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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Le fil du temps #15

Précédemment...
Lorsqu’elles arrivent chez Suzie, KC et Carolyn sont surprises d’y voir Eleanor Prentiss avec elle. Une fois Eleanor partie, Suzie explique que Prentiss était là pour lui demander de ne pas aller porter plainte à la police.
Carolyn et KC l’interroge sur son passé et apprennent que Suzie a connu Eleanor dans le centre de soins de Boise, mais qu’elles n’étaient pas devenues amies.
Carolyn pense qu’Eleanor, ne supportant plus de voir en Suzie une image du passé qu’elle voulait oublier, a décidé de la faire fuir en lui faisant peur. Elle pense donc qu’Eleanor est la coupable...

Le fil du temps #15

Carolyn était sur une piste sérieuse. Et il fallait faire vite. Aussi laissa-t-elle KC continuer à interroger Suzie Barclay, tandis qu’elle filait en direction du collège.

Elle se surprit à griller un feu. Mais elle avait une sensation d’urgence, une boule d’angoisse qui lui tiraillait l’estomac. Le sentiment qu’un drame allait bientôt se produire.

Eleanor Prentiss, qui venait de revenir de chez Suzie, était assise à la même place que la dernière fois, dans la salle des professeurs. Elle profitait d’un moment de répit pour regarder les infos à la télévision.

Carolyn n’y alla pas par quatre chemins. Elle lui raconta son entrevue avec Suzie Barclay.

Eleanor ouvrit de grands yeux.

- Je n’arrive pas à y croire ! Tu penses donc vraiment que c’est moi qui suis derrière toute cette affaire !

- Ellie, nous sommes amies et…

- Nous ne le sommes plus, coupa Eleanor.

- Ellie, avoue qu’il y a de quoi se poser des questions. J’apprends que tu connaissais Suzie avant de venir au collège.

- Connaître est un bien grand mot.

- Suzie m’a dit que vous n’étiez pas amies.

- Carolyn, dis-moi ce que tu penses tout au fond de toi.

- Je pense que cette année passée à soigner ta dépression a dû être terrible et que le fait de voir Suzie ici tous les jours te renvoie l’image de ce que tu étais à l’époque. Je pense que tu veux qu’elle s’en aille très loin.

- Tu as raison.

Les mots claquèrent d’un seul coup, clouant Carolyn sur place.

- Tu as raison, répéta Eleanor. Je déteste Suzie. Précisément  parce qu’elle me rappelle cette année passée à Boise. Mais ce n’est pas moi qui aie saccagé sa salle de classe et placé ce stupide squelette dans son casier.

- Mais tu as œuvré auprès de la directrice pour qu’elle soit renvoyée.

Eleanor baissa les yeux. Son geste était déjà un aveu.

- Je ne suis pas fière de moi. Le mois dernier, une élève est venue se plaindre de ses méthodes de travail. Je t’avoue que j’ai vu là l’opportunité de me débarrasser d’elle. J’ai donc parlé avec plusieurs élèves et je les ai motivé à aller se plaindre auprès d’Ellen Highlay. Je pensais qu’elle allait prendre la défense des étudiantes afin d’éviter de faire monter la tension. Mais cette femme n’a pas plié. Elle est coriace. Elle a pris la défense de Suzie et mon plan a échoué.

- Il te fallait donc en trouver un autre. Et tu as songé à faire peur à Suzie pour qu’elle quitte l’établissement d’elle-même ?

Eleanor secoua vivement la tête.

- Non, tu te trompes, Carolyn. Je te supplie de me croire. Je n’ai rien fait !

- Alors pourquoi protéger Chrissie avec tant de ferveur ?

- Parce que je sais qu’elle est incapable de faire une chose pareille.

- Toi tu en es capable, Ellie. Tu l’as prouvé par le passé. Tu as voulu protéger Chrissie parce que tu ne supportes pas de voir une innocente se faire renvoyer pour des actes que tu as commis !

Des larmes roulèrent sur les joues d’Eleanor.

- Non, tu n’y es pas. Je ne suis pas l’auteur du vandalisme. Tu n’as rien compris.

- J’ai compris que je ne pouvais plus te faire confiance. L’amie que j’avais connue à Peyton Place n’est plus la même que la femme que j’ai devant moi. Tu as menti à plusieurs reprises, Ellie. Je ne peux plus me permettre de te croire.

Eleanor ravala une larme.

- Et qu’est-ce que tu comptes faire maintenant ?

- Je vais attendre KC, et on ira parler à la directrice. On lui rapportera ce que nous avons appris et ce sera à elle de décider quoi faire. Mais si elle décide de ne rien faire, nous irons prévenir la police. Parce que je pense que tu es une femme dangereuse.

Carolyn se leva et, avant de s’en aller, dit à Eleanor :

- Si tu tenais tant à ne plus côtoyer Suzie, pourquoi as-tu voulu lui en faire payer le prix à elle ? Pourquoi n’es-tu pas parti toi de cet établissement ? Il y a d’excellentes écoles qui auraient pu t’accueillir.

Eleanor baissa de nouveau les yeux. Carolyn savait qu’elle n’obtiendrait pas de réponse.

Elle tourna les talons et s’en alla doucement.

 

KC soupira une nouvelle fois. Elle tournait en rond. Cet interrogatoire avec Suzie Barclay ne menait à rien.

La détective avait demandé à l’enseignante de faire un effort pour se remémorer son année passée au centre de soin. Elle nota mentalement qu’il faudrait y envoyer quelqu’un pour qu’il fouine dans les dossiers de l’époque.

Mais Suzie assurait à KC que rien d’extraordinaire ne s’était passé à cette époque. Elle était souvent abrutie par les médicaments.

KC insistait.

- Peut-être une altercation avec Eleanor ? Une dispute pour une place sur un banc durant la promenade ? Le plus petit détail peut être précieux dans ce cas.

- Non, pour la énième fois, je vous dis qu’il ne s’est rien passé entre Ellie et moi lorsque nous étions dans ce fichu centre.

KC se leva. Elle allait prendre congé et Suzie sembla soulagée. Elle accompagna la détective jusqu’à la porte.

- Vous savez, Mlle Reid. Je suis persuadée que vous faites fausse route. Je vous l’ai déjà dit : Chrissie Jones, c’est elle la coupable.

KC fronça les sourcils.

- Vous n’arrêtez pas de le répéter. Mais comment pouvez-vous en être si sûre ?

- Parce que c’est la fille la plus agressive de l’école. Parce qu’elle m’avait menacé le jour où j’avais lu sa copie devant la classe. Et parce qu’on a retrouvé son écharpe sur les lieux. Ça ne vous suffit donc pas ?

- Alors sachez que ce n’est pas parce qu’on est agressive qu’on détruit une salle de classe. Et si tous ceux qui profèrent des menaces mettent leur plan à exécution, les prisons seraient surchargées. Enfin, pour l’écharpe, Chrissie nous a tout dit. Elle nous a dit qu’elle était dans la remise le jour du vandalisme et qu’elle l’a oubliée parce qu’elle avait eu peur en entendant un bruit.

- Et vous l’avez crue ?

- Je n’ai aucune raison de ne pas la croire.

- Et pourquoi était-elle dans la remise ?

- A cause de vous. Parce qu’elle ne voulait plus être livrée en pâture aux autres élèves, elle ne voulait plus vous voir vous moquer d’elle et de ses dissertations. Alors elle n’a pas trouvé d’autre moyen que de vouloir voler le prochain sujet pour le préparer d’avance. Et je ne lui jette pas la pierre. Mais je vous rassure, elle ne l’a pas fait. Elle n’en a pas eu le temps.

D’abord le visage de Suzie afficha la surprise. Puis, brusquement, elle se mit à rire. Un rire nerveux, à la limite de l’hystérie.

- Je ne vois pas ce qu’il y a de drôle dans tout ceci.

Suzie redevint sérieuse.

- Ce qu’il y a de drôle ? Je vais vous dire ce qu’il y a de drôle. C’est que vous et votre amie avocate vous comportez comme des flics à deux balles. Chrissie Jones vous a raconté n’importe quoi. Et vous avez tout gobé.

KC commençait à se sentir nauséeuse.

- Qu’est-ce que vous racontez ?

- Je vous dis que vous vous êtes fait avoir par Chrissie. Ça prouve bien qu’elle est coupable.

KC était au bord de l’apoplexie. Elle aurait aimé secouer Suzie Barclay pour lui faire cracher ce qu’elle avait à dire.

- Pourquoi dites-vous cela ? Parlez !

Suzie regarda KC dans les yeux et lâcha :

- Ma remise ne contient que des objets personnels. En aucune façon, je n’y dépose les futurs sujets de dissertation. Et Chrissie Jones, comme tous les autres élèves, le sait très bien. 

 

A suivre...

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Marie A 14/08/2014 19:26

Et nous voilà revenus au point de départ... Quoi que Eleanor devienne de plus en plus suspecte.

Ah, si Caroline était un peu plus patiente et laissait parler son ancienne amie au lieu de l'accuser obstinément...

P.S. quel cheni toutes ces pubs, ils nous ont fait un sacré tour de c....n non ?

Mr. Peyton 14/08/2014 19:32

Oui, c'est vrai que c'est un coup de p... qu'ils nous font avec cette publicité. Je suis en train de me demander si je ne vais pas changer de crèmerie et aller sur une autre plateforme si ça continue :-(