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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 705. Un sacré coup dur

Aujourd'hui, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

- Une de ses habitantes travaille pour moi. Et sa fille est la meilleure amie de ma nièce.
Cruz opina.
- Nellie Cross et sa fille Selena. Il en parle dans l’article.
- Que dit-il ?
- Ça ne va pas vous plaire.
- Cruz, qu’a-t-il écrit ?

Episode 705. Un sacré coup dur

Lorsque Jack entra à la réception de Peyton Immobilier, il trouva son ancienne secrétaire Erin Bradford occupée à donner des instructions à la nouvelle, Marnie Dever.

Jack ne put s’empêcher de jeter un regard sur le décolleté plongeant d’Erin, penchée sur le bureau. Il sentit une brulure au niveau du bas ventre, lui rappelant sournoisement qu’il n’avait plus fait l’amour depuis des lustres.

Il reprit ses esprits.

- Bonjour les filles.

Erin leva la tête et sourit à son patron. La brulure revint. Cette fille était terriblement belle, et surtout très sexy. Il pourrait peut-être l’inviter à dîner, un de ces jours.

- Bonjour Monsieur Peyton.

- Des messages ?

Erin se tourna vers Marnie. Jack comprit qu’il avait gaffé.

- Excusez-moi, je n’ai pas encore l’habitude… Marnie, des messages ?

Marnie secoua sa tête ronde sans dire un mot, ses cheveux frisés partant dans tous les sens. Elle était d’une timidité maladive, et n’était pas très jolie. Jack avait perdu au change, assurément.

Erin intervint.

- J’ai une proposition pour l’appartement au-dessus de la pharmacie. Je le fais visiter tout à l’heure.

Depuis que Jack avait récupéré les dossiers Van Der Blint, il avait un surcroît de travail et avait rapidement formé Erin au métier d’agent immobilier. Avec son sexappeal, elle serait bien capable de vendre de la glace à un esquimau !

- J’ignorais qu’il était encore libre, celui-là.

- Le précédent locataire est parti la semaine dernière.

- Essayez de le louer à quelqu’un qui compte rester un peu plus longtemps.

Alors que Jack s’apprêtait à entrer dans son bureau, Marnie émit un petit son rauque en levant le doigt.

Jack haussa les sourcils.

- Marnie, nous ne sommes pas à l’école. Vous n’avez pas besoin de lever le doigt pour parler.

Jack l’aurait parié. Il n’en fallait pas plus à Marnie pour que son visage s’empourpre.

- Je… euh… désolée, mais… Mr Machin est là.

Elle parlait avec la rapidité d’un éclair, si bien que Jack n’avait rien compris. Il fronça les sourcils, tandis que Marnie fouillait sur son bureau à la recherche du bloc note. Elle le trouva et, triomphante, dit :

- Di Santos. Oui, Di Santos ! Il est là !

Amusé, Jack décida d’en rajouter une couche.

- Où ?

- Là.

Marnie montra du doigt la porte fermée du bureau de Jack. Il prit un air sévère.

- Et vous l’avez laissé entrer ? Comment avez-vous pu faire une chose pareille ?

Paniquée à l’idée d’avoir fait une bêtise, Marnie regarda à tour de rôle Jack, puis Erin.

Enfin, Jack éclata de rire.

- Je plaisante, Marnie ! Détendez-vous.

Avant d’entrer, il se tourna vers Erin en prenant soin cette fois de ne pas laisser son regard errer vers la volumineuse poitrine de la jeune femme et dit :

- Erin, à la fin de la journée, emmenez Marnie prendre un verre à la Taverne d’Ada Jacks. Je crois qu’elle en a besoin.

 

- Cruz, j’espère que vous êtes venu me dire qu’on va gagner. C’est tout ce que je veux ent…

Jack s’arrêta net en voyant le visage fermé de Cruz Di Santos.

L’homme était debout devant le bar, en face de l’épais bureau en chêne massif.

- Bonjour, Jack. Je me suis permis de prendre un whisky. J’en avais besoin.

Jack fronça les sourcils et alla poser sa mallette de travail sur la table.

- Cruz, que se passe-t-il ? Vous faites une tête d’enterrement.

- C’est une tête de circonstance, Jack. On est peut-être en train d’enterrer votre carrière politique.

Jack avait engagé Di Santos pour qu’il s’occupe de sa campagne électorale. L’échéance des élections municipales approchait et la campagne allait bientôt démarrer.

- Cruz, dites-moi ce qu’il se passe.

Di Santos posa son verre, prit le Clarion et le tendit à Jack.

- Votre fils est en train de vous tuer à petit feu. Cette fois, il ne s’agit pas d’un simple édito. C’est bien plus grave.

Horrifié, Jack lut le titre de la Une du Clarion d’aujourd’hui. « Grave Street, la poubelle de Peyton Place. Mais que fait la mairie ? ».

- Qu’est-ce que c’est que cette histoire, encore ?

- L’article parle de la misère du quartier de Grave Street. Il ne nous a épargné aucun détail. Description des maisons en tôle légère, des sentiers boueux, du fait qu’il n’y ait pas de route pour accéder au quartier, sans parler de la crasse et la pauvreté. Si l’on en croit l’article, l’enfer existe, et il s’appelle Grave Street.

Jack jeta le Clarion sur la table.

- Je n’ai pas envie de lire ce torchon. Je suppose qu’il me rend responsable de la misère de ces gens.

- Selon lui, la mairie - c’est-à-dire vous - ferme les yeux sur l’insalubrité du quartier.

- Bon sang ! Mais Grave Street existait bien avant que je débarque à Peyton Place.

- Vous auriez dû faire quelque chose pour ces gens.

- Des ivrognes ! S’ils ne dépensaient pas tout leur salaire dans l’alcool, ils pourraient vivre plus décemment.

- La question n’est pas là, Jack. Il se trouve qu’en tant que maire, vous auriez dû vous occuper de ces gens.

- Une de ses habitantes travaille pour moi. Et sa fille est la meilleure amie de ma nièce.

Cruz opina.

- Nellie Cross et sa fille Selena. Il en parle dans l’article.

- Que dit-il ?

- Ça ne va pas vous plaire.

- Cruz, qu’a-t-il écrit ?

- Que vous l’avez employée parce que vous vous sentez coupable d’avoir renvoyé son mari Lucas de la Fabrique. Que ce Lucas Cross est tombé dans la déchéance tout de suite après, et qu’il a quitté sa famille parce qu’il ne supportait plus de vivre aux crochets de son épouse et de sa belle-fille.

Jack explosa :

- C’est un tissu de mensonges, Cruz ! Rien de tout cela n’est vrai.

- Au fond, oui. Mais en apparence, c’est autre chose. Il se trouve que Grave Street est vraiment dans l’état où le décrit votre fils. Que Lucas Cross a été renvoyé et que sa femme travaille pour vous également. Les faits sont là.

- Mais ils sont déformés. Cross était un ivrogne qui a voulu m’escroquer. C’est pour cette raison qu’il a été viré. Et j’ai embauché Nellie justement pour que les Cross puissent avoir de quoi manger tous les jours.

- Les lecteurs du Clarion ne verront pas les choses comme ça.

- Qu’ils aillent au diable, dans ce cas !, hurla Jack.

- Jack, calmez-vous.  Ces lecteurs sont les futurs électeurs. Il va falloir calmer le jeu.

Mais Jack ne décolérait pas.

- Vous savez ce qu’il va falloir faire ? Virer mon salopard de fils. Voilà ce qu’il va falloir faire !

- Ne faites surtout pas ça.

- C’est dans mon journal qu’il publie ces insanités. Il m’humilie et je ne peux pas laisser faire ça.

- Il le faudra pourtant. Si vous le renvoyez, tout le monde va penser que vous voulez vous débarrasser de lui et, en même temps, du problème de Grave Street.

Jack secoua la tête, dégouté.

- J’aurais mieux fait de me scier la jambe qu’il me reste le jour où je l’ai engagé au Clarion.

- Il va vous falloir mettre de l’eau dans votre vin. Vous allez faire une déclaration et dire à quel point le sujet de cet article vous a bouleversé.

- Vous plaisantez, j’espère !

- Vous allez dire que vous ne pensiez pas que Grave Street était dans un tel état et que vous allez remédier à la situation.

- En faisant quoi ?

- Tout ce que vous pensez juste pour améliorer la vie de ces pauvres gens. Vous allez recevoir une délégation d’habitants et les écouter parler de leurs problèmes. Je m’arrange pour qu’une équipe de télévision soit présente pour filmer la scène. Vous vous sentirez concerné par les paroles de ces personnes. Une petite larme à l’œil ne serait pas négligeable pour faire bonne impression. Il faut que les gens qui vous voient aient le sentiment de vous savoir impliqué, vous comprenez ?

- Oui, je comprends. Mais vous, il y a une chose que vous ne semblez pas comprendre. Je suis dans une impasse. James m’a totalement piégé. Parce que si j’annonce des plans pour améliorer la situation des habitants de Grave Street, cela impliquera des investissements. Comment vais-je annoncer à la veille des élections que nous allons devoir augmenter les impôts, vous pouvez me le dire ?

- Chaque chose en son temps, Jack. Pour l’instant, il faut vous faire passer pour un homme compatissant, qui regrette de ne pas avoir réagi devant la misère de Grave Street et qui va tout faire pour que ces habitants puissent dorénavant vivre dans la décence. Je veux que le téléspectateur qui vous voit pleure devant son petit écran.

- Et moi, c’est mon fils que je veux voir pleurer. Je vais faire ce que vous me conseillez, Cruz. Mais je jure devant Dieu que James Peyton va payer très cher ce qu’il m’a fait. 

 

A SUIVRE...

Mardi prochain, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

James se leva brusquement et s’emporta :
- Mais enfin, Maman ! Jack est un homme avide de pouvoir. Il veut tout diriger : il est maire, il est agent immobilier et propriétaire d’une fabrique de textiles. Il se disperse de trop. Et à force, il ne fait rien de bien. Si on donne le pouvoir à un seul homme, il devient dictateur. Il dirige cette ville sans qu’on ne lui connaisse une opposition.

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Commenter cet article

Marie A 15/11/2014 20:49

Tiens, Jack a des pensées de la sorte ? Quelle nouvelle :-)
Bravo James, c'est une grande chose qu'il vient de faire là... Il n'y a que le Fils de qui pouvait se permettre de donner un tel coup de pied dans la fourmilière. Et tant pis si Papa est fâché, ce n'est pas la première fois...

Mr. Peyton 16/11/2014 10:13

Oui, mais d'un autre côté... Bon, je n'en dis pas plus, mais James ne va pas s'arrêter là. Et la colère de Papa risque fort de se transformer en Tsunami !
Ca y est, j'en ai déjà trop dit !