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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Le fil du temps #8

Précédemment...
KC et Carolyn confrontent la directrice. Elles apprennent alors avec stupeur que le tricot est une des passions d’Ellen Highlay. Elle leur montre le gilet qu’elle est en train de tricoter avec les pelotes de fil de coton. De plus, la directrice a un alibi : elle était à son club de tricot au moment où s’est déroulé le saccage de la salle de classe. L'enquête repart à zéro, elles décident d'aller interroger Sandy Frances, la fille des propriétaires de la mercerie, qui semblait avoir quelque chose à dire...

Le fil du temps #8

Sandy Frances se dandinait nonchalamment vers son casier, insensible aux bousculades de ses camarades pressés de sortir de l’établissement.

Carolyn et KC n’eurent aucun mal à la trouver. Petite, rondelette et avec un visage fermé, elle détonait dans le paysage remplit de jeune filles fluettes et souriantes.

Sandy ouvrit son casier et déposa sa pile de livres qu’elle avait toujours avec elle, entourée d’une sangle.

En s’approchant, Carolyn put voir parmi la pile un livre sur la mythologie grecque. De quoi engager la conversation.

- La mythologie, dit-elle en pointant du doigt le livre. Ce doit être passionnant.

Sandy soupira et referma la porte du casier en la claquant.

- Pas vraiment. J’ai une dissert’ sur le sujet la semaine prochaine et ça me gave déjà.

Le ton était donné. Sandy n’était pas aussi disposée à parler qu’elle ne l’était hier.

- Sandy, hier tu disais avoir quelque chose d’important à nous dire, se hasarda Carolyn.

Sandy secoua la tête.

- Ce n’était pas si important.

KC décida d’intervenir :

- Tout ce que tu sais sur notre affaire a son importance.

- Je vous dis que ce n’est pas important !

Le ton de Sandy trahissait l’impatience. Elle n’avait qu’une envie, c’était que l’avocate et la détective la laisse tranquille.

Carolyn se passa la main dans les cheveux.

- Ecoute, Sandy. Nous voulons juste connaître la vérité. Et tu pourrais nous y aider.

- Fichez-moi la paix !

Carolyn soupira. Ça n’allait pas être facile.

KC accéléra les choses en s’énervant. Elle saisit le bras de Sandy et le serra très fort, histoire de lui faire comprendre qui était en position de force. Elle siffla entre ses dents : 

- Ecoute, gamine. On ne me la fait pas à moi. Hier, tu es venue nous voir parce que tu avais quelque chose à nous dire. Je te jure que tu vas cracher le morceau parce que je ne te lâcherais pas avant.

Sandy grimaça :

- Vous me faites mal !

- Et je peux faire encore plus mal. Ta copine est accusée d’un acte qu’elle n’a pas commis et je crois que tu le sais. Alors, soit tu parles, soit ma main reste collée à ton bras.

Carolyn hocha la tête :

- KC est une fille tenace, crois-moi. Quand elle veut quelque chose, elle l’obtient.

Pour augmenter la pression, KC serra plus fort.

- J’attends !

Sandy regarda autour d’elle, comme si elle cherchait quelqu’un, ou comme si elle ne voulait pas être vue par quelqu’un.

Puis elle capitula et, d’un mouvement de menton, indiqua une salle de classe vide de l’autre côté du couloir.

 

Ce n’est qu’une fois parvenues dans la salle que KC lâcha le bras de Sandy. La jeune fille rousse se massa à l’endroit où les traces de doigts de la détective était encore visibles. Elle baissa la tête.

Carolyn s’avança vers elle.

- De quoi as-tu peur ?

- Je… je ne sais pas. Tout ce que je sais, c’est que Chrissie est innocente.

- Pourquoi en es-tu si sûre ?

- Parce que je la connais. Elle ne ferait pas une chose pareille. Elle est un peu barrée, des fois un peu glauque, mais elle n’est pas agressive à ce point.

- Et c’est ça que tu voulais nous dire ?, s’exclama KC.

Timidement, Sandy fit oui de la tête.

- Et tu crois nous faire avaler ça ?

Carolyn décida de la jouer plus diplomate :

- Ecoute Sandy. Chrissie a de gros problèmes. Si on ne résout pas cette histoire rapidement, elle va se faire renvoyer de l’établissement. Si tu sais quelque chose, tu dois nous le dire.

Sandy secoua la tête.

- Elle va me tuer si elle sait que je vous parle.

- Qui ? Justine ?

Pas de réponse.

- C’est Justine qui a saccagé la salle ?, demanda KC

- Je n’en sais rien !

- Mais quelque chose te dis que ça pourrait être elle, n’est-ce pas ?

- Ce n’est peut-être rien. Je me fais des idées…

- Sandy, s’il te plaît.

- Justine… la semaine dernière, je… je l’ai vue.

- Où ?

- J’avais un livre à rendre à Chrissie. Je suis allée dans sa chambre. Quand je suis arrivée devant la porte, j’ai tout de suite vu que quelque chose n’allait pas.

- Quoi ? Qu’est-ce qui n’allait pas ?

- La porte n’était pas fermée. Elle était très légèrement entrouverte. J’ai… j’ai poussé la porte et je l’ai vue.

- Chrissie ?

- Non. Justine. Elle était en train de fouiller l’armoire à vêtements de Chrissie. Elle a trouvé un vêtement, qu’elle a fourré dans son sac.

Le cœur de Carolyn bondit dans sa poitrine.

- L’écharpe qu'on a retrouvé sur les lieux du saccage ?

- Je n’en sais rien. Elle ne me l’a pas montrée, mais j’ai vu que le tissu était rouge.

Carolyn sentit des petits picotements au niveau de sa poitrine. L’écharpe retrouvée dans la salle de classe était rouge.

Sandy continua :

- Quand Justine s’est retournée, elle m’a vue et elle est devenue comme folle. Elle m’a dit que je ferais mieux de me taire si je voulais rester dans l’équipe.

- Elle t’a menacée ?, demanda Carolyn.

Sandy se mit à pleurer, déversant un flot continu de larmes.

- C’est… ce club de cheerleader, c’est tout ce que j’ai ! Justine, en tant que chef, a son mot à dire sur la composition de l’équipe. Si j’y suis, c’est parce que je lui fais ses devoirs. Echange de bons procédés, comme elle dit.

- Donc, tu n’as rien dit à personne ? Même pas à Chrissie ?

Sandy, secouée de sanglots, fit non de la tête.

- Et hier, continua KC, Justine a deviné que tu voulais parler de cette histoire. Elle t’en a dissuadé.

- Je vais perdre ma place dans l’équipe maintenant, je le sais. C’était inévitable de toute façon. Je suis grosse, je suis moche, et je ne sais même pas enchaîner deux pas ! Mais je refuse que Chrissie paye pour quelque chose qu’elle n’a pas commis.

Carolyn se pencha vers Sandy.

- Tu as fait ce qu’il fallait. Et tu n’es pas moche. Tu as sans doute beaucoup de qualité. Et ta qualité principale, c’est justement de ne pas être comme Justine.

- Vous allez voir Justine et lui dire ce que je vous ai dit ?

Carolyn hocha la tête.

- Nous n’avons pas le choix.

- Alors faites ce que vous avez à faire.

Sandy tourna précipitamment les talons et quitta la salle.

Carolyn secoua la tête.

- Pauvre gamine !

- Elle va morfler, c’est sûr.

L’avocate soupira.

- Bon, allons voir ce que Justine Messer a à nous dire. Il est possible que cette affaire se dénoue d’ici la fin de la journée.

 

A suivre...

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Commenter cet article

Marie A 26/06/2014 21:22

Mais que voilà une affaire rondement menée ! Nos deux détectives forment une équipe de choc !
Quoi que KC est un peu *expéditive*...

Mr. Peyton 28/06/2014 08:26

C'est vrai que KC n'est pas très tendre dans ce chapitre, mais souvent ça aide à avancer dans les enquêtes. La preuve ici :-)