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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

# 694. Fin de la partie (1)

# 694. Fin de la partie (1)

Prostrée dans la cuisine des Cord, Carolyn Russell avait écouté les explications que Joe Pillburg lui donnait. Il tenait un revolver dans sa  main.

Joe était le cousin de Fred Draper, complice malgré lui du crime qu’avait commis sa mère Marsha.

Carolyn se hasarda à demander : « Pourquoi ? Pourquoi me vouloir du mal. Je n’ai rien fait.

Les yeux de Pillburg la foudroyèrent. « Non, vous n’avez rien fait. Mais vous êtes la fille de celle qui a tué mon cousin.

- Il s’est suicidé.

- C’est du pareil au même. Fred était un chic type. Il n’avait jamais fait de mal à personne. Il a juste eu le malheur de croiser la route de votre satanée mère !

- Je n’y suis pour rien. Pourquoi vous en prendre à moi plutôt qu’à ma mère ?

- Vous vous trompez, Carolyn. Je m’en prends directement à votre mère. Réfléchissez… vous êtes intelligente. Votre mère devrait être en prison pour le meurtre qu’elle a commis. Elle a tué votre père. Elle devrait aussi se repentir de la mort de Fred. Mais au lieu de ça, on lui a trouvé des circonstances atténuantes et elle a fini dans un hôpital. C’est trop facile !

- Elle est mentalement malade.

- C’est une excuse que je n’accepte pas. J’ai donc décidé de faire justice moi-même. J’ai décidé de faire souffrir Marsha Russell pour le reste de sa vie. D’après vous, comment dois-je m’y prendre ?

« En tuant sa fille », pensa Carolyn.

Pillburg reprit : « La pire chose qui puisse arriver à une mère, c’est de survivre à son enfant.

Le revolver était pointé sur Carolyn. Cette dernière chercha à gagner du temps. « Pourquoi ne pas m’avoir tuée avant ? Pourquoi me harceler ?

Pillburg haussa les épaules. « Par jeu, tout simplement. Ça me faisait tellement plaisir de vous voir si terrifiée. Lorsque je vous avais suivi jusqu’à Boston et que j’avais trafiqué vos freins, je pensais que vous alliez y rester. Mais vous avez survécu et ça m’a… excité. Oui, je n’ai pas voulu vous tuer tout de suite après. Le fait d’avoir échappé à la mort, ça m’a à la fois amusé et exalté. Vous comprenez ?

Carolyn fit non de la tête.

Pillburg s’avança vers elle. « Il est temps maintenant d’aller rejoindre les anges, Mademoiselle Russell.

Appelez ça l’instinct de survie, ou bien l’adrénaline. Toujours est-il que, sans réfléchir, Carolyn saisit une casserole posée sur la plaque chauffante et, en une fraction de seconde, l’abattit sur la tempe de Pillburg.

Celui-ci alla valser contre le réfrigérateur et s’effondra.

L’adrénaline courait toujours dans le sang de Carolyn qui se précipita vers la porte d’entrée. Elle l’avait fermée à clé. C’était quand elle pensait que Billy Chambers était son agresseur. C’était il y a quelques minutes… une éternité.

Elle était tellement fébrile qu’elle eut du mal à tourner la clé dans la serrure. Elle sentait déjà Pillburg, près du réfrigérateur, se réveiller.

Elle ouvrit enfin la porte et sortit. Une pluie drue lui martela le visage.

Elle courut jusqu’à sa voiture, mais s’arrêta en plein chemin.

Le cauchemar se poursuivait.

Les clés de son véhicule étaient restées à l’intérieur de la maison.

Pas question d’y retourner. Pillburg ne ferait qu’une bouchée d’elle s’il avait repris connaissance.

Elle regarda tout autour d’elle. Que faire ? Faire quelque chose, mais vite !

C’est alors qu’elle vit la porte d’entrée de la maison voisine ouverte. C’était celle de Paula Dixon, l’amie et collègue de Betty.

Sans plus réfléchir, elle courut jusqu’à la maison, persuadée de pouvoir appeler la police depuis chez Paula.

Carolyn s’engouffra dans la maison, sans savoir qu’elle pénétrait dans l’antre du diable. Au même moment, Joe Pillburg sortit de chez les Cord avec le revolver, et eut le temps de voir Carolyn entrer chez Paula.

 

A SUIVRE...

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Marie A 21/04/2014 18:34

Si la situation n'était pas si grave, on rirait de cette scène à la *Tom et Jerry*, mais là non, on se dit que l'auteur est vraiment trèèèès doué pour ménager le suspens :-)

Mr. Peyton 21/04/2014 18:38

La situation est grave mais pas désespérée, car pour l'instant tout le monde est encore en vie... pour l'instant j'ai dit ;-)