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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 708. Syndrome

Aujourd'hui, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

Betty alla se servir un café.
- Parfait. Maintenant dis-moi ce qui ne va pas.
- Quoi ?
- Je te connais, Paula. Tu as la tête des jours où ça ne va pas. Alors, je t’écoute. Et n’espère pas te débiner.

Episode 708. Syndrome

Paula Dixon et Mike Rossi se promenaient main dans la main sur la plage.

Le ciel était nuageux et le soleil, perçant à travers, se reflétait sur l’océan en de minuscules perles argentées et scintillantes.

Jamais Paula n’avait été aussi heureuse. Elle se sentait bien auprès de Mike. Elle n’avait même pas envie de parler, juste de marcher à ses côtés, partageant un tendre moment.

Soudain, Mike la saisit par la taille et approcha son visage du sien. Leurs lèvres s’effleurèrent au moment où une silhouette apparut. Elle courait sur la plage, pieds nus et tongs à la main.

Paula soupira lorsqu’elle reconnut la démarche de Marsha Rossi. Elle parvint à eux, essoufflée.

- Mike, je… te cherchais partout. Le dîner est prêt.

Elle parut apercevoir seulement maintenant Paula.

- Oh, bonjour Paula.

- Marsha…

Marsha tira Mike par la manche.

- Mike, viens ! J’ai fait des crêpes et elles sont en train de refroidir. Je sais que tu n’aimes pas les crêpes froides, n’est-ce pas ?

- Non, dit Mike d’un ton mécanique.

- Paula, je vous aurais bien invité à manger avec nous, mais je n’ai pas suffisamment de crêpes.

- Ce n’est pas grave, dit Paula

- Une prochaine fois peut-être ? De toute façon, vous n’auriez pas pu venir.

Marsha montra du doigt la direction d’un rocher.

- Quelqu’un vous attend là-bas.

Puis Marsha tira sur le bras de Mike, l’obligeant à la suivre. Mike jeta un dernier regard de regret vers Paula.

L’infirmière avait envie de pleurer. Mais elle était aussi curieuse de savoir qui était assis près du rocher.

Elle marcha dans le sable dans cette direction. Mais à mesure qu’elle marchait, ses jambes devenaient lourdes… de plus en plus lourdes. Elle avait l’impression qu’elle ne parviendrait jamais à ce rocher.

Et pourtant, elle y parvint.

Un homme y était assis. Il contemplait la mer.

- Bonjour, dit Paula.

L’homme se retourna et le cœur de Paula bondit dans sa poitrine. L’homme lui souriait. Un sourire narquois qu’elle connaissait bien.

- Bonjour Paula, dit Cal Fullerton.

Paula avait du mal à parler. Pourtant, elle n’était pas effrayée par l’homme. Juste en colère.

- Qu’est-ce que tu fais ici ? Tu es mort !

- Je ne suis pas mort, Paula. Mais lui, il l’est.

Cal montra du doigt un homme qui était couché sur le rocher. Il avait la tête en sang. Il s’agissait du docteur Elby.

Cal descendit prestement du rocher et s’approcha de Paula, avec ce sourire ravageur dont il avait le secret.

- Ne t’approche pas de moi !, hurla Paula. Tu n’es qu’un assassin.

- Allons Paula. Je t’aime… et je sais que tu m’aimes.

Il tenta de l’embrasser. Elle recula. Mais son visage était si beau, sa voix si douce.

- Ne me repousse pas, lui murmura-t-il à l’oreille.

Il l’embrassa et elle se laissa faire, envahit par une torpeur bienfaisante. Tous ses sens étaient en éveil.

Ils furent interrompus par une sonnerie stridente.

Paula recula une nouvelle fois.

- Qu’est-ce que c’est ?

- Oh, ça… ce n’est rien.

Il sortit de la poche de sa veste en cuir un objet, toujours sans se départir de son sourire. Et il le montra à Paula.

- C’est juste un réveil…

 

Paula ouvrit lentement les yeux. La sonnerie du réveil devenait franchement agaçante. Elle tendit le bras et éteignit l’appareil.

Couchée dans son lit, dans le silence soudain, elle reprenait son souffle. Elle ôta les draps et découvrit avec stupeur que sa chemise de nuit était humide au niveau du pubis.

Ni la douche, ni le café et les toasts ne lui enlevèrent le sentiment de malaise qu’elle trainerait probablement toute la journée.

Ce n’était pas la première fois qu’elle faisait ce genre de rêves. Peut-être devrait-elle en parler à quelqu’un.

Elle détestait Cal pour tout le mal qu’il avait fait. A elle, à Lisa et à tant d’autres. Elle le trouvait répugnant.

Alors pourquoi, dans ses rêves, avait-elle ce sentiment de bien-être lorsqu’elle était à ses côtés ? Ce désir sexuel qui montait à mesure qu’il l’a caressait ? C’était absurde. Cal Fullerton viendrait maintenant frapper à sa porte, elle l’enverrait au diable !

On frappa à la porte.

Paula sursauta. Elle secoua la tête et dit pour elle-même : « Ma pauvre fille, tu es ridicule… ». Cal est mort. Tout ce qu’il y a de plus mort.

Puis elle alla ouvrir.

Betty Cord se dressait dans l’encadrement, sourire aux lèvres et paquet cadeau dans la main.

- Salut, je suis venue t’encourager pour ton premier jour.

Paula avait presque oublié. Elle démarrait son poste d’infirmière en chef ce matin.

- Entre, il reste du café.

Dans la cuisine, Betty lui donna le cadeau.

- J’espère qu’il te portera bonheur.

Paula ouvrit le présent et découvrit une magnifique parure de stylos.

- Betty… tu n’aurais pas dû.

- Je voulais marquer le coup.

- Cette parure est magnifique.

Betty alla se servir un café.

- Parfait. Maintenant dis-moi ce qui ne va pas.

- Quoi ?

- Je te connais, Paula. Tu as la tête des jours où ça ne va pas. Alors, je t’écoute. Et n’espère pas te débiner.

Paula lui raconta alors son drôle de rêve et cette attirance malsaine envers Cal.

- Je suis folle, dit-elle pour conclure.

- Arrête, tu n’es pas folle.

- Je… je déteste Cal. Je te le promets. Je ne ressens que de la haine et de l’amertume vis-à-vis de lui.

- Et pourtant, il t’a sauvé la vie. Il s’est jeté sur Pillburg au moment où il allait t’abattre. En un sens, il est mort à ta place.

C’était brutal comme raisonnement, mais c’était la vérité.

- Tu crois que c’est pour cette raison que je suis toujours attirée par lui dans mes rêves ?

Betty but une gorgée de café et secoua la tête.

- Je n’en sais rien. Peut-être que ton désir envers lui résulte d’un manque de tendresse, ou carrément de sexe. Et puis, n’oublie pas qu’il y a Mike dans ce rêve. Et que tu te sentais bien avec lui jusqu’à ce que Marsha arrive.

- Et donc… ?

- … Et donc, je crois qu’il te faut un homme dans ta vie, Paula. Et je pense que c’est homme, c’est le docteur Rossi.

- Est-ce que tu sais où il en est avec Marsha ?

- Je sais qu’elle est toujours internée. Mais Mike Rossi ne parle jamais d’elle. Profite de cette première journée pour déjeuner avec lui et lui en parler. Comme ça tu seras fixée.

Betty se lève.

- Allez, dépêche-toi. Tu ne vas tout de même pas arrivée en retard le premier jour ! 

 

A SUIVRE...

Vendredi prochain, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

Nellie prit appuie sur la rampe de l’escalier et leva péniblement ses kilos.
- C’est vot’ empoté d’neveu. Avant de partir pour son collège huppé à Boston, il a renversé une cerise et quelqu’un l’a écrasée. Bonjour pour enlever la tâche !
- Et c’est ça qui vous met de mauvaise humeur ?
- J’ai pas dit ça.
- Donc, vous êtes de bonne humeur ?
- J’ai pas dit ça non plus !
Jack, excédé, inspira à fond.
- D’accord…

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Marie A 25/11/2014 18:46

Eh ben, que c'est... poétique... aujourd'hui :-D

Blague à part, Paula a bien de la chance d'avoir une amie comme Betty, à qui elle ose tout raconter, et qui sait comment résoudre ses problèmes.

Mr. Peyton 29/11/2014 08:47

C'est bien vrai. En même temps, Betty semble avoir plus d'ennemies que d'amies, alors autant chouchouter Paula :-)