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L'Univers de Peyton Place - Fanfictions

# 693. Retour au bercail

# 693. Retour au bercail

 

Jack Peyton fit asseoir Maître Hopland devant son bureau en acajou, au Peyton Professional.

Hopland était spécialisé dans les affaires civiles et Jack lui avait demandé de le défendre dans l’affaire Pillburg.

Assis sur son fauteuil, Jack croisa les doigts. « Où en sommes-nous ?

Hopland sortit son dossier. « Pillburg ne trouvera personne pour étayer ses dires. C’est un bon point pour nous.

- Maître, j’aimerais ne pas être obligé d’aller jusqu’à un procès.

- Vous voulez un arrangement ?

Jack en avait par-dessus la tête d’avoir l’épée de la justice constamment sur ses épaules. « Un procès risquerait de faire tâche à l’approche des élections.

Hopland secoua la tête. « Je serais vous, je ne ferais aucune négociation. Le dossier de Pillburg est mince. Si Seth Buswell abonde dans votre sens…

- Il le fera !

- Alors Pillburg est cuit. Il va même se ridiculiser au cours du procès.

- C’est ce qu’il faut lui faire comprendre. Et faire aussi comprendre ça à son avocate. Cette petite arriviste a les dents longues. S’attaquer à moi est une opportunité pour elle.

- Justement, en parlant de l’avocate, je trouve étonnant que Pillburg l’ait choisi, elle.

Jack haussa les épaules. « Il n’y a que deux avocats à Peyton Place. Et mon cousin Steven n’avait sans doute aucune envie de s’occuper de cette affaire.

- Certes, mais il aurait pu chercher quelqu’un d’autre que Mlle Russell, en dehors de Peyton Place.

- Qu’avez-vous contre Carolyn Russell ?

- Moi, rien. Mais il y a une connexion entre elle Pillburg.

- Une connexion ? Quelle connexion ?

Hopland prit une longue inspiration. « Vous m’avez demandé de faire une petite enquête sur Pillburg. Et j’ai découvert quelque chose de très intéressant.

Il s’arrêta un instant. Un effet de manche que Jack détestait. « Et qu’avez-vous trouvé ?

- Que Pillburg a des raisons d’en vouloir à la famille Russell.

Jack fronça les sourcils. « Soyez plus clair.

- Vous souvenez-vous d’une réception organisée à l’occasion des fiançailles de votre cousin Steven avec Betty Anderson ? C’était il y a huit ou neuf ans.

Comment Jack pouvait-il oublier cette réception. Pas un seul habitant de Peyton Place n’avait pu l’effacer de sa mémoire. C’était le jour où on avait découvert le véritable meurtrier de Fred Russell.

- Je m’en souviens, dit Jack. C’était le fameux soir où l’on a découvert le meurtrier de Fred Russell. Un certain Fred Draper était le complice de Marsha Russell. Il avait tout avoué, puis avait sorti une arme et avait abattu un homme, un certain Eric Bullock, avant de se donner la mort.

- C’est exact.

- Et quel rapport avec notre affaire ?

- Joe Pillburg est le cousin de Fred Draper.

 

***

 

Juste après que Paula Dixon eut ouvert la porte et découvert qui se cachait sous la casquette de baseball, son instinct de survie lui murmura à l’oreille de prendre ses jambes à son cou et de courir s’enfermer dans une pièce de la maison.

Et si possible une pièce où il y avait un téléphone.

Mais instinct de survie et panique ne font pas bon ménage. Aussi Paula fit demi-tour, courut dans les escaliers pour se réfugier au premier étage et s’enfermer… dans la salle de bains. Pas vraiment le genre d’endroit où l’on installe un téléphone.

Cal Fullerton courut après elle, mais elle eut le temps de s’enfermer avant qu’il ne puisse entrer dans la pièce carrelée de blanc.

Paniquée, Paula s’assit sur la cuvette des toilettes en tentant de reprendre son souffle.

Elle imaginait déjà Cal en train de défoncer la porte et de l’attraper pour lui retirer son dernier souffle.

Mais au lieu de cela, Cal frappa légèrement à la porte plusieurs fois. « Paula… Ouvre-moi il faut qu’on parle.

Sur sa cuvette, Paula se balançait d’avant en arrière, totalement terrifiée. Elle aurait voulu hurler à Cal de partir, de la laisser tranquille. Mais aucun son ne sortait de sa bouche.

Cal insistait : « Paula. Il faut que je te parle. J’ai plein de choses à te dire… Ma puce…

‘Ma puce’… c’était ainsi qu’il avait l’habitude de l’appeler alors qu’ils étaient mariés.

Les coups se firent plus insistants. La demande de Cal plus pressante. « Ouvre, bon sang !

Soudain, le bruit des cognements à la porte fit place à un silence lourd. On pouvait entendre une mouche voler.

Paula se redressa. Se pouvait-il que Cal soit finalement parti ?

Elle resta assise encore un long moment, hésitant entre rester dans la salle de bains, ou bien aller s’assurer que Cal était bien parti et appeler la police.

Le silence avait quelque chose d’angoissant, comme un oiseau qui suspend son vol.

Finalement, Paula se leva et, très doucement, avança vers la porte.

Un vacarme énorme se répercuta dans les oreilles de Paula. La porte explosa littéralement devant elle et Cal, hurlant de rage, se précipita sur elle. 

 

A SUIVRE...

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Marie A 18/04/2014 21:27

C'est sûr que de nos jours, Paula aurait pu se réfugier dans le pigeonnier, elle aurait eu un moyen d'appeler au secours...
Comme quoi, le téléphone mobile a quand même de bons côtés :-D

Mr. Peyton 19/04/2014 14:33

Oui, et écrire des histoires dont l'action se situe avant l'invention des téléphones mobiles a ses avantages lorsqu'il faut créer ce genre de situation dramatique :-)