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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 716. Un nouveau dispensaire

Aujourd'hui, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

- Paula, il y a des gens bizarres.
- Ils ne sont pas bizarres. Ce sont des habitants de Grave Street.
- Mais que font-ils ici ? D’ordinaire, un médecin se déplace chez eux.
- Tu n’as pas assisté à la réunion de la mairie ?
- Non, j’étais de garde. Tu dois le savoir, c’est toi qui contrôles le planning.

Episode 716. Un nouveau dispensaire

 

- Je vais vous aider.

Avec un grand sourire, le jeune et charmant aide-soignant prit le lourd carton des mains et l’emmena à destination, dans une pièce de l’hôpital où d’autres cartons étaient disposés derrière un comptoir.

Soulagée du fardeau, Paula Dixon ne manqua pas de remercier le jeune homme, tout en prenant soin de regarder son nom sur la blouse.

- Merci Frank.

- Si vous avez besoin de quoi que ce soit, n’hésitez pas.

Paula lui sourit. Ce Frank devait être nouveau dans le service. C’est toujours la même chose : au début, ils pouvaient vous décrocher la lune, et après avoir fait plusieurs gardes de suite, nettoyer les excréments et les vomis à longueur de journée, ils deviennent irascibles et plus question de leur demander autre chose que ce pour quoi ils sont payés. Paula trouvait cela normal.

Après le départ de Frank, elle commença à déballer les cartons. Ils contenaient médicaments, et tous les accessoires de soins, de l’aiguille à l’antiseptique, en passant par les cachets d’aspirine.

Elle prit soin de mettre sous clé, dans une vitrine, les médicaments les plus dangereux.

Quand elle eut fini, elle entendit la porte s’ouvrir.

 

Ashley Pozzi pénétra dans une autre dimension. Tout au moins c’est ce qu’elle pensa au moment où elle entra dans la pièce.

L’ancienne buanderie avait été transformée en salle d’attente. Une dizaine de personnes étaient affalées sur des chaises en bois. Ils étaient sales, avaient les cheveux en bataille et l’air était empreint d’une forte et désagréable odeur de transpiration.

Ashley se fendit d’un sourire, qui se transforma en grimace lorsqu’un vieil homme lui offrit à sa vue une rangée de dents gâtés comme réponse.

Doucement, Ashley avança vers une autre porte, en face, ou elle espérait trouver Paula et des explications.

 

Paula plaçait une série de formulaires dans un classeur lorsqu’Ashley entra. L’infirmière prit soin de fermer la porte et dit doucement :

- Paula, il y a des gens bizarres.

- Ils ne sont pas bizarres. Ce sont des habitants de Grave Street.

- Mais que font-ils ici ? D’ordinaire, un médecin se déplace chez eux.

- Tu n’as pas assisté à la réunion de la mairie ?

- Non, j’étais de garde. Tu dois le savoir, c’est toi qui contrôles le planning.

Paula ne releva pas.

- Il a été décidé d’ouvrir un service pour les personnes désœuvrées deux après-midis par semaine.

- Le maire a perdu la tête. Pourquoi a-t-il décidé ça ?

- Ce n’est pas le maire, c’est l’hôpital.

- Et par hôpital, tu entends qui ?

- Je représentais l’hôpital à cette réunion. Mike Rossi m’avait demandé de le représenter. Au cours de la réunion, j’ai décidé d’offrir deux après-midi de soins par semaine à des gens qui ne pouvaient pas se permettre d’avoir une assurance.

Ashley secoua la tête.

- Et je suppose que tu as vu avec la comptabilité. C’est curieux, mais pas plus tard que le mois dernier, quand tu n’étais pas encore redevenue infirmière, Mike Rossi nous avait réuni afin de nous demander des faire des coupes budgétaires. Je trouve difficile qu’il ait accepté de soigner gratuitement des gens.

- Il n’a rien accepté. Et la comptabilité n’a pas été contactée. J’ai seulement demandé au docteur Rossi si je pouvais utiliser la vieille buanderie.

- Es-tu en train de me dire qu’il n’est pas au courant de ton projet ?

- Si, et il m’a laissé carte blanche.

Ashley secoua la tête.

- Je ne peux pas le croire. Paula, l’hôpital a perdu de l’argent ces derniers temps, tu sais. Enfin non, tu ne dois pas le savoir puisque tu as été absente très longtemps. Nous ne pouvons pas nous permettre de perdre encore plus d’argent en soignant gratuitement ces gens…

- On ne perdra pas d’argent. Parce que ce service sera bénévole. Les médicaments et le matériel de soins viennent d’un dispensaire de l’Etat.

Paula sourit et tendit une série de formulaire d’inscription à Ashley.

- Félicitations, Ashley. Tu auras le privilège d’inaugurer ce nouveau centre.

Ashley ouvrit grand ses yeux, mue par l’étonnement

- Quoi ? Paula, il n’est pas question que je m’occupe de… de… de ces pouilleux, bredouilla-t-elle.

- Nous avons une solution anti-poux dans la boite à pharmacie.

- Paula, je… ils sont si sales.

- Ashley, tu as le droit de refuser. Mais pas sûre que le docteur Rossi appréciera.

Ashley comprit le message. Si elle refusait de s’occuper des gens de Grave Street, elle serait forcément montrée du doigt.

Elle tenta un sourire et, à contrecœur, saisit les exemplaires.

Paula donna ses dernières instructions.

- Tu t’occupes de faire ce qu’il faut dans le cadre de tes compétences. Ensuite, tu les envoies avec ce formulaire chez le docteur Jones. C’est lui qui s’occupe d’eux cet après-midi.

Une fois Paula partie, Ashley prit une profonde inspiration, et ouvrit la porte attenante à la salle d’attente de fortune.

- C’est à qui ?

Une femme frêle se leva. L’infirmière put apercevoir un trou au niveau de la manche de sa chemise grise. Le vieil homme aux dents gâtées se leva en même temps.

- Ah non, Charly. C’est pas ton tour, j’suis arrivée la première.

- Ca va pas la tête, ma pauvre fille. C’est moi a déboulé là le premier !

Un autre homme, à l’autre bout de la pièce, cria :

- Laisse-là passer Charly. Toi t’es pas malade, t’es juste en manque de bibine et ça te travaille le ciboulot.

Ashley soupira. Elle avait le sentiment que cet après-midi allait être très longue.

 

Charly passa juste après la dame frêle.

Ashley prit les renseignements d’usage.

- Je vous écoute, dit-elle d’un air blasé.

- En fait, ma pt’it dame, c’est un problème assez particulier que j’ai.

- Dites-moi.

- Je crois que j’ai un problème à la prostate.

Ashley s’arrêta d’écrire. Une irrépressible nausée vint la secouer à la pensée de devoir faire ce qu’il faut faire dans ce cas précis.

Elle posa la fiche de renseignements de Charly.

- Excusez-moi un instant…

Elle sortit du bureau, passa la petite salle d’attente et, dans le couloir, aperçut un jeune aide-soignant qui avait débuté son travail la semaine dernière.

Elle l’appela.

- Frank, s’il vous plait !

Le beau jeune homme se retourna et lui envoya son plus beau sourire. Un instant, mais vraiment un très bref instant, Ashley eut honte.

- J’aurais besoin d’un coup de main.

« Au sens propre », ajouta-t-elle mentalement.

- Oui ?

- Pourriez-vous venir m’aider ?

- Bien sûr, avec plaisir.

En rentrant chez lui ce soir-là, Frank se promit de ne plus jamais faire d’excès de zèle, et de ne plus jamais sourire bêtement aux infirmières.

 

A SUIVRE...

Vendredi prochain, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

- Il est possible qu’elle ait dit quelque chose contre moi à Mike, je ne sais pas.
- Ecoute, Paula. Le mieux serait pour toi d’aller lui parler franchement.
- Qu’entends-tu par franchement ?
- Lui dire les sentiments que tu éprouves pour lui. Savoir où il en est dans ses sentiments avec toi, Marsha et Ashley.
Paula secoua vivement la tête.
- Pas question !
- Pourquoi ?

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Commenter cet article

Marie A 24/12/2014 16:49

Brave Franck. Quelle peste cette Ashley ! Vivement que le Dr Rossi lui cloue le bec :-)

Ah, et Joyeux Noël !!!!

Mr. Peyton 26/12/2014 11:41

Encore faudrait-il que ce brave Dr Rossi se réveille ;-)