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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Episode 704. Le dernier carton

Aujourd'hui, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

- Je n’ai jamais compris pourquoi tu continues d’habiter ce manoir.
- Pour Colleen. Pour être proche d’elle. Et de James aussi. Mais j’ai l’impression que Colleen a encore besoin de moi. Et moi d’elle. Je n’aurais jamais suffisamment d’argent pour nous payer un logement convenable à toutes les deux. C’est l’unique raison pour laquelle je reste vivre dans ce mausolée.

Episode 704. Le dernier carton

- Voilà, le dernier carton !

Betty Cord posa le lourd carton blanc sur le chariot et sourit faiblement à l’homme chargé de le conduire.

Elle se tourna vers la grande pièce vide. Un moment, elle sentit un léger vertige. Tout cet espace désormais inoccupé la déstabilisa encore plus que les pas qui claquaient contre le parquet, résonnant comme un écho dans ses oreilles.

Lisa Peyton s’avançait doucement vers elle.

- Alors, c’est fini.

Betty pouvait sentir bien plus que de la déception dans la voix de Lisa.

- Si je ne te connaissais pas, je dirais presque que tu es émue.

Lisa haussa les épaules.

- Penses ce que tu veux, j’ai détesté travailler pour toi… au début. Ensuite, c’est devenu une routine et finalement… j’ai commencé à apprécier.

- Tu appréciais surtout d’avoir un salaire.

Betty regretta ses paroles. Lisa avait vraiment l’air émue de quitter ce travail. Après tout, c’était compréhensible. Elle travaillait depuis plus d’un an maintenant avec elle et Paula. Ce n’était pas rien. Betty devait admettre que Lisa s’était non seulement adaptée à son travail de secrétaire, mais elle s’y était même investi ces derniers temps.

- Qu’est-ce que tu comptes faire, maintenant ?

Lisa haussa de nouveau les épaules.

- Chercher un nouveau travail. J’en ai besoin. Jack risque de me mettre à la porte du manoir si je ne paye pas mon loyer. Je ne suis pas née avec une cuillère en argent dans la bouche.

- Je n’ai jamais compris pourquoi tu continues d’habiter ce manoir.

- Pour Colleen. Pour être proche d’elle. Et de James aussi. Mais j’ai l’impression que Colleen a encore besoin de moi. Et moi d’elle. Je n’aurais jamais suffisamment d’argent pour nous payer un logement convenable à toutes les deux. C’est l’unique raison pour laquelle je reste vivre dans ce mausolée.

Betty n’eut pas le temps de répondre. Elle sursauta lorsque la sonnette de l’ascenseur retentit et se répercuta contre les murs de la pièce vide. Jack Peyton en sortit avec trois hommes en combinaison de travail bleu qui poussaient un énorme chariot de grands cartons.

Il donnait des ordres.

- Je veux que vous placiez ça dans le coin, là-bas, avant de monter l’armoire.

Il pointa l’index sur les deux portes du mur à droite. Là où Betty et Paula avaient leurs bureaux.

- La pièce de droite servira au service administratif, il faudra y placer les étagères. Celle de gauche, je la réserve pour le consultant. Les appareils iront dans cette grande pièce. Et derrière le comptoir, vous placerez le petit bar.

Ses paroles faisaient écho dans la pièce dénudée.

Il se tourna enfin vers Betty et Lisa, faisant mine de les voir seulement maintenant.

- Ah… vous êtes encore là.

Betty s’avança vers Jack.

- Tu n’as pas perdu de temps, à ce que je vois.

- Perdre du temps, c’est aussi perdre de l’argent. Ce que je ne peux pas me permettre.

- J’espère que la famille Van Der Blint te pourrira l’existence.

- Oh, la plus coriace était la vieille. Maintenant qu’elle n’est plus là, ses héritiers me font entièrement confiance et me laisse gérer ses affaires à ma guise.

- Les pauves… ils ne savent pas ce qu’ils font.

Jack sourit et tendit la paume de sa main devant Betty.

- Quoi ?, demanda Betty.

- Les clés… s’il te plaît.

Betty soupira et, lentement, sorti de la poche de son pantalon pat d’eph’ un trousseau de clés qu’elle tendit à Jack.

- Tu m’en veux peut-être, Betty. Mais comme je le dis : les affaires sont les affaires.

- Tu nous as coupé l’herbe sous les pieds, et de façon déloyale.

- Déloyale peut-être… mais pas illégal.

- Va te faire voir, Jack !

- Betty, je comprends que tu sois en colère contre moi. Mais j’ai été correct avec toi. Au début, je t’ai loué ce bureau sans savoir ce que tu allais en faire. Et c’est toi qui m’as coupé l’herbe sous les pieds en décidant de fonder une société immobilière alors que j’en avais une un étage plus haut.

- La concurrence ne fait de mal à personne.

- Tu as perdu, Betty. Suis mon conseil. Redeviens mère au foyer. Le petit Brian a besoin de toi.

Betty ne releva pas.

- Et comptes-tu faire de cet espace ?

- Une salle de sport, avec des appareils derniers cris. Génial, mon idée, non ?

Betty secoua la tête, tourna les talons et se dirigea vers l’ascenseur.

Tout sourire, Jack l’épingla une dernière fois :

- N’hésite pas à t’inscrire. Pour l’ouverture, nous offrons une séance gratuite et une boisson.

Lisa suivit Betty, mais Jack la retint par le bras.

- Reste là, il faut que je te parle.

 

« Il va me jeter dehors » était la première pensée qui vint à l’esprit de Lisa. Jack l’avait deviné rien qu’à voir son visage se fermer.

- Qu’est-ce que tu veux ?, demanda-t-elle.

Jack décida de s’amuser un instant avec elle.

- A ton avis ?

Lisa reprit un air de défi, même si Jack était persuadé qu’elle avait une peur bleue qu’il lui demande de faire ses bagages.

- Ça t’amuse, tout cela, n’est-ce pas ? Manipuler les gens, les faire se sentir plus bas que terre.

- Tu pourrais me donner des leçons là-dessus, ma chère. Tu es experte en ce domaine.

- Qu’est-ce que tu veux, Jack ? Savoir si j’ai toujours de quoi te régler mon loyer ? La réponse est oui. J’ai de l’argent de côté. Je peux encore te payer trois mois. Ça te va ?

Jack sourit.

- Je n’étais pas venue te parler de ça. Mais maintenant que tu me le dis…

Lisa pinça les lèvres.

- Très bien, tu auras ton argent dès ce soir. Trois mois d’avance, au moins tu me ficheras la paix pendant ce temps.

- Laisse tomber avec ça, Lisa.

- Quoi ?

- Il y a peut-être un autre moyen de s’arranger…

Lisa secoua énergiquement la tête.

- Je ne veux rien te devoir.

Jack haussa les épaules.

- Très bien.

Il tourna les talons et s’apprêta à prendre l’ascenseur lorsqu’il entendit Lisa dire d’une voix peu assurée :

- Quel moyen ?

Il sourit et se retourna. Il se planta alors devant elle.

- James.

- Quoi, James ?

- Il fourre son nez là où il ne doit pas. Il me dénigre sans cesse dans le Clarion. Un journal qui, je te le rappelle, est le mien.

- Il ne fait que son travail de journaliste.

- C’est faux, et tu le sais. J’ai cru un moment donné qu’il était sous ton influence. Que c’était toi qui l’encourageais à écrire des idioties contre moi.

- C’est ridicule !

- Avoue que c’est une hypothèse plausible.

- C’est ridicule !, répéta Lisa.

- Et puis je me suis dit que tu avais trop à perdre pour faire ça.

- Surtout, je n’y verrais aucun intérêt.

- C’est pour ça que je te demande ton aide.

Lisa faillit s’étrangler.

- Mon… quoi ? Répète-moi ça parce que je crois que je suis en train de rêver.

- Je veux que tu demandes à James de laisser tomber ses articles incendiaires contre moi…

- Laisse-moi deviner… en échange d’un hébergement gratuit au Manoir.

- A prendre ou à laisser. C’est ça ou tu te trouves un nouveau logement. Ce qui risque d’être compliqué pour une femme sans emploi. Et ce sera d’autant plus difficile que j’ai le monopole dans le domaine de l’immobilier.

- Si j’ai bien compris, je n’ai pas le choix.

- Tu as bien compris. Mais ce n’est pas tout.

Lisa soupira.

- Je m’en doutais, c’était trop facile.

- James n’agit pas seul. Je suis persuadé que c’est quelqu’un d’autre qui tire les ficelles. Je veux que tu découvres de qui il s’agit.

 

A SUIVRE...

Vendredi prochain, dans "Les Plaisirs de l'Enfer"...

- Bonjour, Jack. Je me suis permis de prendre un whisky. J’en avais besoin.
Jack fronça les sourcils et alla poser sa mallette de travail sur la table.
- Cruz, que se passe-t-il ? Vous faites une tête d’enterrement.
- C’est une tête de circonstance, Jack. On est peut-être en train d’enterrer votre carrière politique.

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Marie A 12/11/2014 17:34

Ouais ouais... Jack fait du Jack...
Mais ce qu'on ne peut lui retirer, c'est qu'il donne d'excellents conseils :-)

Mr. Peyton 16/11/2014 10:06

En même temps, Jack qui fait du Jack c'est bien. On n'a pas envie de le changer, notre personnage principal ;-)