitchcock.

Soudain, la femme s’avança et lui fit une remarque pour le moins surprenante :

- Regardez-moi.

- Je ne fais que ça !

- Est-ce que je vous fais penser à quelqu’un ?

Il hocha la tête en signe d’affirmation.

- A une héroïne d’un film d’Hitchcock.

Cette remarque, censée détendre l’atmosphère, ne fit que renfrogner la mine de la jeune femme. Et même renfrognée, elle était belle.

Jack décida d’être sérieux.

- Ecoutez, nous sommes bloqués dans un ascenseur, vous et moi. Quelque chose me dit que vous n’allez pas pointer l’arme que vous avez dans votre sac sur moi. Je vous sens à la fois terrorisée et très triste, un peu perdue. Racontez-moi.

- Perdue... c’est ce que je suis.

Jack haussa les sourcils.

- Commencez peut-être par le début, je comprendrais mieux.

Elle hésita un instant, puis se lança :

- Je m’appelle Mira Losco. Mais je suis persuadée que ce n’est pas mon vrai nom.

- Vous êtes amnésique ?

- Vous connaissez Handson Falls ?

- C’est une petite bourgade.

- Je me suis réveillée dans une maison désaffectée un beau matin, avec 200 dollars et un revolver dans un sac à main. Sans savoir qui j’étais et ce que je faisais là.

- Une sacrée histoire, dites-moi.

Jack ne sut quoi dire d’autre.

- La seule chose que j’avais à l’esprit, reprit Mira, c’était la ville de Peyton Place. Alors je suis venue jusqu’ici, pensant trouver des réponses à mes questions.

- Et ces larmes prouvent que vous n’avez rien trouvé.

- En fait, si. J’ai fait un rêve dans lequel un prénom m’est apparu. Allison. On m’a dit qu’une certaine Allison avait disparu de cette ville il y a une quinzaine d’années. Personne ne l’a revue depuis.

- Et vous pensez être cette Allison ?

Mira fit oui de la tête.

- C’est pour cela que je suis ici. Je pensais aller consulter les archives du Clarion. La disparition de cette femme a fait beaucoup de bruit à l’époque. J’espérais y trouver des indices, et aussi une photo de la fille.

- Pour voir si elle vous ressemble...

- Le responsable des archives du Clarion m’a enlevé tout espoir. Toutes les archives datant d’avant 1972 ont été détruites par une explosion.

Jack toucha sa jambe artificielle.

- Oui, je m’en souviens.

Mira esquissa un sourire.

- Vous avez de la chance de vous souvenir.

- Si on veut. J’étais aux premières loges le jour de l’explosion. J’y ai perdu ma jambe.

- Oh, veuillez m’excuser... je suis désolée, vraiment, je ne savais.

La voir se confondre en excuses rendait Mira encore plus attirante. Il lui sourit.

- On est un peu pareil vous et moi. On a tous les deux perdu quelque chose : moi ma jambe et vous votre mémoire. Vous ne vous souvenez vraiment plus de rien ?

- Je sais qui est Hitchcock.

Mira était maintenant totalement détendue et Jack comprit qu’elle se sentait en sécurité avec lui. Elle ajouta :

- Il n’y a que les souvenirs personnels que je n’arrive pas à me rappeler. Mais je sais cuisiner, je sais qui est le président des Etats-Unis, mais je ne sais plus ce que j’ai fait il y a deux mois.

- Il faudrait vous faire soigner, je connais un très bon...

- Non, coupa-t-elle.

Jack la regarda, surpris.

- Je... je ne sais pas, mais les médecins me font peur. Et la police encore plus.

- Avec un joli 38 dans votre sac, c’est un peu normal. Mais si vous voulez retrouver la mémoire, vous ne pouvez pas le faire seule, Mira. Vous avez besoin d’aide.

L’ascenseur émit une petite vibration et se remit en route. Au grand regret de Jack.

- Ecoutez, dit-il. Pour ce qui est du Clarion, il y a une possibilité de consulter d’anciens numéros. La mairie possède une salle d’archives où sont conservées toutes les éditions du journal.

Mira reprit espoir.

- Vous pensez que la mairie me laissera les regarder.

Jack éclata de rire.

- Aucun doute possible. Surtout si je vous accompagne. 

 

A SUIVRE...

Mardi prochain, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

- Quelque chose ne va pas ?, demanda Paula.
Mike secoua la tête.
- Je n’ai pas le temps d’en parler, Paula. Il faut que j’y aille.
- Mais... qui vous remplace ?
- Le docteur Draken. Dès qu’il sort du bloc, dites-lui qu’il me remplace le temps que je revienne.
- Attendez, vous voulez dire qu’il n’est pas au courant ?
- Vous le mettrez au courant.
- Mais enfin, docteur Rossi... vous ne pouvez pas partir comme ça sans avoir au préalable sans en avoir parlé à un médecin. Imaginez que le docteur Draken ne soit pas disponible.

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Marie A 11/01/2015 20:21

Voilà le Jack qu'on aime ! Quelle jolie scène... avec de l'humour en plus :-)

Mr. Peyton 12/01/2015 10:57

Merci !
Héhé... lorsque Jack est séduit, il y a toujours un peu d'humour dans l'air :-)