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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

Le fil du temps #5

Précédemment...
A la demande d'une amie, Carolyn Russell se rend au collège de Highlay pour tenter de prouver l'innocence d'un élève, Chrissie Jones, dans le vandalisme d'une salle de classe.
Carolyn et KC découvre la salle de classe saccagée.
Une mise en scène intrigue KC : du fil de coton tissé comme une toile parmi les débris. C'est comme si le vandale voulait faire passer un message à Suzie Barclay, le professeur qui possède la salle.
En allant interroger Chrissie, Carolyn fait la connaissance de deux amies à elle : Justine, une très jolie jeune fille blonde, et Sandy, une rousse complexée.
elle interroge Chrissie et s’aperçoit que la jeune fille est du genre rebelle. Elle s’énerve très facilement et semble ne pas réfléchir à ce qu’elle dit. Elle a un certain manque de concentration. Pour Carolyn, cela signifie une chose : ce n’est pas elle qui a vandalisé la salle, car la personne qui l’a fait est intelligente. Une qualité que ne possède pas Chrissie..

Le fil du temps #5

La journée tirait à sa fin et Carolyn et KC n’avaient pas trouvé de fait marquant prouvant l’innocence de Chrissie Jones.

Les deux femmes descendirent l’escalier menant au rez-de-chaussée de l’établissement scolaire. La directrice les attendait dans son bureau.

En entrant dans la salle d’attente, elles trouvèrent Eleanor arpentant nerveusement la pièce.

Lorsqu’elle vit son amie et KC entrer, elle se précipita vers elles.

- Elle est en train de rédiger la lettre de renvoi de Chrissie , s’exclama-t-elle.

Carolyn observa Mme Highlay à travers la baie vitrée séparant le bureau de la matriarche et la salle d’attente.

La directrice était penchée sur son bureau, occupée à écrire. Sa posture hautaine commençait sérieusement à agacer Carolyn.

Highlay était toujours pareille à elle-même, quelques soient les circonstances. Elle était en train de rédiger un renvoi. Elle tenait dans ses mains l’avenir d’une jeune fille, et aucune émotion ne transpirait de sa personne. Elle aurait très bien pu rédiger une commande pour des fournitures scolaires, c’eut été pareil.

Carolyn pinça les lèvres et fit signe aux deux femmes de la suivre. Elle entra sans frapper.

Ce qui ne plut pas à la directrice, évidemment.

- Mlle Rubell…

- Russell, corrigea l’avocate.

- Je ne permets à personne d’entrer sans frapper dans mon bureau.

- Je ne suis pas « personne ». Je ne suis pas non plus une de vos employées. Je suis l’avocate de Chrissie Jones.

- Et c’est pour cette raison que vous vous croyez toute permise ?

- Vous allez déchirer cette lettre.

Highlay soupira.

- Ecoutez, Mlle Russell. Mme Prentiss vient de me dire que vous n’avez rien trouvé de probant sur l’innocence de Mlle Jones. Je vous avais donné jusqu’à la fin de la journée pour prouver qu’elle n’avait rien à voir avec ce vandalisme et vous n’avez rien trouvé. De ce fait, Jones est renvoyée. Je ne vois pas où est le problème.

Carolyn eut envie de lui faire avaler ses ridicules lunettes rondes. Highlay projetait son regard d’acier sur l’avocate. Un regard à vous glacer le sang. Mais Carolyn n’avait nullement l’envie de se laisser impressionner, comme elle l’avait été quelques heures plus tôt. La vie d’une jeune fille était en jeu.

Elle s’avança vers la directrice.

- Chrissie Jones n’est pas coupable.

- Très bien. Donnez m’en la preuve.

- Mme Highlay. Laissez-moi vous dire ceci en des mots très simples : votre vandale est quelqu’un d’intelligent, qui a ciblé son méfait. Il a des tendances psychopathes et va recommencer très prochainement. C’est une certitude. Et je pense que son prochain acte sera plus conséquent.

- Vous êtes avocate, médecin, ou profiler ? Je n’arrive pas à vous suivre.

Carolyn voulut rétorquer qu’elle avait des connaissances en médecine. Elle avait débuté des études avant de changer de cap et de se lancer dans la justice. Mais à quoi cela servirait-il ? Highlay avait des œillères. 

La directrice continua :

- Je voulais des preuves tangibles. Je n’ai que des suppositions. Je suis désolée, mais Mlle Jones devra quitter l’établissement dès demain.

- Mlle Jones n’ira nulle part, décréta Carolyn en pinçant les lèvres.

L’avocate décela un mouvement de recul chez Eleanor, plantée derrière elle. Visiblement, on n’avait pas l’habitude de parler de la sorte à l’instance suprême de cet établissement.

Une émotion sur le visage d’Highlay. Enfin ! Ses yeux aciers s’assombrirent davantage. La surprise fit place à la colère.

Highlay inspira profondément avant de dire :

- Maître Russell. Je suis ici chez moi et j’entends appliquer les règles que j’ai érigées. Que cela vous plaise ou non.  Mlle Jones est renvoyée !

- Elle ne le sera pas !

Un sourire de provocation sur le visage de la directrice :

- Et pourquoi ?

- Parce que si vous la renvoyez, j’appelle la police et je leur dit ce qui s’est passé dans la salle de classe de Mme Barclay. Et croyez-moi, lorsqu’ils verront les dégâts et le mode opératoire de l’agresseur, ils risquent de poser des scellés sur la porte, voire de fermer l’établissement.

Touché ! Le visage de la directrice vira au rouge. « Vous ne ferez pas ça…

- Je suis déjà sur le point de le faire. Comprenez, ce vandalisme n’est pas le fait d’une simple élève en colère. En grattant la couche, on s’aperçoit qu’en dessous, cela cache beaucoup d’autres choses.

- Je vous défends d’appeler la police !

Mme Highlay défia Carolyn du regard. L’avocate posa ses deux mains sur le plan de travail et se pencha vers elle.

- Alors laissez-moi un peu de temps pour enquêter et découvrir le fin mot de cette histoire. Et en attendant, déchirez cette lettre de renvoi.

Highlay allait capituler. Carolyn en était certaine. Mais elle voulait le faire avec panache. Elle attendit un temps interminable avant de déchirer la lettre.

- Faite ce que vous devez faire. Mais faite le dans la discrétion et le plus rapidement possible.

C’était une façon pour la directrice d’avoir le dernier mot.

 

Carolyn et KC attendaient Eleanor sur le parking. L’enseignante terminait une réunion de professeurs et devait ensuite ramener l’avocate et son employée à Peyton Place. Demain, il était convenu qu’elles viendraient par leur propre moyen.

KC s’appuya contre la voiture d’Eleanor et, avec un profond soupir, ôta une de ses chaussures.

Carolyn la regarda faire.

- Qu’est-ce que tu fabriques ?

KC se massa légèrement la plante du pied.

- J’espère que ta copine va s’amener rapidement. Je renierais père et mère pour un bon bain de pieds.

Carolyn leva les bras au ciel et dit en riant:

- Monsieur et Madame Reid… pardonnez-la !

- Cet école est interminable. On a dû marcher au moins dix kilomètres.

- Tu exagères toujours.

KC remit sa chaussure.

- Alors, qu’est-ce que tu penses de toute cette histoire ?

- Eh bien, nous sommes pratiquement sûres que Chrissie est innocente. Une fille qui a aussi peu de jugeote n’irait pas fomenter une telle mise en scène.

KC haussa les épaules.

- Sauf si elle simule son manque de jugeote.

Carolyn se tourna vers KC, surprise.

- Tu penses que c’est elle la coupable ?

- Je n’ai pas dit ça. Je dis simplement qu’il est possible qu’elle soit plus intelligente qu’on ne le pense. J’ai vérifié ces notes. Sans être exceptionnelles, elles sont plutôt bonnes. 14 de moyenne le trimestre dernier.

- Des remarques particulières sur son carnet de notes ?

- Rien qu’on ne sache déjà : fille trop distraite, trop impulsive, devrait se concentrer davantage…

- Ca confirme ce que l’on pense d’elle.

- Reste à savoir qui avait intérêt à saccager la salle de classe.

- Vraisemblablement quelqu’un qui en veut à Suzie Barclay.

- Laisse-moi te dire que ça se bouscule au portillon. D’après ce que j’ai compris, Barclay est une prof un peu zinzin. Elle a pour habitude d’humilier ses élèves en public en lisant leur rédaction devant la classe et en se moquant ouvertement du rédacteur.

Carolyn plissa les yeux sous le soleil de la fin d’après-midi, guettant la sortie d’Eleanor.

- Il faut réduire le champ, sachant que le coupable a pris pour cible Chrissie en allant déposer une écharpe lui appartenant sur les lieux du massacre. Il faut donc chercher quelqu’un de proche de la jeune fille.

- Il y a ses deux copines : Justine Messer et Sandy Frances.

- Qu’est-ce que tu penses d’elles ?

- Justine est la chef. Belle, cheerleader, sans doute très sollicitée. Sandy, c’est le vilain petit canard qui la suit partout et qui essaie désespérément de lui ressembler.

- Et d’après toi, Chrissie, elle se situe où ?

KC haussa les épaules. 

- Je n’en sais rien. Pour tout te dire, je ne comprends pas trop les affinités que ces trois filles peuvent avoir entre elles.

- Il va falloir en savoir plus sur les deux copines. Demain, on leur fera une petite causette.

- Oui. Elles sont à surveiller de près. Tu vois quelqu’un d’autre ?

- Ton amie…

Carolyn eut un hoquet de surprise.

- Ellie ? Tu plaisantes !

- Elle connaît bien Chrissie.

- Tu oublies que c’est elle qui nous a contactées. Et puis, c’est la seule qui soutient Chrissie.

- Je ne dis pas qu’elle est coupable. Mais sa façon de prendre toujours la défense de Chrissie me paraît assez bizarre. Elle est hétéro ?

- KC ! Elle avait un copain au lycée.

- L’un n’empêche pas l’autre.

- Et quand bien même elle serait lesbienne, elle n’irait pas jusqu’à s’exposer à un détournement de mineure.

- L’amour, ça fait faire n’importe quoi.

Carolyn balaya d’un geste cette hypothèse.

- Oublie ça, je connais bien Ellie, elle n’est pas comme ça.

- Je peux quand même faire une petite enquête à son sujet ?

- Tu perdras ton temps, mais si ça t’amuse…

Une ombre approcha d’elles. Carolyn pensa d’abord qu’il s’agissait d’Eleanor. Mais la silhouette se distingua mieux alors qu’elle n’était plus qu’à quelques mètres.

Sandy.

Elle portait une pile de livres enveloppée dans une sangle. Carolyn mesura une nouvelle fois l’ingratitude du visage de la jeune fille. Ses taches de rousseur sur ses joues rondes. Mais aussi la forme étrange de ses lèvres qui semblaient tirées vers le bas, comme si la jeune fille faisait continuellement la moue.

Maintenant tout près des deux femmes, elle baissa la tête.

Carolyn se pencha.

- Sandy, n’est-ce pas ?

La jeune rousse fit oui de la tête.

- Tu as quelque chose à nous dire ?, demanda KC

La jeune fille hésita.

- Oui, je… enfin…

- C’est au sujet du vandalisme.

- Oui.

- On t’écoute.

- C’est… c’est délicat à dire, mais il y a une chose que vous devriez savoir. Chrissie est innocente.

Voilà qui devenait intéressant.

- Tu sais quelque chose ?, demanda Carolyn dont le cœur faisait des bonds dans la poitrine.

- Oui…

La fille s’apprêtait à se mettre à table et balancer tout ce qu’elle savait lorsqu’une voix au lointain l’interpela.

- Sandy !!

Une voix autoritaire.

Celle de Justine, à quelques mètres d’elles. Elle avait les mains sur les hanches et fixait son amie d’un regard sévère.

- Qu’est-ce que tu fabriques ? On a entraînement, je te rappelle. Ramène tes fesses immédiatement à la salle de gym !

Sandy se retourna vers Carolyn et KC :

- Désolée, je dois y aller.

L’avocate n’eut pas le temps de la retenir. Sandy avait déjà tourné les talons et courait en direction de Justine.

KC soupira. « J’ai l’impression que ce qu’elle avait à nous dire était important pour l’enquête.

- Et moi, j’ai l’impression que Justine a fait tout pour l’empêcher de parler.

A suivre...

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Commenter cet article

Marie A 05/06/2014 21:03

C'est oû qu'on pouvait lire cette phrase déjà ?

*Voilà qui devenait intéressant*

Je ne sais plus, mais ça résume parfaitement la situation :-)