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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 706. L'accord

Aujourd'hui, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

James se leva brusquement et s’emporta :
- Mais enfin, Maman ! Jack est un homme avide de pouvoir. Il veut tout diriger : il est maire, il est agent immobilier et propriétaire d’une fabrique de textiles. Il se disperse de trop. Et à force, il ne fait rien de bien. Si on donne le pouvoir à un seul homme, il devient dictateur. Il dirige cette ville sans qu’on ne lui connaisse une opposition.

Episode 706. L'accord

- Et ensuite, un requin géant est venu me mordre la jambe et me l’a dévorée en une bouchée.

James Peyton leva les yeux vers sa mère.

- Quoi ?

Lisa se mit à rire.

- C’était juste pour voir si tu suivais la conversation. Tu m’as l’air d’être à mille lieux d’ici.

Lisa avait apporté un petit panier rempli de sandwiches, d’une bouteille de cidre et d’une petite tarte aux pommes que Mary avait consenti à cuisiner uniquement lorsqu’elle avait appris que celle-ci était destinée à James.

Ils étaient assis dans un confortable canapé blanc et déjeunaient sur la petite table basse, à droite du grand bureau en chêne de James, rédacteur en chef du Clarion.

Lisa posa son verre de cidre et prit les mains de son fils.

- James, j’ai l’impression que quelque chose ne va pas. Tu n’as pas l’air dans ton assiette.

Lisa jouait le rôle que Jack lui avait demandé de jouer. Pour cela, elle devait bien manœuvrer et ne pas entrer immédiatement dans le vif du sujet.

James secoua la tête.

- Non, tout va bien. C’est juste que j’ai l’esprit occupé par le travail.

Le moment était venu.

- James, tu ne crois pas que tu en fais un peu trop ?

- C’est la croix à porter du rédacteur en chef. Etre toujours présent, lire tous les articles avant parution, remettre certains journalistes à leur place. Ce n’est pas évident.

- Je ne parlais pas de ça. Je parlais de tes articles contre Jack. Tu ne crois pas que tu y vas un peu fort ?

James leva les yeux vers Lisa, étonné.

- C’est toi qui me dis ça !

- Chéri, j’ai l’impression que tu ne réalises pas ce que tu fais réellement. Tu assouvis une vengeance en te servant du journal de Jack.

- Je n’arrive pas à y croire ! Après tout ce que cet homme t’as fait, tu prends sa défense.

- Ecoute-toi, James. Ce que tu viens de dire ne fait que confirmer mes propos : ce n’est qu’une question de vengeance.

James se leva brusquement et s’emporta :

- Mais enfin, Maman ! Jack est un homme avide de pouvoir. Il veut tout diriger : il est maire, il est agent immobilier et propriétaire d’une fabrique de textiles. Il se disperse de trop. Et à force, il ne fait rien de bien. Si on donne le pouvoir à un seul homme, il devient dictateur. Il dirige cette ville sans qu’on ne lui connaisse une opposition.

- Il a sauvé la Fabrique Peyton lorsqu’elle était au plus mal. Il donne du travail aux habitants de la ville.

- Il les sous-paye. Et regarde Grave Street. Il ne fait rien pour ces gens-là. Il s’en contrefiche ! Ils peuvent crever dans leur merde qu’il ne lèverait pas le petit doigt.

- Il n’a pas créé Grave Street, que je sache.

- Je ne comprends pas pourquoi tu prends sa défense. C’est quoi, ton problème ?

A son tour, Lisa se leva. Elle se rendit compte qu’elle n’avait pas beaucoup d’efforts à faire pour prendre la défense de Jack. Parce qu’on fond, elle savait que James faisait fausse route.

- James, tu as le droit de lui en vouloir. Comme moi j’ai le droit de lui en vouloir. Mais tu ne peux pas te servir de son journal pour te venger. Si tu as des comptes à régler, bats-toi à armes égales. Tout ce que tu fais, c’est t’acharner sur lui à coups d’éditos et d’articles. En prenant partie contre lui, un certain nombre de tes lecteurs ne vont plus te suivre.

- Tu me suggères d’arrêter mes éditos contre lui ?

- Je te le demande, James.

James secoua la tête, l’incompréhension figeait les traits de son visage.

- Ce n’est pas possible que tu me demandes ça. Même si tu n’es pas d’accord avec ma façon d’agir, jamais tu serais venue me demander une chose pareille. Qu’est-ce qu’il se passe, Maman ?

Lisa baissa les yeux. James n’était pas dupe. Elle devait battre en retraite.

- Laisse tomber, James.

- Non, je ne vais pas laisser tomber ! Tu détestes Jack autant que moi, si ce n’est plus. Il est même sur le point de te mettre à la porte si tu ne…

James passa ses mains sur son visage. Lisa comprit alors qu’il avait deviné.

- Ne me dis pas… C’est Jack qui t’as demandé de venir me parler ? Il t’a promis quoi ? De ne plus te réclamer de loyer ?

Lisa préféra jouer franc jeu avec son fils.

- Il m’a effectivement demandé de venir te parler.

- Je n’arrive pas à croire que tu entres dans son jeu. Il te manipule, comme il manipule tout le monde !

- James, il faut que…

- Je ne veux plus rien entendre. Ecoute, Maman, j’ai beaucoup de travail. Tu ferais mieux de t’en aller maintenant.

Lisa préféra ne pas insister. Mais avant de tourner la poignée de la porte du bureau, elle adressa à James un dernier regard.

- Quoique Jack m’ait demandé de faire, sache que je pense tout ce que je t’ai dit. Tu fais une erreur, James. Et tu risques de t’en mordre les doigts.

 

L’après-midi, James n’arrivait pas à se concentrer sur son travail. Il devait relire un article de John Bowman pour parution dans le numéro de demain, mais il n’arrivait pas à parcourir plus d’une phrase sans que son esprit vagabonde.

Les paroles de Lisa retentissaient encore dans son esprit. Et si elle avait raison ?

Non, c’est idiot, bien sûr. Jack a commandité sa mère pour venir l’amadouer. Et le résultat est raté.

La sonnerie du téléphone, posé sur le bureau, le sortit de sa léthargie. Il décrocha.

- James Peyton, j’écoute.

James se redressa lorsqu’il entendit la voix masculine lui répondre.

- Parfait, cet article sur les problèmes de Grave Street. Nous sommes sur la bonne voie.

- Il va réagir.

- Laissons-le réagir, dans ce cas. Il ne fera que brasser du vent. Il est temps maintenant de préparer le coup final.

James soupira.

- Ecoutez… je ne sais pas…

- Qui a-t-il, James ? Vous doutez ?

- Je pense que nous avons été suffisamment loin. Ce n’est pas la peine d’en rajouter.

- Nous avons un accord, James.

- Ce que vous me demandez de publier va affecter de nombreuses personnes.

- Nous appellerons ça des dommages collatéraux.

- C’est un scandale qui va éclabousser non seulement Jack, mais toute ma famille.

- Vous reculez, James ?

- Non, mais je pense que les articles que nous avons déjà publiés suffisent à discréditer Jack Peyton. Il ne sera pas réélu maire. C’est bien ce que vous voulez.

- Je veux en être sûr. Et le seul moyen d’en être sûr, c’est de faire publier l’article qui le détruira complètement sur le plan politique.

- Vous parlez de mon père et…

- James, vous étiez d’accord. Que se passe-t-il ?

- Rien, mais l’article que vous me demandez de faire paraître, c’est une véritable bombe qui va faire des ravages, et pas seulement dans le sillon de Jack.

- Je vous le répète, James. Nous avons un accord. Alors publiez cet article. Je veux que la carrière politique de Jack Peyton s’arrête avant que ne commence la campagne électorale. 

 

A SUIVRE...

Vendredi prochain, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

- Il parait que t’as pas l’eau courante chez toi, que tu vis avec les rats, dans la crasse.
- Qu’est-ce que ça peut te faire, gros débile !, cracha Colleen.
- C’est à la pouilleuse que je m’adresse, pas à toi.
Selena ferma les yeux et pria pour que Mme Tulmann fasse son entrée. Mais l’enseignante tardait à apparaître.
Jason Struck se mit à susurrer :
- Selena la pouilleuse… Selena la pouilleuse…

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Marie A 21/11/2014 19:10

Mais qu'elle a l'air appétissante cette tarte aux pommes (et pour une fois, ce n'est pas parce qu'elle est préparée par Mary) !

Sinon, c'est bien inquiétant, cette conversation entre James et son mystérieux interlocuteur. Ça ne nous dit rien qui vaille :-(